‹ Lettres de Saint-James (volume 2)Chapitre 3 sur 13 · QUINZIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

QUINZIÈME LETTRE

Jusa Miûistres o&t donc ^ par leur faate> sOU plutôt par leur faiblesse déconsidère le Gouveruemeut • en donoaut comme iU Font fait un coup d^épde daos la bcme.

Us ODt occàsioimë ua scandale public>

dont uàe part rejaillit toujours sur ceux qui les dévoilent.

Il a procure h, ses ennemis un prë*texte et une occasion pour rassembler 0t reconnaître leurs forces*

11 leur a donné sur lui l'avantage dW premier succès.

Il a finalement affaibli son propre parti par la perte de ce succès et la division qu'il y a occasionnée.

La situation de l'Angleterre est ainsi bien différente de ce qu'elle était à pareil

( i4J jour Fannëc dernière. L'Alliance politique qui gouverne FEtat venait de remporter sur les ennemis de Tordre sociaL un avantage qu'elle avait dû à son union, comme à sa fermeté'. Elle se croyait elle-même inébranlable alors, et avant que l'année ait etë révolue Je parti vaincu a reparu sur un nouveau terrain , avec des forces accirues par l'espérance que fait naître le succès»

Cette sitvatioa De peut- pas se pro* longer : car les partis sont en présence et les ëvënemens marchent. L'Alliance politique de l'Angleterre est forcée par sa position de chercher de nouvelles forces daiïs dé nouvelles combinaisons, afin de préparer les revers qu'elle vient d'éprouver.

Cette position provient de ce que cette alliance à épuisé tous les résultats que pouvait lui donner la direction poUkique, qu'elle a suivie depuis trente ^ns. Elle ne peut plus rien obtenir de la prolongation de ce système, et ne fait plus aujourd'hui que se heurter le front contre des espérances insolubles et des difficultés insurmontables.

' La marche que M. Pitt avait impTtmife a FEtaty a atteint son terme et retourne en arrière^ tant au-dedans qu'av^dehors de l'Angleterre. Tout ce qu'elle lui avait promis de ces deux parts s'est accompli; et le moment est venu de frayer une autre route à la marché de l'Ëtàl^ a^ij^ d'y retrouver des combinaisons fécoades^ <sn résultats/

Tous les partis semblent être égal^ment^ d^ns cette attente et prévoir un change* ment : car tous sentent que les.choses^ ]fe peuvent ni rester comme elles sont i ni avancer dans la même direetion^ piis^ 9iouvoir avec )es mêmes leviers > parce qu'ils ont pejrdu leurs poiats d'appui. /

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