EN SON INSTITUTION
f( Je proteste avant toutes choses que je ne veux pas « nier que les anciens docteurs ne fassent toujours beau- Ci) L. IV| c. ?i» B. 16»
<^ e^up 4%omeur. à TEgUse.. mame, et qtt?ik n^en « piltl^févéremiioiiit ) e^ cm^jç pense ètn «rrbé pour o^.woi^ieaiws. CerPei^WQUcoimDiiftequ^on avait qne <ii8MlPierieeii:^^iefaii^b^ pour
<c lui doBner.crédtt et ^(wiiLéi.et^pwrtaiit le&églisea, « d^0ocideiitl!ontappel[ée)p8r bopueui,, Siège aposto* « liqaô^pai»eqMe^ijtatkla?îlle<eepi(aleder£^ «:. et.^ pour cette ration. il était vraisemblable qa?U c y.aiirail des persiDwiages plos excellents, taïUt en doc- <t triae^^ prudence^ et mieux expérimentés qu^eo « nul autre lien. On avait égard, et à bon droit , de ne <c mépriser point, tant la noblesse de la ville que les n antreidons de Dieu qui étaient là.Tiercement, comme «A ainsi soit que les églises d'^Orientet de Grèce et même n d^Alrique fussent troublées de plusieurs dis^en^ons^ « TËglise romaine a été toujours^ plus paisible de ce <c tempsrlà et moins sujette à émotions ; de là il avenait <f qpie les bons éféques et de saine doctrine étant chassa <c de leurs églises se retiraient comme en un refuge et (f en un port. Car d^autoit que les peuples d^Occident a ne sont pas d^an:e^rit si aigu que les Asiatiques et «c Afneains ^ aussi ils ne sont pas volages et convoiteux fi de nouveauté; cela donc a fort augmenté Tautorité H de TEglise romaine, qu^elle n^a point été en trouble «t durant ce temps-là que les églises se combattaient <i en- semblable 9 mais a conservé plus constamment la M doctrine qu'elle avait une fois reçue, comme il sera K tanitM exposé plus à plein. Pour ces trois causes , <c dis-je , le Siège romain a été en plus singulière véné* c( ration et a été prisé des anciens, n
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Les anciens docteurs n^edssent pas fait toujours grand honneur à PEglise romaine , et n^en eussent point parlé avec tant de respect , s^ib ne rayaient considérée comme vraie Eglise de Jésus^Christ ; et Calvin a beau prétendre que nous testons plus d^état de ses sentiments que de ceux des anciens docteurs ^ et que nous abandonnicms ces grands oracles des premiers siècles du christianbme , pour nous rendre partisans d^un ministre de Genève et nous s^rer avec lui de cette Eglise ^ dont ils ont parlé avec tant de respect : c^est ce que , ni les intérêts de notre salut y ni les lumières de TEvangile , ni même celles de la raison et du sens commun , ne souffirent point.
Saint Pierre , cet apdtre à qui Jésus-Christ a dit : Tu es Pierre^ eisur eeite pierre je bâtirai mon Eglise^ cet auguste plénipotentiaire à qui il a donné les clés du royaume des cieux , ce pasteur de toutes les brebis et de tous les agneaux du Sauveur, est le fondateur de TEglise romaine ; et parce que saint Pierre ^ prince des apôtres, Ta fondée , Rome est appelée , nonseulement par les églises d^Occident , mais encore par celles d^Orient, Siège apostolique par excellence ; il est donc impossible que ceux qui vivent dans la communion de cette Eglise , dans Tunion avec ce siège et dans la f(H de son fondateur, ne soient pas dans la vraie Eglise.
f( Tous les bons évèques et de saine doctrine étant <( chassés de leurs églises se retirèrent à Rome, comme « en uti refuge et en un port. »
Il n^est pas nécessaire que Calvin m^en dise davantage pour me persuader que TEglise romaine est la vraie Eglise de Jéâus^-Christ , et je n^en veux pas reconnaître
dWtre que celle qui a été le refuge des a bons évè- <( ques et de saine doctrine 7» Us Font regardée comme le port assuré du salut : que ceux qui veulent périr et faire naufrage sortent de ce port y qu^ils s^en éloignent pour ne trouyer ailleurs que tempêtes et naufrages , je veux vivre et mourir dans ce port avec a les bons évèt( ques et de saine doctrine. »
UËglise romaine « a conservé plus constamment la « doctrine qu^elle avait re^ue » de saint Pierre, et c^est une des raisons pour lesquelles « le Siège romain a été « en plus grande vénération et a été prisé des anciens. » Ce n^est donc ni à Genève ni à Charenton qu'ail faut chercher la vraie et saine doctrine ; on ne peut la trouver que là où elle a été conservée plus constamment et où on Ta reçue de la bouche de saint Pierre et de saint Paul.
Rien ne nous doit être plus cher que le salut; et alors qu^il s^agit de Tétemité et du chemin qu^il faut tenir pour aller au ciel , ce ne sont pas les nouveaux venus qu'ail faut consulter, mais les anciens docteurs deFEglise, oes bons évèques et de saine doctrine. La vérité a parlé par leur bouche et par leur plume ; puisque leur doctrine était saine , ib sont de grands saints ; puisqu^ik ont été de bons évèques, Calvin est forcé d^avouer que ces bons évèques et de saine doctrine ont eu « en plus singulière vénération et ont plus prisé le Siège romain. » J^embrasse ce siège apostolique ; je veux vivre et mourir dans la profession- de la créance de ce Siège , et je reconnais eelm qui est assis sur ce Siège pour successeur de saint Pierre , pour vicaire général de Jésus-Christ, et pour le chef visible de son Eglise sur la terre.
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LE MÊME