‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 32 sur 108 · CONTRE SUAREZ · texte numérisé non relu

CONTRE SUAREZ

c( Je traite dans le livre septième, ch. iv , des mar^r <c ques de la vraie Eglise , et comment celle qui est a véritablemept catholique , peut être visiblement disi( tinguée de celle qui ne Test pas ; maintenant cVst c( assez de dire que cette Eglise qui fait profession de « la vraie et entière foi de Christ , sous les vrais sa- <c crements institués proprement par Jésus-Christ , et ce à qui il ne manqua rien de cette foi , est vraie Egh'se <( catholique visible; et par conséquent je tiens ^ ainsi (c que je Tai dit souvent , que FEglise romaine est avec c( celles qui la suivent vraie Eglise de Christ. »

Marc-Antoine de Dominis ne s^est pas contenté dV vouer que TEglise romaine est vraie Eglise de Jésus- Christ ; il donne encore la raison de cet aveu , et soutient qu^ayant retenu tous les articles de foi , dont la créance est nécessaire au salut , n^en ayant retranché ni rejeté aucun , et ses ennemis pèmes lui reprochant seulement d^en avoir ajouté qui ne sont pas nécessaires, Ton ne peut pas lui contester cette qualité dans^ le même ouvrage , ch. i. Voici son raisonnement et ses paroles :

« Les Eglises qui sont sous le pape et les réformées « conviennent autant que je puis voir , en cette foi qui « est la vraie , entière sans défaut et sans mutation.. « En cette vraie foi catholique des choses qu^il faut « croire, et qtfil faut nécessairement faire pour être

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<< sami. Mais il y a entr^elles cette différence , que « les premiers ont tnèlé parmi la foi plusieurs choses « qu^on ne doit pas croire , et i celles qu^il faut faire , " en ont ajouté plusicors qui sont superstitieuses. Et a les antres ont retranché tout cela , un corps stin , » et un corps malade de Gëvre , conTiennent es choses a essentielles requises pour la constitution de Tanîmal , « et en ce qui est des membres organisés, de la chaleur a naturelle , des humeurs , des esprits , etc. Mais ce « corps malade , outre la chaleur naturelle qui est la a forme de la vie , s''est attiré une chaleur étrangère « ennemie de la vie et de la santé. Celui donc qui est « en santé convient avec le malade , en tant que le ma- H tade est homme ; mais en cette qualité de chargé de o mauvaises humeurs , et d^une intempérie superflue , « il ne lui est pas semblable. Les églises réformées font encore es points fondamentaux , et es autres dogmes « du christianisme clairs et suffisamment proposés , une <f même église avec la romaine ; et l'on ne peut dire - « qu''en cela elles se soient séparées , mais lui adhérent « et à tout le reste de VEglise catholique ; mais la ro- » Diaîne étant allée au-delà des bornes, et même s'étant « jetée dans des bourbiers et dans des chemins écartés ; « Ëst-il de merveille si tes réformés n^ Tont point avec H elle, mais s'arrêtent et demeurent dans les bornes « <pie Jésus-Girist notre guide nous a marquées. »

Par l'aveu donc de Marc-Antoine de Dominis, l'Eglil rora^e est vraie E^ise cle Jésus-Christ , et un eatlifl^l lique a la consolation d'etie par la grâce de Dieu dm une religion k laquelle ses ennemis mêmes . et ceui 1

voudraient la détruire , donnent la louange d^avoir re-r. tenu tout ce qu^ est nécessaire au, salut. Mais il n^ea est pas de même des églises protesitantes. i il n,Y a point de catholique qui ne les regarde comme des Eglises^ schîsmatiques et hérétiquies , où il est impo^siblp dq pouvoir faire son salut,

Au reste , ce n'est pas sans desseia que j^ai rapport^ ce que Dominis a dit à la louange de TEglise romaine :l c^est à mon avis un des plus grands ennemis qu^elle ait jamais eu , et ses dix livres de la. République Ecclésias^ tique ont été toujours et sont encore copame le grand arsenal i oa la bibliothèque générale des calvinistes. * Cest là où. leurs ministres et leurs dqcteurs vont prendre des armes pour combattre les vérités et les mystères de la religion, catholique. Les calvinistes même secrets , je veux dire certains esprits de ce temps,, qui o^ont rien de catholique que les apparences , n^ont point de plus grand oracle que cet archevêque apostat^

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