‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 99 sur 759 · LIVRE I. — LETTRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE I. — LETTRE HUITIÈME

fils de favorables nouvelles de leur mère. Elle nous a fait connaître l'état florissant et prospère de toute la compagnie , les occupations vertueuses et saintes auxquelles vous vous dévouez tout entiers à Rome , les édifices d'upe double nature, spirituels et matériels, que vous fonde? et achevez en vue de la génération présente et de la postérité, afin que nos contemporains et nos successeurs étant mis en possession des secours nécessaires pour s'employer avec fruit dans la vigne du Seigneur, puissent avancer et conduire à la perfection désirable l'œuvre entreprise à cette heure avec de légitimes espérances de servir d'une manière éclatante la cause de Dieu Notre-Seigneur. Daigne , en effet, Notre-Seigneur nous assister, Lorsque nos corps sont absents d'auprès de vous, mais que nos âmes n'ont jamais été pli^s unies aux vôtres qu'en ce moment même (1), afin que nous VOUS imitions, après que vous nous avez montré la voie pour servir Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Je vous donnerai des nouvelles qui vous seront agréables : le roi, qui approuve singulièrement la forme de notre institut, et à qui l'expérience des fruits spirituels qui sont déjà résultés de nos travaux , a fait présumer pour. l'avenir de nouveaux succès encore plus abondants , si le nombre de nos ouvriers se multiplie , a pris la résolution de fonder un collège , ainsi qu'une résidence de nos Pères , c'est-à-dire de la Compagnie de Jésus. Pour ces fondations, trois des nôtres sont demeurés ici, maître Simon, maître Gonzalve, et un autre prêtre, profondément versé dans le, droit canonique. Un grand nombre d'autres sujets se déclarent chaque jour, et s'offrent pour fah^e partie de la Compagnie.

Ce dessein du roi pour l'érection de ces établissements n'est pas up dessein fugitif et sujet à changement , mais une résolution précise et durable : et depuis quelque temps, chaque fois que nous avons été admis en sa présence , il

(0 I ad Corinth., v, 3.

Page 1