M. MORIN
MINISTRE A CAEN, AU PRÊCHE Qu'iL FIT A SAINT-LÔ ^ LE DIMANCHE MATIN 21 SEPTEMBRE 1679, LE SY- ^NODE PROVINCIAL DES PRETENDUS REFORMES DB NORMANDIE Y ETANT ALORS ASSEMBLE.
« Messieurs de la communion de Rome croient les « articles fondamentaux de la foi. »
Cette proposition et cette louange donnée à tous les membres de la communion de Rome , ne doit pas être
ROHAinE: te.T
■eoiuidà-ée comme le sentiment particnliAr d'un ministre , mais comme l'aveu de tout le synode provineial de MormiDdie.
Car elle Ait avancée etprëehëe publiquement par un ministre député du consistoire de Caen au synode , en présence de tousles ministres ; et aucun des anciens qui 1« coDuqmsaieat , aucun des assistants qui étaient, alors. dans le temple en très grand nombre, etqui l'entendirent, n''en furent choqués, et-oe crurent devoir donner des marques de désapprobation. Son prêche au contraire fiitteué^iar tous ses auditeurs, ainsi elledoil passer peur un aveu des églises prétendues réformée» de Normandie , assemblées en synode provincial ^ SainL-Ld. .
M. BËNAGE,
MffllSTRE A RODE» , AU PEÉCME Qu'iL FIT A SAINT-LÔ , APItèà CELUI DE H. MORIN , EN PRÉSERQE DU XtUE. irHODB.
*> Ulncarnation du Verbe et toute l'-économie dé sa-
* conduite, est ce grand mystère de piété dont parle « l'Apôtre à la première Epilre h Tiraothée , cb. in ,
< et dont la croyance foit le salut des fidëlM. MoMieurs 0 de la communion' de Home ont part à ce bonhear-
* aussi bien que nous , parce qu^ils croient ce my^T
* tère de salut que Jésus-Christ est venu annoncer d«^. ■ SOS la terre , et qu?ils rei;oivcnt aussi biénque noii-
* tout ce qui nous est enseigné dans le Symbolfl (V-
< Apôtres. Il est vrai qu'ils ajoutent pliisi^firs .irtiiijv
t66 l'bolisb
c qui ne font paa contenus dans le Symbole , comme
c PiuMMiettr et tociil te qu^ib rendent à ta sain te Vierge,
< les images qu^ils mettent dans leurs temples, Hofo^^
< cation des saints, et la transsubstantiation. J^avoue « (pie tout cela n^est point contraire à l'Ecriture, m«ia
< les conséquences en sont périlleuses,
< La Torsion de la Bible dont on se sert dans PEglise
< romaine est la plus authentique de toutes ; il y t « plus de treize cents ans qu^clle arait autorité Auis « l'Eglise. 1
M. Benage s'est déclaré en iif eur de PEglise romaine plus ouvertement encore que M. Morin : car il ne s^eet pas contenté de dire que les membres de la commis nion de Rome croient tous les articles fondamentaux de la foi , et tous les articles du Symbole des Apôtres; mais il confesse encore que notre croyance sur Thon— neur dû à la sainte Vierge , sur les images , sur Tinvocation des saints et sur la transsubstantiation , n^est point contraire à nBcriture. Nous avons donc l'avantage et la satisfaction intérieure de pouvoir nous flatter que notre doctrine , de Taveu même de ceux qui la rejet-* tent| et qui Tattaqiient en lenrs prêches et dans leurs écrits , n'a rien de contraire à l^riture.
Nous avons Mssi la 'eonsotalion de penser que la Bible mise eirtre nos mains par l'Eglise romaine , et appelée or^nairement h Vnigate , est la plus autben^ tique de toutes; celle dent toute l^lise se servait il y a plus de treiie cents ans , c'est-à-dire sept ou huit siècles avant qu'il y cM ni rdigien protestante , ni religion prétendue réformée .
ROHÂIlfB. t6T
ftfeox de M.. Benâge mA été appr^vés ptr le syn^dû , à qui et ptr ordre duquel ii prècKaU , aussi bien que eelui de M. Moriu. Cest M. de Launay Huë ^ ehanoifte de Téglise cathédrale de Bayeux , qui dans sa relation, datée du 17 septembre 1C79, nous a conservé la connaissance des détails de ce synode. Rica n'a enoore paru contre ce rânt authentique, d'oà il résulta que ces deux Mesaienrs ont de bonne foi , et bardiment prêché , en face de tout le synode j des vérités dont les autres ministres , encore qu^ils en soient convaincus , n^osent faire profession en chaire , de crainte que leurs auditeurs en les entendaut, n^ouvrent les yeux, ne raisoDoeat comme Heari--le-Grand , et ne prennent le parti que ce sage prince jugea nécessaire de pf eudre quand il s^agit du sakt et de Péternité.