‹ Lettres de Saint-James (volume 3)Chapitre 7 sur 14 · SEPTIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LETTRE

Du 22 Novembre.

Je viens de vous exposer. Monsieur, la situation réciproque des deux partis qui se disputent FAngleterre. Je vous ai montre les faits qui ont amené leur animosité , j'ai dénombre les forces raatérielles et politiques dont chacun d'eux pouvait disposer. J'ai indiqué les con* séquences que pouvait avoir leur choc.

Je reviens maintenant k l'examen des questions que j'ai posées , parce que cet examen donnera les moyens que la po-»

litique du Gouvernement va mettre en usage pour prévenir ce choc.

L^aristocratie plébéienne doit -elle

rendce au Peuple le pouvoir populaire que les circonstances lui ont confîéi?

Doit - elle Comprioier par k force la peuple qui demande son abdication ?

Doit-elle rompre la ligue du peuple ç.q o^Yrant de nouveaux champs à son ac-^ tivitë..à ses intérêts et à son imasination? .

Je ne répondrai dans cette lettre çffUk la première de ces questions ?

Cette réponse est dure qt l'hésite a Ta faire. Il .est inutile de rendre auiourd^liui aux prolétaires le pouvoir qui

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ce quMIs possèdent : c^est^.à-dire , leurs

Personnes . leur travail et leurs salaires • f '.,;.(»'i * '.' ' . '«••^' *' ■'«' • vlJî.. . •♦ -.• ^ 1 . !* ^1 if

ëgard.

Ç^.même^ députes pe pourraient ni leur rendre le travail qui leur ipanque :

car ils né peuvent rien sur TËurope qui en refuse leâ produite •. m Te^ faire rea-

trer dans l'avoir^ des propriétés qu'Us ont aliénées ^ sans détruire ce qui constitue ra société humaine.

'Là restitution du pouvoir populaire Au peuple y ou serait sans efficace pour Itiî • ou causerait la subversion totale

3e r Angleterre. Ce moyen doit^être re-^ jeté soit comme inutile , soit comme dangereux.

Mais il est uni autre point de, vue hoiis lequel une réforme parlementaire piôurrait devenir utile à FEtati L'arisibèfràtie anglaise es.t assez, nombireuad

^bi;r. représenter à cjlé seule iinë nation.

!^ést une nation jiMUte^ inafs démocratique y et la force dé son ressort politiqué tient à ce /que cette corpoiatioii rassemble éo èÙe-méme le double caractère de l'arîstocratiè et'cle la démo-^ çratie.

Le corps q^î.là repi^sénTe'âans rÊta|:

pê peut donc avoir aucun danger pour

sa stabilité ,, puisqu i^ hé répr.ésedçe que des intéréb aiistbcratiquésj'cVst-a-dire ,

des intérêts qpl ne demandent que leur conservation. Mais ce corps défend ces intérêts avec les forces et le génie de-* mocratique , parce qu'il est démocratie quement constitué.

Il y a donc un avantage réel pour Ib Gôuv^nementa donner tout son développement au caractère démocratique du pouvoir populaire : car ce pouvoif:

est lié païf ses intérêts acquis de manière fe ce qu'il né peut plus rien-. avoir d<?

dangereux pour lui. Leur alliance est à la vie et à la mort > et dès-ldrs il^jpqp ^ient à tous lesdeux de donner le plb# de ressort possible à ce. pou voir» Car ^ ce ressort sera leur sauve'-gàrde. . j

i. L'Angletecre ne^ doit pas oublier qv»

tous ces mots de majorité de mînorit^;^ de Wighs et de Tbrys , de ministère et •d'oppostttèjti : ne signifient plus rien $ «parce qu'il /se j^ssè quelque chose de plus sérieux dans l'État ; quelque chose qui menade d'eirgloutir du .même coup les majorités et les minorités > les Toryg et les Wighs^ leministère et l'oi^osition.

n faut aborder toutes les questions et mettre à nu toutes les forces , afin d^en connaître la valeur. Tout ce qui existait jadis s'est dëplacë , parce que tout s'est avance par l'effet du temps.

Le Parlement d'aujourd'hui ne condamnerait plus les Stuarts , parce qu'il a d'autres intérêts et d'autres mobiles. Ou peut aussi , sans crainte ^ lui rendre un caractère plus qational en le dëbar<* rassant des dëputës fictifs qui l'en- ' eombrent. Ce bagage ministériel ne sert plus à rien au Gouvernement II rem* placerait les députes des bourgs pourri^ par un ëgal nombre de députa na-^ tionaux ^ ^qu'il n'en aurait pas moins la majorité ; parce que les Radicaux lui eu répondent. * m

L'alliance des trois pouvoirs se ren^ forcerait par ce secours^: »Gâr la çorir testation même lui serait nitile ^ puîsf qu'elle ne peut plus 'avoir pour but que le salut commun du Tr6&e> duPatriciat et des propriétaire' i i /

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