‹ Lettres de Sainte Catherine de Sienne (volume 2)Chapitre 56 sur 160 · Courage donc, mon Fils, puisque ce souvenir est · texte numérisé non relu

Courage donc, mon Fils, puisque ce souvenir est

(1) Ép. aux Gai., vi, 14.

si doux, qu'il dissipe toute amertume et rend la vie aux morts; prenez la sainte Croix dans cette route où rhomme pèlerin et voyageur a besoin de s'appuyer sur ce bâton sacré jusqu'à ce qu'il soit arrivé au but, où l'âme trouvera le repos et la paix dans sa fin. Oh ! combien lui sont douces les fatigues qu'elle a supportées dans ce voyage I Quelle paix , quel repos , quelle douceur reçoit et goûte l'âme, lorsqu'elle trouve au port l'Agneau immolé qu'elle a cherché sur la Croix, et qui s'est fait sa table, sa nourriture, son serviteur! Elle trouve le lit de la divine essence , où elle se repose et où elle dort, parce qu'elle a détruit cette loi perverse qui , pendant son pèlerinage , se révoltait sans cesse contre son Créateur. Que l'âme se réjouisse donc, qu'elle tressaille d'allégresse, qu'elle prenne avec un ardent désir le véritable étendard de la très -sainte Croix, sans aucune crainte de ne pouvoir persévérer dans la vie qu'elle a commencée ; mais qu'elle dise : Par Jésus crucifié , je puis tout porter et tout faire jusqu'à la mort.

4. Vous m'avez écrit, au sujet de la douce Providence, que Dieu se montre dans les petites choses pour vous fortifier et vous encourager à supporter toutes les attaques et à espérer toujours en sa providence. C'est un motif de ne renoncer jamais à votre sainte résolution , quelque chose qu'il arrive. Je crois que si vous ne prenez plus la douce nourriture , il est à craindre que vous n'ayez commis quelque excès. Je ne vous dis rien à ce sujet. Bénissez toute votre famille dans le Christ Jésus. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu Doux Jésus, Jésus amour.

CCLI (243). - A SAISO DE MACO,

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