VINGT-DEU^^IÈME LETTRE
Jlja FFaoce est îd f^retiiiçr^ bQmistô le plus grand d'entre les Èuu où Foù a adopté le système social el politique de la RévcJuûoo. C^est aussi celui où Ton peut apprécier le^mtea^t les chaqces qu'elle doit encore courir..
; Le syslèniie produit par la JEléVolutioii s^y est déjà réalisa ea eatier sq«U la Die* t^are: qui â ipeg^ ce Boyaum^ pendaui quinee* ans. El riens jatf aurait vraisemr l>la)>lemeat éb^n}& ce^ systènàe.^ sî le Gouvernement > ^ar lequel U avait été fondée n'eut pas^ él^e^ une Dictature et par cela ^meme utx Pçmvoir e^pbéaière.
Les xftéfxies motifs ^ en effet ^ et le ca- ?acfeève qui avaient porté le Dictateur du milieu .des soldats sur le trône de la France^ devaient le porter de ce trône
à FEuiptre da mondes mdis-re$paoe «"tdU trop grand et les années trop courtes pour accomplir qe^essein« Les saisons ont fiévoré ses armées avant de l'avoir achevé^ et il est tombé lui-même sous des mon* ceaux de trophées*
CeprodanlE ^ I^ordre- social qu'il avai^ enfanté kii a survécu^ |i>ar€e qu'il n'exi^ fait à peu près rien en France de ce qa'il aurait fallu pour en refaite un autre. Les mœurs et les intérêts delà nation^ froisg^ pendant si long -^ tem^ps^ par l'aDaréhie populaire ^ avaient reproduit cet orâie sous la Dielatu^re et l'avaient rendu codl^ forme à leur é|^at présent. Il perlait le carac^tére du siècle et âiè la Révolulion ; savoir î F^^alité poUtîqiie et sociale. !
Toutefois > comme l'expérienee a démontré en tous ten^ps et en toas Jieux^ qu'aucuol sysltème social oe petit ersistei?
sans avoir à sa iéte une arisioeraiie q^iel-* conque^ ou en d'autre^ t«i^mes fans être régi par les :grand5 intérêts de lasociété'j le système produit par la Rëvolucion fit
ïja*
sortir de son sein les geriaes d'àristocraiie qu^'il contenait. I) rassembla les notabî-^ lités qtïe la gloire > \ès talens , les sciences* et les richesses avaient mis au jour poiir les placer au sommet de TËtaL
La .l^évolution parvenue à ce teraiej cessa d'être alarmante pour les Tronesi yoisîns. ,Lë Pouvoir <f ni dominait en France eïait /au contraire ^ une garantie pour eux, puisqu'iravaitdotopîé'laîRoi volution. Il auroit été leur égide, s'il n'avait pas été léut fléau ; mais *le gtéme dès conquêtes >, dont ce Pouvpit étaie animé lîvmt au sort des arttaesyce^'irrônes et ces Nations; et le désespoir a finupar leur rendifd- des forces qu'ils croyaient avoir pè%*dues. ^ >
L'ordre social de la Révolution^ avait jeté de telles racines en France, qu'il y a été sanctionné par les institutions que Ic^ Mofiafique légitime' lui a données au moment de': son retour; ■ *.
' Mais M ce retour st ramené ; en ; même-' temps sur la scèiier politique les restes de
FArislocratie qui avait été autrefois à la tête de FÉtat. Cette Arîistocratie a p»
croire qu'après être ,tambée av^ \é Trône , elle devait se relever avec IuL Elle demanda a ce Troaç ce qu'il uef pouvoit pillé lui douner^ uue pUc6 à part dans l'État.
: Ainsi > Monsieur y les débats que nou^ voycMis en. France ne se passent qu'entre les ndtabîliléâ modernes et l'ArîstocratiQ passée. Celle-^oi voudrait marcher.par rang d^aneierinelé ; les autres : veulent qu'elle, marche par rang;de taille et recommence son histoire dans. . le; nouveau . syst^met SQciaL
On lui offre ^ sans doute > de Failiuet|,r€( dans ce système^ comme une uot^iliu^j»
car c'en est uùé aussi que d'avoir été ce qu'on n'est plus; maïs elle dédaigne en-; core cette offre et voudrait d'autres at-*.
tributs. Les miceurs du pays y par nU singulier contraste^ favoris^entjes prélear tions de celte classe et l'ascendant. qu'elle exerce sur Id poli tique ^ lui yi^t de celui
(59) (pi^éllé exerce dans fa société. Ses forces numériques seraient insuffisantes^ si elles n'étaient doublées parce j>restige, et par le secours que lui prête le Clergé.
Les choses^ cependant^ n'en continuent p^ moins de se passer d'après l'ordre consacré par les institutions. Elles éprou* vent plus ou todins de résistance et de froiiemebt et par conséqiiént de relardsj* jnais lé Système politique et social s'établit malgré céui qui en voudraient nn autre et Aiêmé avec leur secours. Calr ilss'accoutument à totribattre avec ces armes' et s'apprivoisent avec les formes républicaines du régime représentatif.
Ainsi , Monsieur , lorsque le temps -aura accoutumé les antagonrstèé de tîe^ régime à s'en servir, lorsque ce temps surtout leur en aufa confié le Pouvoir, en qualité Ûé grarids intéressés à îa chose publique et qu'il auta fondu ensemble les notabilités de toute origine pour eji former l'Aristocratie sociale ; les froîésemens politiques cesseront d'eux-mêmes.
( 6x> ) Lés débats se passeront ,. coitfme naguère en Angleterre^ a FiiitérLeur des* insututions ^ au . lieu de venir comn^o^ aujourd'hui du dehors, de qes/ instilu-^ tioxis, > ^
. li s'y formera d. »««.,«, Paru minislériel et une opposition, ^ c'est-a-dire >, q.a'un parti s'atiacl^eça à l'élénient ma*; narchique de la Constitution, et FaulFe à son élément républicain;, mais leurs dé"*^ bats n'ofienserpi^l; pas cette Coiuititution ;,] par ce; la inéme qu'iris a'aucqnt pour, but, que de fa,voriser l'un, ou l'autre des Pou-^ \pirs qu'elle reafei-me. . »
Le régime représentatif cotnporte ce& débatsî ;. et. le Peuple à l'abri des garA^tle^ qu'il Lui donner recueillei^a ses.
moissons sans obstacles sur des champs affranchis^ comme lui-minxe,
Mais.cetjte fusion vaç peut ^'opérer q}x\ l'aide du tqmpa et. c'était peu . connaître, la nature humaine que de croire qu'elle* put s'effectuer par d'autres, voies. On. peut, même k rigueur eu assigner le terme i.
pui^quHl ne peut être moiadre que celui ' qui î^amèDe sur la stènë une génération Boûvellé. C'est-à-dire vingt ans ^ dont six sont déjà écoulés:
Le Monarque a mieux senti cette vé* rite q^a'atUcun de ses Sujets. Il a laissé les deux Partis en présence ^ se bornaot k 'prévenir par ses mesures toute explosion de leur part. Ëvitant dans ce but de laisser prendre Fempire à Fun d'entr'eux ^ en lui 'étant cet empire au moment où Fabus allait en devenir dangereux. Il a gardé ainsi le chemin libre pour le passage de ce teiâps qui doit- débarrasser TËtat de la génération présente^ pour amener celle qae les institutions modernes au-^ ront élevées pour les comprendre et les réaliser. v
La position révolutionnaire de la France
demande ainsi à être vue de sang^-froid.
l\ est difficile d'y parvenir, parce que les
• Partis s'y montrent vivement agiiés. IL
' faut se dire que les débats sont toujours
bruyans , lorsqu'ils se passent au sommet
de la société 9 psrca qmh parole i€$t de
toutes les aripes , çellie qu'on y ipi^^îe
le mieu^i:. Il fftut' juget par lejs faits (iie
rimporCance réelle de ces débats. Or, eus
J{i>ts nous moHtrent que la BevoIutioD$'est
^accamp4ie en France puisqa'dla y a fon<^
.$on système et qu'on n'y e::tist6 e)t ^'y
possède depuis vi^gt ans qu'en vertu de
l'ordre social qu'elle a reprodaît.
Cet ordfç a été ponfiro^e et garanti p^r lies institutions qneie Monarque a donnée ,à r£tat ^ et il ne lès lui a doni%ëe ,qu^ ;parcequ'iil en a reconnu là nécessité. La {Ration 9 dont elles contiennent les garaxi^lies r fourjiiit pour le4r dâEenae plus 4;e la moitié de sa population. Fraction plii^ grande qu'i^Ue nt l'est nulle part. Fraotion intéressée au maintien de l'ordqe .piijvblic ; pûc cela même qu'elle a plus à .'^gner à l'ordre qu'au désordre , ta la'^on des propriétés anciennes et qo^yeUes qu'elle po^ède dans le Boyàume.
Il est donc tout anssi diffictlê de ⅈe I ecdier en France k système poUtique ^et
social de ia Rëmlutioa y vers le rëgime «ntéfie^ur/ qu'il le serait de faire âvaacef ee système Yers y^iiptarchie populaire dons il a fan u tacjt dWorts po«t le feire sortir; Parce que lés mœurs et les intérêts de la généralité 9 de iniêmeque les institutions fixent FEtat social du Royaume au point même où il est arrivé.
La France^ d'après cela ne peut plus être exposée désormais qu'à ces petites réactions politiques , dont le but est de changer les Partis qui manient le Pouvoir.
Sorte de Révolution qui n'effraye plus ceux qui en ont vu d'autres et n'ont rien d'allarmant pour l'Étranger , puisqu'elles n'ont rien de contagieux pour lui.
L'Etat politique de la France ne présente donc plus de dangers de la nature de ceux dont elle a épouvanté le monde ; mais a condition pourtant qu'on lui laisse régler en paix ce qui lui reste à faire pour réaliser les conséquences du système qu^elle a reçu de son Souverain et de sa
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RëvolutiÔD* Si l'on mettait de nouveau ce système entre sou salut bu, sa perte; sa réaètioa pourrait être terrible et per** sonne n'oserait en calculer les suites.
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VîNG'T.TROIStÊMÉ LETTRE.
JLiÀ Ëëvdiùtioh aprè6 avoir été côh^ bentrëe éo France par trente ans de guerre^ ^lent de se porter inopinënlent en Esr pagne; Elle a rompu son bâh et donné la première atteinte, à F Acte fëdëral d^ l'Europèi
La JÉlëvôlution d'Êspàgnë s'est bpërëé Jpat Une conspiration et non comme celle de la France par un mouvement spon*tanë du Peuple. Cette conspiration s'est tramée parmi les Âutoritës civiles et militaires du pays et le Gouvernement abandonne par ses propres agens est tombe sans la moindre rësistance;
On peut en conclure que cette Rëvdlution d ëtë bien moins provoquëe par le besoin de changer Tordre social du pays> que par celui de donner un meilleur sys*
tèue poIitiquB à FÊtat. Le cri du Peuple n'a pas renverse ce Gouvernement^ car ce Peuple n'ëtait froisse ni par le Pacte social ^ ni par le deTaut de place et d'existence : c'est le Gouvernement lui«*même qui a provoque sa chute à force d'inca^ pacité.
' Ses soldats ëtaîent sans armes ^ ses ca*^ Valiers sans chevaux ^ ses flottes sani navires , ses trésors sans argent ^ ses mi* nistères sans Ministres^ ses Provinces ré* voltëes ou affranchies 9 et il essayait de la tyrannie avec un semblable appareîL
Sa chute a deVoilé ce qu^il était. Elle doit apprendre pour la centième fois aux GouvernemeiSs absolus^ qu'ils ne peuvent rester tels, qu'en se montrait capables de soutenir la responsabilité pur blique dont ils sont les seuls dépositaires.
Une grande portion de l'aristocratie de l'Espagne a senti d'elle-même et bien avant le peup\§, le besoin d'avoir un nou^ veau système politique pour échapper
Bta pire des Gouvernemeos ; et pont sau-' ver la dignitë de la nation > en la remets taQt en ligne avec le reste de TËurope*
Cette réhabilitation nationale n^a pas pu se faire de gre à grë^ parce que ceux qui avaient en main le pouvoir ne s^y seraient pas prête > et parce que cett« forme n'aurait pas suffi pour donner au Corps social la commotion dont il avait ' besoin* Il fallait en remuer toute la masse pour la jeter dans la carrière que lui ouvr^^ ia révolution*
Les chefs de la conspiration ont sagef ment cherché la force dont ils avaient liesoin dans Tarm^e plutôt que dans le peuple^ Car il est bien plqs facile de coti* tenir quelques bataillons; plutôt qu'une multitude^ sur laquelle on n'a d'autre pouvoir que celui d'une fragile popularité.
Une haute paie est le terme de Tespoir des soldats* Il est facile de le satisfaire; tandis que l'espoir des peuples peutn'a«^ voir point de bornes. .
Mais par cela même aussi ^ les arméed
ne gardent pas lesi jëvôlutions qu^ctUds ont faites. Elles passent cjans les nations^ parce qu'elles concernent, leurs intérêts* Aussi Ip peuple Espagnol a*t-il déjà embrasse: oeJ le qu'il tient de son armée. H w a 'reçu le mouveiaènt, et s'est dévoilé k lui-méinei La neutioi) vient d'apprendre ce qu'elle éuit et ce qu'elle peut devenir^ Ce tecma qUelqu'il soit^ «ne sera pas siaiis doute atteint de. plein saut^ et ce serait une .grande erreur de croire que tout s'est accompli en Espagne 3 parce qu'on ^y à juré la Constitution. . .1
Se» institutions > bonnes OU mauvaises 1 àtir^^at nécessairenien( contre ellc^ tpuf ceux qu'elles déplacent et tous ceux qu'elles efifraiqnti Cette résistance a été nulle. au premier momentj.par la raison que la ^urr prise en avait dispersé les forces; niais* la ^ comme ailleurs^ elles ne doivent pas tarder, à se rejcfindre pour revenir à l'attaque, du nouveau système pplitique«
Les partisans njodérés de ce système } c'est-à-dire ceux que leurs intérêts et
leur consîderatîoa personnelle rendent timides^ seront à raison d« leur modération même hors d^^tat de lutter contré les réactions de leui:s adversaires ; puisqu'ils n'ont pas seulement pu faire juigec encore les auteurs du massacre de Cadix, lis seront forces d'appeler a leur aide ^ ce que leur parti renferma àe plus vîoknt. Les Qi|iwgft*ieront remplace parles Riego et ceux-ci une fois aux prises avec les ennemis de la révolution, ne lès njéaageront pas.
On doit prévoir qu'il se pàssitra entre eux une suite de réactions , dont nous lie pouvons apprécier la violence ; mais qui peuvent effrayer, en songeant qu^elles doivent se passer chéss un peuplé, ddnt ^histoire n?a guère eu jusqu'ici à signaler que la valeureuse férocité,
Mais ces malheurs même , que fejcagère peut-être, nMntéressent ^as Beaucoup plus FEurope que s'ils se passaieiit ea Afrique, et c^est aussi de là sorte qu'elle les a considérés fusfqu'Icî. ' *
( 70 ) Non -* seulement la position, è^ographique de FËspagne la sépare de tous les Etats civilises ^ si ce n'est de là France» qui n'a plus de contagion à eraindre ; parce qu'elle en a épuisé le venin. Mais le peuple d'Espagne çst inconnu à tous les autres 9 et sa révolution n'est paa de celles qui excitent leur espoir et leur fré-
néste en leur offrant les dépouilles de l'ordre social.
La révolution d'Espagne est plus [to* litique que sooiale; le peuple ne la de* mandait pas. Il en acceptera la part que les instituions lui en donneront» et il n'est ni assea nombreux» ni assez foulé» pour détruire l'ordre social. Cette révolution a produit son effet au dehors» en piquant d'honneur les Portug^ais et les Napolitains » seules nations avec lesquelles l'Espagne eut des rapports ; et on peut laisser ce pays à lui-même» sans qu'il en résulte d'autres conséquences. Mais si on voulait refouler sa révolution par la force » et il en résulteroit vraisemblablement de bien fatales.
( 7» > Il faudrait que les forces do Nord ;
car on ne peut en prendre que la ^ $e
portassent en Espagne au travers dé la France. Puisque des vaisseaux ne suffiraient pas pour y mener les troupes dont on aurait besoin. Quel sort altendroit cette armëe? Elle connait ce sort d'a^ yance et y arriverait résignée^ c^e$uà*dire vaincre.
La pfëseoce de cette armée en --deçà çt au-delà des Pyrénées» pourrait amener dan^ le midi de l'Europe une réaclioa 9ussi funeste au dedans qu'au dehors de cesf Etats. Réaction qu'il faut éviter» pac cela seul^ qu'on ne saurait en nombrer ni. en qualifier les victimes.
Une attaque à main armée contre la révolution d'Espagne serait» dans les circonstances qui l'accompagpent» beaucoup plus qu'impoli tiqfue» elle serait impoS'* sible.
|| M ^ii H i i ii»i|^||^i|w j |ii|ii| y i| i i|ii>i i | M t M t M ^i | |i ^^é^i ;|i i |iiti^ ^
•Ma
yji^ piaurrah plus aisément atteindre V )a révolution de Portugal ; mais il est probable que la peine ^ passerait le profit.
On ne découvre encore dans cette ré-:
Yolucion ni un grand élan public^ ni uq caractère politique bien prononcé. On ne voit jusqu'à présent dans le Portugal qu'uq pauvre pays j> abandonné par son Sonye^ vain a tinê influence étrangère , et qui , fâché de ce dédain^ a vomIu montrer qu^il ne le méritait pas.
Le Portugal a profité du vofsinage de }a révolution d'Espagne popr sëcauer lé {oug de ses protecteurs^ non pour s'unii^ k elle; inais pour y trouver un point; d^a|)pui^ dont il avait en effet besoin.
La révolution de Portugal a pour motif Tiii^tii^ct Sis^cré de la nationalité. Le*
( 73) changenrens politiques^ auxquels elle a donné lien , ëtaieut un mobile nécessaire pour opérer la délivrance du pays; car H ne l'aurait obtenue ni de son Gouvcr-* Hemênt ni de ses institutions.
Liés Portugais datas leur révolution »
n'ont montré aucune animosité contre la dynasti^^ la Religion, lès mceurs^ni contre l'ordre social, Il esta croire ^^ d'après cela qu'ils éprouveront peu de résistances^ soit de la part de la société^ dont ils n'ofiensént ni les opinions ni les intérêts; soit de la part d'un Gouvernement qui a mis l'Océan entre eux et lui.
Le Portugal a plus à craindre des réactions que peuvent y causer les étrangers que des siennes propres. En nommant Tétranger, je ne parle que de l'Angle-»
terre; puisqu'il q'y a qu'elle qui porte intérêt au Portugal ; il n'y a qu'elle aussi qui possède les flottes nécessaires pour y transporter une armée.
Mais cette guerre ne trouverait pas en iVngletçrre le crédit financier dont elle
aurait besoin ; car il serait trop facilie d'en pr<lvoir Tissue. Le Portugal attaque alunirait forcement a l'Espagne^ et cette guerre devenue générale dans la Pénin* suie y y aurait les résultats que je voui ai indiqué dans ma. précédente lettre* : L'Angleterre 9 en revanche ,. aurait toul à gagner a se fairèi médiatrice de la révolution de Portugal. Elle en prévien-i drait les ex^cès en la régulatbant^ et rien ^'empêcherait qu'elle ne conserva avec ce Royaume, sous la nouvelle forme qu'il aurait revêtu , des rapports commerciaux essentiels au^ deiut Etats.
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