MINISTRE DE ROUGY : DE LA PRIMAUTE EN L^EGLISE
<c Je traite des privilèges et des anciens évëques de <c Jérusalem , Alexandrie , Antioche , Césarée j de Cacr jmdoce^ Carthage, etc. En espérance qu^après avoir « vu avec combien de vérité et de liberté Tancienne tf Eglise a disposé la forme de son gouvernement , sui- ^ vaut les coutumes des régions y et la condition des « temps ; ceux dVntre les chrétiens qui peuvent avoir tx du débat sur ces choses , se souviennent qu^elles sont 'c accessoires à la religion , et non la religion même : « et ^ue Ton peut être vrai chrétien , sans être assujetti a à quelques règlements que quelques vrais chrétiens « ont établis p même de temps immémorial , ni désirer (c ^ toutes les parties du monde chrétien soient réce glées par une même conduite , et contraintes les unes (c par les autres à se d^artir de celles qu'elles suivent ^ (c on par nécessité, ou par accoutumance à Tordm <c qu^eUes ont une fois établi.
Blpndel ne cède point à Somaise , et Ton est d^accord avec les calvinistes , qu^aucun ministre n'a plus lu que lui , ni eu une phis grande intelligence de THistoire Ecclésiastique. Le livre de la Primauté en TEglise est son cheMVuvre ; mais les maximes qu*^il avance dans les paroles delà préface xjue nous venons de rapporter , font assez voir qtf il y suppose comme une vérité incontes-
(1) En la Prélace.
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table , que l'Eglise romaine a toujours été et est encore véritable Eglise de Jésus-Christ j et que chacun y peut faire son salut.
En effet , il soutient , et c^est le dessein de son livre, et la maxime qu^il prétend établir , que dans TEglise (c la forme du gouvernement est une chose accessoire (c à la religion , et non la religion même. » On peut done faire son salut dans l^glise romaine , dont le gouvernement est monarchique , et qui reconnaît la souveraineté spirituelle du pape.
<c Que Ton peut être vrai chrétien sans être assujetti a à quelques règlements que quelques vrais chrétiens ont ce établis. » Il n^est donc pas nécessaire pour être sauvé, de faire profession , ni de la religion prétendue réformée 9 ni de la luthérienne. Et tous les protestants ont beau se dire vrais chrétiens , Pont peut sans perdre la qualité de fidèle se moquer de leur prétendue réforme , de tous les règlements qu^ellea faits , de leur gouvernement aristocratique , de leur consistoire , de leurs colloques et de leurs synodes provinciaux et nationaux , de leur discipline , de leur chant des psaumes , et enfin , faire abjuration de leur créance , et se séparer d'eux.
Qu^il ne faut pas « désirer que toutes les parties du « monde chrétien soient réglées par une même coni( duite, et contraintes les unes par les autres à se dé- <c partir de celles qu^elles suivent, ou par nécessité, ou par <c accoutumance à Tordre qu^elles ont une fois établi. » Et par conséquent que Tordre soit conforme à TEvan-^ gile et à Pinstitution de Jésus-Christ , qui a mis dans son Eglise un pasteur chargé de la conduite de toutes
tes brebis et de tous ses agneam. Cest assez, dit Blondel ^ quMl ait été établi ime fois. La nécessité et la eoutunie Fautorisent. Peyt-on douter qu^un ministre qui établit ces maximes ne soit convaincu que le gouvernement de TEglise romaine est bon , et que ceux qui reconnaissent un pasteur universel ^ sont dans la vole de sàlut ?
Mais il ne faut pas se contenter de cette déclaration de Blondel dans des principes génértiux ^ d^où par une conséquence nécessaire , on doit inférer quMl a cru possible de parvenir au salut , en faisant profession de la créance de TEglise romaine. Voyons sHl a parlé plus ou-* vertement en faveur de cette Eglise , que nous croyons Hve seule la vraie Eglise de Jésus-Christ.
LÉ MÊME