ncTRODUCTioN
TAgiiefiu diTiii, doiyent- ils avoir quelque proporUon à la sainteté de la Victime sacrée qu'ils immolent chaque |our ! C'est donc avec le plus juste fondement et avec la plus grande raison , que TEglise a senti la nécessité qu'il y avait d'établir le célibat sacerdotal y comme une loi à laquelle l'invitaient l'imitation de son divin chef, l'enseignement de ses Apôtres » l'exemple d'un grand nombre de fidèles , et la pratique même d'une multitude de ministres du Seigneur qui dès le commencement s'y porntaient d'eux-mêmes le plus librement.
Si l'on ne peut dire ( comme le pense aussi le savant cardinal Bellarmin ) (1) , que le célibat sacerdotal soit directement de droit divin , il est du moins de l'exacte vérité d'assurer qu'il est d'imitation divine , d'enseignement apostolique et de loi ecclésiastique. Je dis d'abord qu'il eist d'imitation divine ; et cette vérité résulte si clairement des trois chapitres précédents , que je ne pourrais que me répéter pour le prouver davantage. Ainsi j'ajoute qu'il est d'enseignement apostolique ; car , la commune tradition est d'abord que les Apôtres , ou ont été vierges, tel que saint Jean l'Evangéliste , ou qu'ils ont gardé là continence depuis leur Apostolat^ dit saint Jérôme (9)| n est certain que d'un autre côté ce qu'ils ont pratiqué ils l'ont aussi enseigné. Il ne faut pour s'en convaincre que jeter les yeux sur le septième chapitre de la première Epitre de saint Paul aux Connthiens que j'ai déjà cité tant de fois , et dans laquelle il fait de si grands éloges de la virginité. Car , s'il y enseigne aux personnes mariées à garder la continence dans le temps de la prière, à combien plus forte raison enseigne-i-îl à ceux dont l'état est de prier sans cesse , à garder sans cesse la continence ! S'il ajoute en parlant encore de la continence , Je voudrais que tous fussent comme moi (3) ; à combien plus forte raison enseigne-t-il , veut-il , que ceux qui son^
(1) DeCiericis, 1. 1. c. 18.
(2) Apostoli, velTirgines» yel post nupiias conlinenles. Epist, 50 .^ pag* 342.
(3) Volo enim omnes vos esse stcal meipsum. I. Cor. 7. 7.