IV
Coup d*œil sur les auteurs et les écrits qui ont sériai à compléter cette édition^
On nous saura gré sans doute de donner ici uûe notice abrégée sur les principaux auteurs qui ont été appelés à compléter cette institution catholique, et un court abrégé de leurs ouvrages.
1 ^ PHititP» Vkîaise , doyen et ancien professeur de théologie dans Tuniversité de Caen , $a patrie , et curé de Saint-Pierre , en la même ville : il était né le 24 décembre 1 689, et mourut le 7 avril 1775, Il fit paraître un zèle égal et contre les erreurs du jansénisme , qui était alors dons sa plus grande effervescence , et pour la conversion des protestants qui semblaient voulonr se rapprocher de TEglise. Son meilleur ouvrage est le livre intitulé : Exposition fidèle et preuves solides de la doctrine catholique , adressées aux protestants; Caen 1770, 4 vol. lii-12« CSet excellent recueil de discus^ons éclai-
îuses nous fournira différents trai-
Xil ATSaTISSEMENT
tés essentiels sxxr la tradition , sor Fhonnear dû anx reliques et aux images , sur les indulgences , etc. Nous avons dû quelquefois retoucher le style généralement négligé , et renvoyer au bas des pages le latin intercalé presque partout dans le texte même.
T M. Brubys , autrefois ministre à Montpellier , et ensuite heureusement converti à la foi de TEglise. Il a composé un grand nombre d'excellents ouvrages sur la défense de la doctrine catholique , entre autres une dissertation intéressante sur la défense du culte extérieur. pour servir d''instruction aux protestants et aux nouveaux convertis; Paris, 1686, 1 vol. in-12. Nous en reproduisons la première partie , en en retranchant ce qui se trouve développé avec plus de force et de talent dans Scheffmacher lui-même.
30 Le R. P. B]ERNâbd Metnier , de la compagnie de Jésus. Il a recueilli dans un petit volume les témoignages de la plupart des auteurs protestants sur la possibilité de se sauver dans TEglise catholique. Ce volume a pour titre : L'Eglise Romaine reconnue toujours des luthériens et des prétendus réformés pour la vraie Eglise de Jésus^Christ , en laquelle chacun peut faire son salut. Ge livre a eu plusieurs éditions; noQs nous sdtnmes servie de la quatrième , im-r
DE l'éditeur, XIU
primée à Paris en 1 680 , en travaillant à rendre le style pins conlant et pins correct.
4** L'abbé Pillon , bachelier et licencié en droit canon. Il a laissé nn petit écrit fort enrienx , intitulé : La Conférence du Diable avec Luther contre le sacrifice de la Messe ^ avec la réfutation d!un écrit fait par M. Ereïter , ministre de M. t ambassadeur de Suède , pour défendre cette conférence. La première édition pamt en 1 673 , Paris , 1 vol. in-1 2 , sans nom d'autenr. Il en publia une seconde en 1680, sans aucun changement important ; seulement il cessa de garder Tanonyme. Les docteurs chargés de Texamen de cet ouvrage en ont fait le plus grand éloge. Il ne faut pas confondre ce petit livre avec im autre écrit sur le même sujet , ayant pour titre : Récit de la conférence du Diable avec Luther^ fait par Luther même^ avec des remarques sur cette conférence^ par Fàbbé de Cordemoi , 1 681 , et qui fut réimprimé à la fin du premier volume des Dissertations sur les apparitions , par Pabbé Lenglet Dufresnoy.
5® M. Tabbé Devuxiers , prêtre et licencié es lois. Il a composé une Apologie du célibat chrétien^ Paris, 1 761 , où il montre par la suite de la tradition l'ancienneté de cet usage , et par la force des raisonnements les avantages qu'il a produits et qu'il doit produire encore
XIX ÂYEaTlSSBMENT
dans ^Eglise ; le mouvement de certains esprits égarés j qui , soit par ineonséqaence , soit psur impiété , osent attaquer journellement cette pratique qui fait la gloire et rindépeu^ance dn sac^oce , nous a détçrmiués 4 en transcrire la plus grande partie.
6<* Deu:s avocats AKOiqrMKS ont fait imprimer à Paris, en 17..., un vol. in^l^ , pour établir les services reudus à 1^ société par les ordres religieux , «t les venger dos objections de Tîncçédu- Uté et dçs insultes du libertinage; Parîs^ i 7f.. Ce traité, bien écrit Qt hiexk pen^é en général^ a cependant un grand défaut; c^est d'^av^ oraiaty sQÎt par une fausse prudence , soit par un certain esprit de pa?ti , de faire n^ention de^ çomraim^^téa persécutées de leur temps, et en psurticulier des jésuites, dontles auteurs ne disent presque pas un seul mot , pas même quand il s^agit de prédication , de littérature et de mission. Les bénédictins sont prinç^alement ceux qu'ils ont pris comme sujets principaux de leurs éloges. Nous avons répfo^ eQ partie ces o^lissions , et corrigé çà et 1^ quelques phrases qui sentaient un peu les erreurs du dernier siècle.
Les notj^ qu'^auraient pu exiger les lacunes du teste deviennent inutiles par ces additions importantes , et le soin apporté à dpnner des expUetfians c^pitinetes et détsallées, n<nis dispen-
DE l'ÉDITBUR. XV
seront d^en ajoater aucune au teinte de Tauteur , que nous laisserons ainsi dans toute son intégrité.
Plan et (Uyi^iQTi de la nowelle édition.
L'ouvrage entier fondera quatre vol, in^S ; chaque volume coptiandra trois Lettre^ dq P . Seheffmacher , lesquelles seront précédées et suivies de trois ou quatre traités aupplénientalre^.
Ainsi, le premier volume ftuçs^ : 1 ^ pour introduction , le Traité du P* Bernard Meynijer^ sur la possibilité du s^lut A^m TEglise romaine ; %^ pour corps priwçip^ de l'ouvrage, lea tr<>îs premières I^ettra^. du savfuit jé^fiit^ sur TEgU^e , sur la règk de foi e^ &ur 1^ priiiiauté dn pape;
3<? pour coiaoliimoR » les preuves d§ l'^tiquité du céUl)at saqerdQ^^l , tH[»ée^ en partie du tr^té
de Tabbé IhviUieirs.
Le second voluïiie eoiitiendrsi ? 1 *^ UU Traité sur la tradition , par M, Vicaise , quré de Ca«^ ; ^ les troig Lettres de Sphe^Tiuacher surla con- £sssion , ^ur le défaut de pouvoir des ministres protestants y et sur Je rououveJlcHpaeut fait par eus de plusieurs anciennes )iérésies ; 3^ l'4^palogie des ordres redigiew» par deux; avqçats anonyme;^.
Le troislèni^ volunoie renfermera : 1 ^ JU Lettre s»r la présence réelle , ajoutée par V éditeur de Rouen; &<^ la Conférence du Diable avec Luther,
XVI AVERTISSEMENT DE l'ÉDITEUR.
par M. Pillon; 3^ les trois Lettres de Scheitmâcher sur le saint sacrifice de la Messe , sur la permanence de la présence réelle de Jésus- Christ dans TEncharistie , et snr la légitimité de la communion sous une seule espèce ; A^ enfin , la Défense du culte extérieur de TEglise catholique, par M. 5ri/ey^, de Montpellier, ancien ministre protestant.
Le quatrième et dernier volume se composera : 1 ^ d'un Traité du culte des reliques , par M* Vicaise^ curé de Caen; 2<> d'un Traité du culte des images , par le même ; 3** des trois dernières Lettres de Schefifmachèr , sur Finvo^ cation des saints , sur le purgatoire et sur la justification ; 4^ une treizième Lettre du même auteur, en réponse aux objections par lesquelles un anonyme avait voulu attaquer ses preuves sur l'invocation des saints ; 5<> enfin , un Traité sur les indulgences , par le même M. Vicaise , curé de Caen.
Ainsi il ne restera rien à désirer ni au fidèle qui désire fortifier sa croyance, ni au protestant qui souhaite trouver la véritable lumière. Fasse le Ciel que , ramenés par ces invincibles raisons , nos fipères égarés reviennent enfin à l'unité dont ils se sont malheureusement séparés , et que bientôt il n'y ait plus dans l'Europe pacifiée qu'i/72 seul troupeau , et un seul pasteur.
UÉGLISE ROMAINE
fiEGONNlJE TOUJOURS