‹ Lettres de Sainte Catherine de SienneChapitre 19 sur 78 · LXVII. — AUX SEIGNEURS ET DIGNITAIRES · texte numérisé non relu

LXVII. — AUX SEIGNEURS ET DIGNITAIRES

de la vertu, eu nous débarrassant de nos entraves dans la sainte confession. Pour y parvenir, aucune fatigue ne doit nous paraître trop dure et trop pénible. N'est-il pas plus dur et plus pénible de voir notre âme captive ? mieux valent toutes les souffrances du corps.

4. Aussi je vous prie, pour l'amour de Jésus crucifié, qu'aucune fatigue ne vous empêche de venir où vous pourrez être délié. J'ai bien cherché à vous épargner cette peine; mais notre Souverain Pontife, le Pape Urbain VI, m'a dit, lorsque je lui exposai votre affaire, qu'il croyait que vous deviez venir, et qu'il le voulait puisque vous le pouviez, et que la distance n'était pas très grande. Il le désirait, non pas tant pour vous que pour les autres, qui, en voyant que vous ne vous en tiriez pas si facilement, éviteront de se mettre dans la même position. Mais qu'il vienne, a-t-il dit, et je lui accorderai toute sorte de grâces. Je vous dirai maintenant que la Bonté divine ne permet pas que Sa Sainteté soit plus indulgente, afin que vous veniez, et que vous en profitiez de plusieurs manières. En venant, votre âme sera délivrée ; mais peut-être que votre corps sera lié au service de la sainte Église : et ce service est bien agréable à Dieu surtout aujourd'hui, où il est si nécessaire. Je vous prie de ne pas trouver la chose pénible, et de prendre votre parti le plus tôt possible. Pour moi. je ne cesserai pas de frapper à la porte de Sa Sainteté, et de solliciter vivement. Je termine. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Souvenez-vous du sang répandu pour vous avec tant d'amour. Gardez-vous d'assister à l'office et à la messe, afin de

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