‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 82 sur 108 · INTRODUCTION. 3S · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. 3S

comme Ini employés aux fonctions sacrées dé F Apostolat et du saoecdoœ» gardent aussi comme lui la continence perpétuelle! Eikûn, je dis que le célibat sacerdotal est de loi ecclésiastique*

Prudence de f Eglise en établùsani la loi du célibat

sacerdotah

.. Les intentions de l'Eglise, il est vrai > ne purent se remplir d'abord dans toute l'étendue qu'elle désirait , et il fat même de la prudence de se conduire alors arec beaucoup de ménagement^ pour plusieurs raisons. D'abord , parce que le mariage étant permis aux prêtres de l'ancienne loi^ c'eût été heurter trop brusquement les esprits que d'exiger tout de suite , et . non pas de conseiller le célibat : « Car, dit saint Jérôme > l'Eglise dans le com- « mencement n'étant composée presque que de Gentils « nouTellement convertis , il fallut n'exiger d'eux que ce « qu'il y avait de plus facile , de peur qu'autrement ils « ne s'effirayassent , et ne voulussent pas se convertir (i). v D'un autre côté, les sujets étant beaucoup plus rares dans ces premiers temps , surtout à cause des persécutions , qu'ils ne le sont devenus depuis plusieurs siècles , il était très difficile de trouver dans les ministres célibataires autant de sujets que le demandaient les besoins de l'Eglise. Par ces motifs , il ne fut pas défendu d'élever dans ces temps au sacerdoce ceux mêmes qui étaient engagés dans les liens du mariage « pourvu cependant qu'ils ne l'eussent été qu'une fois, ainsi qu'on le voit par les Epi très de saint Paul. Mais le nombre des minisires qui embrassaient volontairement le célibat , ne tardant pas à s'augmenter de jour en jour , l'Eglise commença à exiger qu'après l'ordination l'évêque se séparerait pour toujours de sa femme ;

(1) Qui^ radis ex Gcntibus constituebatur ecclesia , Icviora nuper credentibus dat pracepta« ne tcrriti ferre non possent. Lib. 1. advcrs. Jotriaian.

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ensuite elle d'ordoima plus pour évèques^eux mêmes qui étaient mariés; enfin elle voulut que ceux qui seraient élevés à l'épiscopat fissent auparavant vœu de continence perpétuelle. Des évéques elle tint la même conduite d'abord à l'égard des prêtres^ ensuite à l'égard des diacres, enfin à l'égard des sous-diacres« £t Ton peut dire que l'Eglise s'est d'autant plus facilement portée à établir pour ses principaux ministres la loi du célibat sacerdotal, qu'eux-^ mêmes , pénétrés de toutes^ les saintes raisons qui les y engageaient , s'y sont portés d'autant plus librement qu'ils s'en sont fait une gloire* En sorte que l'Eglise en cela n'a fait que confirmer et appuyer de son autorité ce qui se pratiquait déjà le plus universellement : et elle l'a fait avec raison^ tant pour rendre nniformè cette loi parmi ses ministres, que pour confirmer les uns dans leurs saints engagements , et ôter aux autres la tentation que le dé^ mon pourrait leur suggérer de s'en écarter. Je diviserai les lois et les autorités qui établissent le célibat sacerdotal en quatre époques^ La première sera jusqu'au pre^ mier concile général de Nicée; la seconde, jusqu'au décret éXL pape Syrice I'*^; la troisième , jusqu'au premier concile général de Latran; et la quatrième, jusqu'au concile gé^ néral de Trente*

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