II. — SAINTE CATHERINE
ne pas ajouter faute sur faute. Doux Jésus, Jésuî amour.
LXVIIÎ C^12). - A MAITRE ANDRÉ VANNI, peintre,lorsqu'il était capitaine du peuple de Sienne (1).
— Nous ne pouvons conduire les autres, si nous ne savons pas nous conduire nous-mêmes avec justice.
1. Mon très cher Fils dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et Tesclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang avec le désir de vous voir un juste et hon gouverneur, afin que s'accomplissent en vous l'honneur de Dieu et votre désir, car je sais que Dieu vous adonné un bon désir par sa miséricorde. Mais je ne vois pas que nous puissions conduire les autres, si d'abord nous ne nous conduisons pas bien nous-mêmes. Comme ramose conduit, elle conduit les autres. Car on aime le prochain comme on s'aime soi-mémo; et de même que la charité parfaite de Dieu engendre la charité parfaite du prochain, la perfection que l'homme met à se conduire, il la met aussi à conduire les autres.
(1) André Vanni était peintre et disciple de sainte Catliorine. On lui attribue le portrait de notre sainte qui se voit dans la chapelle de l'église Saint-Dominii^ue à Sienne. Il fut nommé capitaine du peuple i)our les mois de septembre et d'octobre 1379. La lettre de sainte Callieriac est donc écrite de Rome, à cette époque.