DANS SON PREPARATIF POUR LE CONCILE DE TRENTE
a Nous confessons ingénument que les anciens Pères <c de FEglise ont reconnu la primauté de TEglise ro- (c maine, comme étant celle qui a la chaire de saint « Pierrci et dont les évëques, presque tous, ont été re- <( gardés comme successeurs de saint Pierre, »
Quand Jésus-Œrist donna à ses agneaux et à ses brebis saint Pierre pour pasteur, pouvait-on douter que ces brebis et ces agneaux ne pussent faire leur salut , recon« naissant cet apôtre pour leur pasteur ? et ceux qui ne veulent pas le reconnaître pour tel , peuvent-ils se vanter d^ëtre des agneaux et des brebis de Jésus-Christ, ou espérer d^être sauvés, n^étànt point et ne voulant pas être sous la conduite du pasteur que Jésus-Chri$t a donné ?
Le» anciens Pères ont été convaincus de la primauté de TEglise romaine y ont fait leur salut et sont devenus de grands Saints en reconnaissant cette primauté. Ils ont cru que pour être véritablement chrétiens et catholiques , il fallait vivre et mourir dans la communion de cette Eglise qui a la chaire de saint Pierre , et avoir la même créance et la même foi qu^elle : car , être de la communion de Rome , c'est faire profession de ta créance
ROMAINE. Tf
dont r^^ue et ^Eglise de Rome Toot profession. Or, les prétendus réformés sont d'accord qu'on peut faire son salut en mwcfaant snr les traces des anciens Pères , en étant de fEglise de laquelle ils étaient , et en partageant leur créance et leur foi. II n'est donc pas surprenant si, quelque ennemis qu'ils soient de l'Eglise romaine et quelque guerre qVils lui aient déclarée , ils soient contraints d'avouer que l'on y peut faire son salut.
GUILLAUME VUITAKER,
DE l'autorité de l'Écriture (1).
u Si quelqu^un sait bien le Symbole , cette foi lui « suffit pour le salut; qui ne roit que le Symbole est. « l'abrégé de l'Ecriture ? »
Or, tous les ministres et tous les autres prolestants dont nous avons déjà rapporté les sentiiaents, sont d^accord que I^glise romaine a retenu le Symbole des apôtres, fait profession de croire tont ce q;ui y est contenu , et coodunne d'hérésie tout ce qui est contraire au Symbole^
LE MÊME
BN SES CONTROVERSES (2). I^H
N Le temple dans lequel l'Anlechrist , c'est-à-dire- » le pape, est assis, est un tcmpie vivant, b&ti de pierrCfr J a vivantes , eomme sont les fidèles et les él
■ (î; Conlr,
Pour être sauvé il ne faut qu^ètre fidèle, élu, et pierrd vivante du temple vivant. Or, Vuitaker^ dont le nom est si célèbre dans les écoles protestantes d^Angleterre, soutient qu^on peut être tout cela dans TEglise qui re-> connaît le pape pour son chef visible.