‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 39 sur 108 · DE L^EGLISE. LIV. III , CH. XLVI · texte numérisé non relu

DE L^EGLISE. LIV. III , CH. XLVI

« Nous ne doutons point que cette Eglise en laquelle

« le pontife romain s^est élevé avec une superbe plus

« grande que celle de Lucifer^^^n^ait été néanmoins véri-

« table Eglise , attendu qu^elIe a retenu la vérité de la

« foi chrétienne, par laquelle chacun peut être sauvé/

« et que par la prédication de cette foi , elle a retiré

« plusieurs de Terreur. »

BâSO ,

dans les quatre sebhohs, et detjx questions disputées au clkkgéi serh. iii.

« Je B*ose pas nier que les romlmbtes ne soient

■ chrétiras i attendu que ceux qut parmi nous sont les

■ plus savuits , reconnaissent que l'Erse romaine est t une partie de TEglise de Dieu , et un membre f isible t de l'Eglise de CSirist. >

BUNilJS ,

EMSONTRAITJÉ DE PACIFICATION. SEcf. XVltl.

■ Nul parti ne doit rtgeter Tautre comme n''^Unt pas

< de l'Eglise de Dieu ni nous ne faisons point

« une Eglise différente de la leur, ni eux une Eglise

< différente dé la ôôtre. >

Ce calviniste nous voudrait faire accroire que les ùin' crples de la religion catholique, apostolique et romaine, et les sectateurs de la religion prétendue réformée , sont d'une même religion, et que tes uns et les autres composent la véritable Eglise de Jésus-Christ; mais nVstce pas là une Traie chimère ? Comment supposer une Eglise cotnposée d'un corps qui n'a qu'une télé , comme l'Eglise rtfmiine qui reconnaît un seul chef visible et spirituel dans la personne du pape, et d'un c'^»î>s qui a autant de tète» que de ministres, comm'; I': jri,

tendue réformée , qui de Inégalité des ministres a fait ua article de sa confession de fo!.

Les catholiques croient que les prétendus réformés dtaàttfâ^séhismâtrquésetdésbé^^^ soiil dans la

voie de perdition et d^' la' réprobation, s^ilis meurent dans la religion à laquelle ils appartiennent ; les calvinistes, au contraire , soutiennent qu^H^ ne sont ni scfaismà tiques^ ni hérétiqiies , ni engagés dans la voie de la perdiâm^ ni exposés à ]x réprobation, s?ils metiiteut ^dabs'h'prbf^ssioa'de leur'rêttgionl' Jjûh égltse composée de personnes d^une créance si dlITérenté, h^est-elle pas une -chimère ? Aussi si j^ai rapporté les paroles de cet auteur, e^est uniquement pour faire voir que tout calviniste qu^il était , il a été contraint d^avouer que ceux de son parti ne peuvent nous accuser d^étre hors de la véritable Eglise de Jésus-Christ.

JEAN CROCIUS ,

DANS l\nTI-BECAN. CONTROV. XII, SECT. 5.

« Le véritable sacerdoce demeure en TEglise du

« pape après il est certain que les ordres sont

« conférés en TEglise romaine ; Luther a été ordonné « en TEglise romaine ; pareillement Zuingle , Bucer « et les autres. »

Reconnaître et confesser de bonne foi que le véritable sacerdoce est demeuré dans TEglise romaine, et que les ordres sacrés y sont conférés, c'est non-seulement dire que TEglise romaine est yéritable Église

nOMAINÊ. Ifll

Oc Jésus-Christ f mais CDcore donner une, preuve convaincanle de cette grande vérité, qu^il n'y a point sur la terre diantre Eglise de Jésus-Christ, que la catholique , apostolique et romaine; et que tous ceux qui sont hors de celte Eglise sont hors de TEglise instituée par Jésus-Christ, et par conséquent hors de la voie du salut.

Avant le mystère de rincarnatton , la synagogue était la véritable Eglise de Dieu , et la religion des Juifs , la senle véritable religion divine , parce qu'elle seule avait < le véritable sacerdoce, » le sacerdoce institué du Dieu -y mais après le mystère de notre Rédemption , cette religion cessa d^CIre divine , et la synagogue pcrdit le caractère de véritable Eglise , d'Eglise divhic , vit l'on put faire son salut, parce que o le véritable •X sacerdoce » avait été transporté dans la nouvelle loi , et dans la nouvelle religion que Jésus-Ciirist , prêtre étemel selon l'ordre de Melchisédech , avait instituée. C'est le raisonnement de saint Paul en l'épllrc aux Hébreux, et l'argument par lequel il leur prouve que la religion chrétienne est seule la véritable religion divine, seule la véritable loi (1). Puis donc que « le ■ véritable sacerdoce ■ est, de l'aveu même de nos adversaires , dans l'Eglise romaine , la véritable loi de grfkce, la véritable religion <le Jésus-Christ , ne sauraient manquer d'y être également.

Les Jui& après l'Ascension de Jésus-Cbrist;^ etU que saint Paul lenr écrivait, avaient dea prètrèff

(1) Translaio lïnlin SacErdotio ncceuc cal ni cl Icgii Irnn«lDll^||;it

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souverain pontife et des sacriGces ; mais ils n^avaient pas pour eela te véritable sacerdoce ; celui que leurs prêtres et leurs pontifes exerçaient , était un ïaux sacerdoce ; ils étaient eux-mêmes de faux prêtres et de faux pontifes. Dans la religion protestante, il n'y a point de sacrifice ni de sacrificateur , jl nV a point done ni sacerdoce ni pontificat ; car le sacerdoce ou pontificat , et le pouvoir de sacrifier, sont deux choses inséparables dans la doctrine de saint Paul (i).

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