‹ Lettres de Saint Pie VChapitre 22 sur 50 · A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, COME, DUC DE FLORENCE ET DE SIENNE · texte numérisé non relu

A NOTRE CHER FILS, NOBLE HOMME, COME, DUC DE FLORENCE ET DE SIENNE

Cher fils , salut et bénédiction apostolique.

Votre Noblesse nous a félicité , ou plutôt a félicité toute la république chrétienne , dans sa dernière lettre , de la victoire que la miséricorde infinie de Dieu tout-puissant a accordée à notre très cher fils en Jésus-Christ , le roi très chrétien des François. En cela , elle a rempli le devoir d’un prince aussi pieux que plein d’égards envers nous; et nous en rendons à Votre Noblesse le tribut de grâces qu’elle mérite. Par cet acte de félicitation , vous avez non - seulement témoigné votre affection et votre zèle pour nous et pour

1 Édition Goubau , livre 3 , lettre 46 , p. 243. — Sommaire : Saint Pie V rend grâces à Côme , duc de Florence , des félicitations qu'il lui avait pieusement adressées au sujet de la victoire remportée en France sur les hérétiques ; il témoigne combien la joie qu'il en a ressentie a été augmentée par Fidée que’ les secours fournis par le duc avoient eu une part fort considérable à cette victoire.

LETTRES

le Saint-Siège apostolique; mais vous avez aussi sagement démontré de quoi doit , avant toutes choses, se réjouir un prince catholique, jaloux de la gloire de Dieu. La joie que nous avons éprouvée d’une victoire si importante, n’a pas reçu un léger accroissement de celle que vous dites, dans votre lettre, avoir vous-même ressentie. Et c’est pour beaucoup de motifs très légitimes que vous vous êtes réjoui , surtout puisque vous méritiez , par les secours que vous - même aviez envoyés au roi très chrétien , d’avoir une bonne part à sa satisfaction.

Quant à ce qui vous fait attribuer principalement un si grand bienfait à nos prières , vous prouvez par là que vous connoissez à fond quels sont les devoirs de l’emploi dont le Seigneur a daigné nous charger , quoique indigne : nous sommes prêt à soutenir toute espèce de travaux , à affronter quelque péril que ce soit , pour remplir ce devoir, aussi bien que la foiblesse de nos moyens pourra le permettre.

Donné à Saint-Pierre de Rome, sous l’anneau du pêcheur, le 29 octobre 1669, l’an quatrième de notre pontificat.

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