LIVRE I. — LETTRE SIXIÈME
être arrêté par les intervalles ordinaii^es, à être, dans trois jours de fête, en observant les degrés, élevé canoniquement au sacerdoce, afin qu'il puisse être déjà prêtre avant notre départ p ourles Indes. Il serait nécessaire également de nous obtenir le privilège, communicable à notre choix, pour six clercs, de faire usage du nouveau bréviaire (1). Cette faculté ne serait pas sans valeur pour déterminer certaines personnes à consentir à nous accompagner dans les Indes. Nous vous en conjurons par l'amour deNotre-Seigneur, occupez-vous avec toute la diligence qui est en vous de nous faire parvenir le Bref qui nous envoie dans les Indes, car le temps de mettre à la voile est prochain. Nous avons conçu de grandes espérances touchant les fruits abondants qui doivent résulter de notre voyage.
Faites-nous connaître bientôt, nous vous en prions, ce que nous devons faire à l'égard de ceux qui ont été à Paris pour leurs études, ou qui doivent s'y rendre par la suite. Répondez aussi très- distinctement à ce que nous avons écrit de Strada , et touchant le dessein de fonder un pensionnat pour nos scolastiques dans l'université de Coïmbre ; car pour cette fondation comme pour un grand nombre de saintes œuvres de cette nature, nous trouvons ici les dispositions les plus favorables dans la protection des personnages puissants et dans la générosité des gens riches. Instruisez-nous donc bientôt de vos décisions à cet égard, afin que, d'après vos ordres, nous nous efforcions d'accomplir ce qui paraîtra Le plus avantageux pour le service de Dieu.
Le courrier se plaint du retard et nous enlève le papier des mains. Ce que j'ai écrit doit être pour vous une lettre commune de Maître Simon et de moi ; et sa signature, au nom de tous deux, sera comme le sceau de notre lettre.
Lisbonne, le 12 octobre ISZiO.
Au nom de tous les deux, Maître Slmon.
(1) Bréviaire abrégé par ordre de Paul IV, avant la grande réforme du Bréviaire, qui fut commencée par Pie IV, et achevée par S. Pie V.