‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 100 sur 108 · III · texte numérisé non relu

III

il faut retrancher les abus et non abolir les lois.

Mais , dira-t-on » il règne quelques abus dans les céliba-7 Caires même chrétiens , et voulez-vous les laisser subsister? Non, certainement^ et il est toujours à^propos d'abolir ceux qu'il est possible de retrancher. Mais aussi faut-il se con-^ tenter de réformer les abus et non de détruire une loi : mais aussi ne faut-il pas faire connaître que sous prétexte de réformer les abus, l'on désire quelquefois plutôt la destruction d'une loi, que la réformation des abus. Car, affecter de ne jamais présenter les choses que du côté des abus , se plaire à les grossir afm de rendre méprisable ce que l'on n'aime pas, c'est constamment pécher par les principes. 1'

n'est aucune loi» quelque sage qu'elle soit et quelque appro* bation universelle qu'elle puisse avoir ^ dans laquelle, ce-' pendant la corruption du genre huipaia ne trouve le secret d'introduire quelque abus ; et ce serait aisément donner gain de cause à la malice humaine que d'abolir une loi dès qu'on aurait trouvé le moyen d'en abuser ou de la violer. Mais entre autres abus,continuera*t-on^ l'on remarque que plusieurs déshonprent cet état, parce que les uns ont été forcés à l'embrasser> et que plusieurs se repentent de l'avoir choisi.

Page 1