‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 91 sur 759 · LETTRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE CINQUIÈME

liblement. Nous ne cessons de nous occuper de nous associer des compagnons , et je crois qu'il n'en manquera palj à mesure que nos affaires prendront plus de consistance et de solidité. Si nous demeurons ici, nous y fonderons plusieurs maisons. Il sera plus aisé de trouver des sujets qui s'associeront à nous pour demeurer en ce pays, que pour aller aux Indes ; mais si nous y allons et si Dieu Notre-Seigneur nous accorde quelques années de vie, nous fonderons, avec le secours de ce même Dieu, quelques-unes de nos maisons parmi les peuples des Indes et d'Ethiopie.

Si le bref qui regarde toute la Compagnie n'est pas encore expédié, occupez-vous cependant, je vous prie, de nous obtenir la fa culte de fonder des maisons de notre Société parmi les infidèles. Que nous demeurions établis ici ou que nous fassions voile pour les Indes, je vous prie, au nom de l'amour et du service de Dieu Notre-Seigneur, de nous écrire la forme et la règle à suivre pour nous agréger des confrères ; faites-le de la manière la plus étendue : n'êtes-vous pas en effet convaincu de la faiblesse de nos talents ? Si vous ne venez à notre secours, notre incapacité dans la conduite des affaires nous expose à laisser perdre les occasions d'accroître et d'étendre le service de Dieu Notre-Seigneur.

Adieu De Lisbonne, le 26 juillet 1540.

Le dernier de vos fils en J. G.

François.

Aa'itrè«>réTérènd Seignetir le D' Az^llcuëte (1), moÀ mettre

en J.-C, h Colmbre.

Très-vénéré Seigneur,

Depuis que je suis en cette ville, j'ai reçu de vous deux lettres remplies de tendresse et de charité. Que J.-G. Notre-

(1) Le D' Martin Azpilcuete, plus connu dans l'école sous le nom de docteur de Navarre, était oncle maternel du saint. Prêtre et chanoine réguliei

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