‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 45 sur 108 · PREMIERE PROPOSITION · texte numérisé non relu

PREMIERE PROPOSITION

c'est a uns église visible que j. g. â fait ses

promesses.

Je dis donc , premièrement : Cest à TEglise , telle que je Tai représentée , à une Eglise visible par la continuité da peuple , la suite des pasteurs , et les fonctions extérieures du ministère sacré 9 que Jésus - Christ a fait ses promesses. Voulez-vous , Monsieur , vous en convaincre ? lisez ce qui précède et ce qui suit ces promesses adressées par Jésus-Christ à son Eglise , et vous reconnaîtrez que de prétendre attacher une autre idée à TEglise dont le Sauveur parle , c'est vouloir se jouer de TEcriture, pour se livrer sans réserve à des imaginations bizarres et sans fondements.

Prenez la peine , Monsieur , d'examiner cet oracle de Jésus-Christ, au Chap. xvi de saint Matthieu , i^. 1 8 : Fous êtes Pierre , dit le Sauveur , et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise^ et les partes de t Enfer ne prévaudront pas contre eue. Et vous remarquerez, s'il vous plait, qu'incontinent après ces paroles , il ajoute en parlant à Pierre ^ ir. \9 \ Je vous donnerai les Clés du royaume des deux ; tout ce que vous lierez sur la terre , sera lié dans le ciel; tout ce que vous délierez sur la terre , sera aussi délié dan^ le ciel. N'est-ce pas là , Monsieur , une

t86 PREMIÈRE LETTRE

Eglise OÙ U y a des pasteurs et des ouailles, ^ oti Ton absout et oii Ton condampe , où on, lie les pécheurs obstinés , et où on délie les. pécheurs contrits , et par conséquent , où le ministère s^exerce visiblemei^t ? Mais Texercice visible du ministère n^était-il que pour les temps^ de Pierre ? Ne devait^il pas passer aux siècles, futurs , et se continuer par les successeurs de cet Ap6tre ? Il s^agit donc ici dWe société visible et continûment successive , et c^est à une telle Eglise qu^il a été promis que les portes de Fenfer ne prévaudraient pas contre elle.

Examinons cette autre promesse du Sauveur au Chap. xxvm de saiid; Matthieu, ir, 20 : Je serai ai^ec vous tous les jours jusqiCà la consommation des siècles , et observez, s'il vous. plait , Monsieur , que ces paroles ne fcirent dites ;iux Apôtres qu'après Tordre qu'ils reçurent dédier prêcher par toute la terre , et de baptiser tous les peuples^ Allez , enseignez tous les peuples , et baptisez-les au Nom du Père , et du Fils , et du Saint-Esprit , et je serai ai^ec vous tous les jours jusqu^à la consommation des, siè* clés; n'est-ce pas comme si le Sauveur eût dit : Allez prêcher, je serai avec vous lorsque vous prêcherez. Allez baptiser ^ je serai avec vous lorsque vous baptiserez? Qui ne comprend ici une Eglise visible par la i»*édication de l'Evangile , et par Tadministration des Sacrements ; une Eglise qui doit s'étendre par toute la terre , puisqu'il s'agit d'enseigner et de baptiser tous les peuples. Et lorsque le Sauveur ajoute : tous (es jours , qui ne voit que la promesse ne se fait

SUR L£GUSE« IS^-

point aux seuls Apôtres , qui devaient mourir comme les autres honmies , mais aussi à leurs successeurs , dont la suite ne doit finir qu^avec le monde , et que Jésus - Christ promet de ne jamais abandonner?

Quoi de plus fort que les paroles de saint Paul, pour confirmer Tidée que tout catholique se forme de TEglise, en réunissant sa perpétuité avec sa visibilité 7 Cet Apôtre ne la nomme-t*il pas au Chap. m , de la {première à Timothée, î^* 1 3 : /a colonne est le soutien de la vérité ? Mais de qu^elle Eglise parle-t41 en cet endroit ? Est-ce dHine société de gens épars , inconnus les ims aux autres , unis par les seuls liens d'une foi intérieure dont ils ne donnent aucun témoin gnage au dehors ? Ne parle-t-il pas de la maison de Dieu parfaitement disposée dans toutes ses parties ? D^une société visible , gouvernée par les évéques et les diacres , dont il a soin de marquer jusqu^aux moindres devoirs ? Et le même Apôtre ne nous assure-t-il pas au Ch. iv, de TEpltre aux E^hésiens j ir. n ^ qu'il y aura toujours des pasteurs et des docteurs pour accomplir le ministère , et édifier le Corps de JesuS'Christ , qui est t Eglise , jusqu^a ce que nous soyons tous pan^enus à Punité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu^ qui nous sera manifesté dans tout Téclat de sa gloire, au jour de son second avènement ?

Réfléchissez « Monsieur , sur tous les endroits où il est parlé de la durée de TEglise. Vous la verrez toujours cette durée liée avec un état de visibilité I comme si le Saint-Esprit eût pris à

lâche de prévenir les chicanes des esprits itido^ ciles, ennemis de la dépendance, qui vondraîent 8e préparer des défaites pour s^exempter de sabir le joug de Tautorité.

Que si 9 nonobstant tout ce que je viens de vous dire , il vous restait encore quelque complaisance pour le fantôme d^une Eglise invisible, artificieusement imaginée pour éluder les pro-, messes de Jésus-Christ, alors je vous demanderais comment dans ces temps nébuleux d^one Eglise éclipsée , il eût fallu s'y prendre pour satisfaire au précepte de Jésus-Christ qui nous renvoie à TEglise (1 ) pour y porter nos plaintes, écouter ses arrêts , nous rendre dociles à ses, décisions ? je vous demanderais à qui ont dû s'adresser les Idolâtres , les Mahométans et les Juifs, pour embrasser une foi pure et orthodoxe^ et entrer dans la vraie voie du salut? je vous demanderais de qui les âmes privilégiées composant cette Eglise invisible , auraient reçu la dispense de professer ouvertement leur foi , malgré la loi si générale que le Sauveur a faite à tons les chrétiens de le confesser devant les hommes, sous peine d'être renonces devant son Père (2) , et la déclaration si formelle de TApôtre qui proclame la nécessité de confesser la foi de bouche pour obtenir le salut (3) ? De plus , me serait-il permis de savoir si ces puristes fidèles , exempts de la contagion commune , ont communiqué dans Pusage des choses saintes avec la troupe livrée à l'erreur et à ^'idolâtrie ? S'ils l'ont fait ,

(I) Maiih. XVni, 17. —(2) Mallli. X^ 32. — (3) Rom. X , 10,

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comment ne se sont-ils pas rendus coupables de la même prévarication ? Et s^îls ont évité de participer aux mystères de là multitude profane et égarée , comment ne se sont-ils pas fait remarquer? comment ne se trouve-t-il aucun historien qui ait pris soin de nous en instruire ? Enfin , pourriesB-vous me dire de quel usage ou de quelle ressourse eussent été les concUes généraux , pour réprimer les hérésies qui sont venues à s^élever depuis la naissance du christianisme? Si ce n^est point à une Eglise visible qu^ont été faites les promesses de Jésus-Christ , voilà donc toutes les décisions de ces arbustes assemblées sujettes à révision , comme émanées d^on tribunal qui n^a pas une autorité capable de nous rassurer. Voilà tous les hérétiques des temps passés , Ariens , Macédoniens ^ Nestoriens , Eutichiens , Pélagiens et autres , tirés d'embarras et mis fort au large ; vous leur ouvrez une belle porte ; ils n^ont qu'à rentrer dans une église invisible , qu'ils se formeront aussi aisément et avec autant de droit que vous , pour se mettre à couvert de tous les anathèmes de l'Eglise visiblement assemblée dans les conciles . Avouez , Monsieur , que toutes ces questions ne seraient pas peu embarrassantes , et qu'on chercherait en vain de quoi y faire de bonnes ï^éponses ; et convenez en même temps qtie de tous les auteurs protestants , il n'y en a point qui se soit expliqué plus sensément sur la matière dont il s'agit , que le célèbre Mélancton , Fauteur de votre confession d'Ausbourg , et celui qui j après Luther , a eu le plus de part ù

^dO PREMIERE LETTRÉ

votre réforme prétendue. Voici ses paroles , qiië je vous ferai voir , quand il vous plaira , dans la préface qu^il a mise à la tête de ses ouvrages : u On ne peut se dispenser , dit-il , de reconcc naître une Eglise toujours visible; c^est à elle ce que le Sauveur nous a ordonné d^avoir rect cours ; c'est celle dont parle saint Paul , lorscc qull dit que nous sommes devenus un specce tacle aux hommes , aux Anges et à TUnivers. ce Mais quel spectacle, reprend«-il$ s41 est impercc ceptible ? Où aboutiront les discours témérair ce res, je dirai presque monstrueux^ par lesquels ce on prétend contester à TEglise sa visibilité ? ce Ne voit^n pas que c^est fouler aux pieds les ce témoignages de toute Fantiquité, anéantir ce tous les jugements que l^glise a jamais ren* ce dcfô, et établir la plus licencieuse de toutes ce les anarchies (1)! »

Je crois , Monsieur , pouvoir attendre de la bonté de votre esprit et de la droiture de votrcf cœur , qu^rès des preuves si solides , vous recevrez la première des propositions que j'ai avancées : venons à la seconde.

(4) Necesse eit fateri esse ^siUlem Ecclesiam » de qu Filins Dei irqiiit^ die Eoclesise, et de quâ Painius ait^ sumuft spectaciiium toti mundo, Angelb et hominibus. Quale spectaculnm est quod non ceroitur ? quô «pecut aatem hstc portcntosa oratio quae legal esse tis&ilem ollain Ecclesiam? deiet enim omsia testimooia Antiqaitatis » abolel judicia , et facit waoxioi^ infinitam.

SUR L^EGLISB» 49^

SECONDE PROPOSITION

I>£GUSB YISIBLB ▲ JUIQUBIXB tES PEOMBSS&S ONT iti FAITES IfB PBQT CBSSEB D'BTRS LA YÉ&ITABLE tGUSB m JÉSUSHCHBIST.

Je dis que cette Eglise visible et toujours recoimaissable par la coiriinmté du peuple , la suite des pasteurs et les fonctions extérieures du ministère sacré j n^a point cessé depuis son établissement d^étre la véritable église de Jésus-» Christ, et qu^elle ne cessera pas de Tètre jusqu^à la fin du monde. Cette proposition n'est , comme vous le voyez , jquHme suite de la précédente; car si c^est à TEglise telle que je Tai représentée que Jésus-Christ a fait ses promesses , ce sera sans doute la même Eglise qui en aura res^ senti y et qui en ressentira toujours les eflfetsv Qu'ion vienne encore après cela nous répéter que la foi a conmiencé à s^altérer dès le quatrième siècle , qne les erreurs ont toujours été en augmentant, et que pendant plus de mille ans avant la réforme entreprise par Luther , TEglise gou-* vemée par les évéques , au lieu de rester une épouse fidèle à Jésus-Christ , n'a été qu^une malheureuse prostituée ; que penserons-nous de pareils discours ? que penserons-nous de ceux qui les tiennent, sinon qu^n excès d'entêtement inconcevable les aveugle , jusqu^'à leur ôter ce qu'ils devraient avoir naturellement de sens et

de raison ? Malheureux , qui ne réfléchissent pas que par ce beau plan de religion, ils font de Jésus*Christ un faux prophète et un imposteur j aussi infidèle que magnifique dans ses promesses ! Qui ne reconnaîtrait à ce caractère des hommes qui ûe cessent de iiouis vanter leur attention infinie à s^en tenir aux termes de r£critxi]:*e, et qui de cette attention prétendue font la ihaxime fondamentale de leur réforme ? Quoi ! lorsqu'il s'^agit de cet article qui est le plus important de tous , de cet article qui a le plus de suite ; de cet article que les Apôtres ont jugé à {MTopos de placer dans leur Symbole immédiatement après ce quHl faut croire des trois Personnes divines ; lorsqu'au s'agit . en un mot , dé Tarticle de FEglise , ces illustres défenseurs des oracles sacrés ne craindront pas de tenir un langage contradictoirement opposé à celui de TEcriture ! Jésus-Christ dit que les portes de l'enfer

NE PRÉVAUDRONT PAS CONTRE SON ÉGUSE , et ils

osent dire que les erreurs ont prévalu contre elle ; Jésus-Christ promet d'ÈTRE tous les jours jusqu'à la fin du monde avec le corps successif des pasteurs , et ils osent dire que Jésus-Christ a abandonné ce corps de pasteurs pendant plusieurs siècles ; Jésus-Christ nous ordonne d'É- GOUTER l'ëgusé SOUS peine de passer pour païens et pour purucains (1), et cela sans marquer aucunes limites à la docilité qu'il exige de nous envers elle , et ces Messieurs prétendent qu'il se trouve des cas, où non-seulement on peut

(1) Matth. XVIII. 17."

SUR L'ÉGLISBé 193

se dispenser de recevoir les décisions de TEglise, mais où Ton est même obligé de les combattreé Saint Panl nomme TEglise Ui golonnb et le soxs^ TIEN DE LA VÉRITÉ , et ils n^cn font qa^mi roseau faible et fragile ; le même Apôtre nous déclare qa^il y anra toujours de vrais pasteurs et de vrais DOCTEURS 9 comme absolument nécessaires au maintien et à la conservation de TEglise , et ils prétendent que pendant un temps très con* sidérable il n^y a eu que de faux pasteurs , de faux docteurs, qui ne méritaient que le nom^e séducteurs et de docteurs du mensonge. NTest* ce pas là , Monsieur , un beau début pour nous disposer à les en croire sur leur parole , lorsqu'ils nous assurent avec tant de confiance que quand il s^agit de régler la créance , le premier de leurs soins , ou pour mieux dire leur unique objet est de suivre la lettre du texte sacré , qu^ils nous donnent pour Tunique et invariable règle de leur foi ? En vérité , Monsieur , il est bien difficile qu^un esprit aussi judicieux que le vôtre ne remarque ici des airs de forfanterie , qui bien loin de donner du crédit aux hommes qui osent s^en parer , ne peuvent que rendre fort suspecte la cause qu'ils défendent.

Mais si Ton est justement étonné de voir des prétentions exprimées en termes si magnifiques., et néanmoins si mal soutenues par les effets, n'y aura-t-il pas lieu d'être indigné contre les mauvais artifices de ceux qui ont intérêt à entretenir les peuples dans Terreur ? Il n'est pas , Monsieur , qu'on ne vous ait cité cent fois les sept mille Israélites cachés du temps du

194 PRBMfÉRE LETTRE

prophète Elie (1). C'est-lâ Pexemple favori que Messienrs vos mimstres aiment à rapporter , p<mr donner quelque ccwilcur de vérité au systènle de leur Eglise invisible. Le Prophète croyait être le seul , disent-ils , qui fût resté fidèle ; il croyait la véritable religion absolument éteinte , lorsque Dieu lui fit connaître qu'il y avait encore sept mille Israélites qui n'avaient pas fléchi lé genou devant Baal. N'était-ce pas là , disentils y une église invisible , qui subsistait tandis qu'on ne voyait plus aucune trace de l'Eglise visible ? Mais pourquoi c«s Messieurs ne disentils pas en même temps qu'il y avait deux royaunies du peuple de Dieu , celui d'Israël et celui de Juda , et que tandis que la religion était très maltraitée dans le royaume d'Israël pas les persécutions du roi Achab , ce qui obligeait les serviteurs du vrai Dieu à se tenir cachés , elle était très florissante dans le royaume de Juda par la protection que lui donnaient de pieux rois , tels qu'étaient Oza et Josaphat ? Est-ce par ignorance qu'on omet ainsi de rapporter la véritable situation des choses ? Mais qui pourrait soupçonner ces Messieurs , qui ne manquent pas de lire les histoires sacrées , d'ignorer des faits si bien marqués ? Il n'y a donc que la mauvaise foi et le dessein de tromper , qui puisse les engager à avoir recours à un exemple qui ne serait d'aucune force pour établir une Eglise invisible , si on en rapportait toutes les circonstances. Mais d'ailleurs quand bien même on réussirait à

(i) 5. lUîg. XIX. 14.

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prouver que toute TEglise juive est venue à disparattre pendant quelque temps , quel avantage en tirerait-on pour prouver que le jnéme accident a pu arriver à TEglise de Jésus-Christ ? PTy a-t-il pas entre le3 promesses qui ont été faites à Tune et à Tautre Eglise une différence essen** tielle ? Oii trouvera-t-on dans PAncien Testament , que LES PORTES DE L'ENFER NE PRÉVAUDRONT

PAS CONTRE la synagogue ?

Je ne puis taire ici une autre objection que Luther nous oppose dans plusieurs endroits de ses ouvrages , et que la plupart de vos auteurs répètent après lui dans leurs livres de controverses ; elle se fait avec aussi peu de bonne édî et de droiture que la précédente ; mais comme elle paraît propre à éblouir les peuples , on ne laisse pas de la faire , quoique la plupart de ceux qui la font, sentent bien que ce n'est au fond qu'un misérable sophisme. La voici : Il est dit dans le Symbole des Apôtres , je crois une sainte Eglise ; or , disent-ils , on ne voit point ce que Ton croit , et par conséquent , TEglise que Ton croit n'est pas une Eglise visible. A cela je réponds , qu'il y a dans l'Eglise des choses qui se voient , et d'autres qui ne se voient pas , mais qui se croient ; ce qui se voit , c'est la Société des fidèles gouvernée par les pasteurs légitimes ; ce qui se croit , c'est qu'il faille être membre de cette société , pour pouvoir se sauver : c'est que cette société doive subsister jusqu'à la fin du monde , sans aucune interruption : c'est qu'elle soit incapable de donner jamais dans Terreur ni dans l'égarement ; voilà

ce que nous croyons nous autres catholiques ^ et ce que nous ne voyons pas , et c'est par-là que nous remplissons le sens de Varticle de TEglise inséré dans le Symbole. Qui n'^admirera de pareils raisonnements , avec lesquels on vous prouverait également que les Apôtres n^ont point cru en Jésus-Christ , et que vousmême vous ne croyez pas de baptême ? car enfin les Apôtres ont vu Jésus-Christ , et vous voyez tous les jours baptiser. Ne faut-il pas qu^on ait bien peu de bonnes raisons à donner , pour en donner de si mauvaises ! Je m'assure, Monsieur, que de si vaines difficultés ne donneront aucune atteinte dans votre esprit , ni à la première , ni à la seconde des propositions que j'ai établies.

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