‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 62 sur 108 · SUR LA RÉGLS DS LA FOI · texte numérisé non relu

SUR LA RÉGLS DS LA FOI

ment à peu près qa^ils. eussent pn disposer de leurs propres meubles.

En Tan 1 523 , on faisait déjà profession du luthéranisme à Strasbourg , comme il se voit à la page 1 3. En Tan 24 , Martin Bucer , Wot fang Gapiron ,. ainsi que tous les autres prédicateurs protestants de Strasbourg, abandonnèrent la, doctrine de Luther pour suivre celle de Çarlostat ,' ainsi qu'ail est dit ^à. la page 15» En Tan 27 , Bucer écrlTit une apologie en faveur de Zwingle et d^QEcolampade , blâma très fort Topinion de Luther, p., 1.8, et s^échaufFa contre lui jusqu'où dire que le moindre novice en théologie répondrait à tous ses arguments, p.. 19. En Tan 29 , Bucer et Hédion se trouvant au colloque de Marbourg eU; qualité de députés de Slrâ^ourg , prirent encore ouvertement le parti de Zwingle et d^CEcolampade contre Luther , pag. 22. L^an 30 , on conmoiença à mollir et à pallier la doctrine calviniste dans une confes^ sion particulière , qu'ion appela la confession des 4 villes , savoir : Strasbourg , Constance , Memmingue et Lindau , confession qui fut présentée à la diète d'Ausbourg, mais qui fut répétée, pag. 25. L^an 31 , les députés des quatre villes donnèrent à la diète de Smalkald. des explications de leur confession , qui furent agréées , sans qu^on agréât pour cela la confession même , p. 28. Uan 32 , le consistoire et le magistrat de Strasbourg se désistèrent de la confession particulière des quatre villes, et embrassèrent solennellement celle d'Ausbourg , comme U est dit à la page .3 K . .

28^ SBGôîlfiik vsnœ

Crt^ fânfti tj^e Sttrasbotirg ii'esit fbr&avé ^tt fort peu d^années tantôt luthériei^b , tant swinglien, tantôt amphibie , pub luthérien de nônveaa , et ceià par qtiels tiessorfs ? Uniquement par les inbtrignés de Bncer ^ qm par son ascendant sur Fesprit de ses confirères , da magistrat et du peuple, fakatt totaiteer tont an gré de sesTue^ politiques. (Test ce irai se voit clant^ént peA* toute la suite éa récK Mstoiique qui se trouvé à la tète de ToCre Rituel imprimé , et confirmé par autorité du magis&rat. Comme si la république de Strasbourg , &i instruisaiit si exactement le public de toutes ses\ variations dans là foi , et des^ causes qui les ont produites , eért voulu Élire à la refi^on catholique une espèce dTamende honorable siur la hberté qU'clte a prise de toucher ans bornes de ses pères , et monfriËr à toute la terre , et ta nécessité de se soum^tli^ h tme autorité înfiEdllible pour fixer sa créance^ et la nullité du principe qui en appelle à la con^frontation ; car il est impossible qu^à la vue de ces iréq^nts changements les uns si rappro^ ehés des autres , on ne: s^aperçoive pas aussiUSt que le magistrat et le peuple , au lieu de s^afta* cher aux passages les pkis dairs et les plus préicîs de rEariture , conmie ils avaient compté lé faire v i^ont fait dans te fond que suivre avetf^ glément les idés£uitasqpaes de leurs docteurs pré^ S9imfùecat, dont llineonstance ridicule semble avoir vengé suffisamment ^autorité de TEglise méprisée;

Kematquez éloiic, sll vous plaît, Monsieur^ que les chefs de volpe réforme prétetldde , au

sua LiL «^614 w u FOI. N %H7 moyeA d'ona artificieiiffe |maaoeQin*e eontùmée encore par les mipUtreai d'aoJQnrd'hm , n'o^ cherché qu'4 ae reii^e m^ltrc^s 4e la foi des pe^ples f en nsikrpmt ^nr TEglise Taiitorité demi: as ont tfioXé de Jta: dépcmll^ ^ efe que pour y paryeiw y ils ont easiplayé la oràme yoie- dont se sejTvit antrftfoîs (^ fils, dîénatwe, dont U est parlé m second ]î%re des KoiSr <pn méditant «me révolte oon&re Tairiioiité foydk et paternelle^ ne jQe$smX d^ diire à tqua ^enstf^^ts i Jl rÈy ^ personne 4ê TiQmmépxr k m pQW juger de f^or c/gi^ rends; que, ne suis^je em fmc^ pour ks, termi'mr pcm un jugement pn^mpi et: équitable (1 ) ? Ainsi, ces; Messieurs^ oniiUt prétendn qne; TEg^e n'était pcnnt établie de J&exik pow terna^er les différends en f^t de ceUgie», mm çift o'était 4 QQ^ il indiqnei? les Yérifaihlles. senft de r^r t^e ; al^i ont-il^^ suhstitné Imra inteirprétaticMDts liai^ticnliéres, à e«lk; de )lf^jimj .elt débité anx peuples leurs vaines imaginations sous. le. bean p^mde k pure, parole de Djieru«. Cw si, vous remarquée toute. 1^ suite de Tintrigue , vous Irou* y^t&fiy Monsieiir» qu'ils ont commencé par cont^ester à TEglise sa qiialité de. juge; elle n'était p^ disaient-ils. infaillible , elle s'était trompée ; cun ne pouvait, compta sur ses jugements.;, et en même temps Us oirii commb à. chaque par^ tij^er le soin d'e^^miner tout ,. db jc^r de tP«t,; ils leur ont mis en main la, Bible avec l\ ^raniee qotUs y? trouxeraient dair^nent la sion de toutes les ^fiScultés:; Ies> particulîefs ^

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éblouis par dés promesses si magnifiques , et épris de rhomieur qu^on leur faisait de les prendre pour arbitres , se sont portés avec avidité à la lecture de ce divin livre. Ils ne tardèrent pas à trouver une infinité dVndroits qui leur paraissaient avoir besoin d'^éclaircissements, et témoins journaliers des vives contestations élevées entre ceux-là même qui en avaient ap^ pelé à la prétendue clarté de TEcriture , ils se virent obl%és à demander et à recevoir avec docilité des explications de ceux qu^ils avaient déjà choisis pour maîtres et pour guides. D^oùilest évident , qu'^incapables de soutenir la qualité de juge» et d^nterprètes , dont ils s'étaient- chargés trop légèrement aux déjpens des droits de l'Eglise, ils ront résignée entre les mains de leurs minis^ très, et qu'avec Tintention de ne donner leur créance qu^à la p%rè parole de Dieu^ ils ne se sont attachés , en ejQTet , qu'à de pures opinions humaines.

Me voilà enfin, Monsieur, arrivé où je désirais, pour conclure contre votre foi , qu'elle est absolument défectueuse , insuffisante pour le salut; qu'elle manque ou de fermeté ou de prudence ^ qualités essentielles à la foi divine ; qu'elle ne vous présente aucune assurance , ni du côté de vos lumières particulières , ni du côté des explications de vos ministres , ni du côté de l'inspiration que vous pourriez vous promettre d'en haut , ni du cAté des décisions de votre Eglise ; çue vous iM^sauriez non plus trouver dans TEcritare aucun moyen pour fixer sûrement le sens des passages susceptibles de plusieurs interpré-

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