‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 2)Chapitre 98 sur 108 · CHÂP. IV. DU CÉLIBAT ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

CHÂP. IV. DU CÉLIBAT ECCLÉSIASTIQUE

dus inhabiles à posséder aucun bénéfice , ou punis par toute autre voie conforme aux saints canons.

« Que si même il arrivait ( ce qu'à Dieu ne plaise ) que des évèques ne fussent pas exempts de ces sortes de crimes, et qu'après en avoir été avertis par le synode provincial , ils ne se corrigeassent pas , qu'ils soient suspens par le seul fait. Que s'ils persévèrent , qu'ils soient déférés par le même sjnode au très saint pontife de Rome, afin que selon la qualité de la faute ^ il puisse les punir ^ même Jusqu'à les priver de leur siège, si la chose est nécessaire (1). »

(1) Quim tarpe ao clericoniin nomine qui se divino cultai addixerant sii indigoum, in impudicitiae sordibus» immundoque concubinata Yersari» satÎB res ipsa oommani fidelium omninm offensione summoque clericalis militiae dedecore testatar. Ut igitur ad eam qaam |decet continentiam a€ vitaB iategritatem ministri Ecclesiae revocentuTt populusque bioc eos magis discat revereri quo iilos vità honesUores cognoverit , prohibet sancta synodos quiboscumque clericis , ne concubinas aut alias mulieres , de quibus possit baberi suspido in domo vel extra detînere , aut cum ué uiiam consuetudiuem babere audeant ; alioquin pœnis à sacrîs canonibus , tel statutis Ecclesiarum imposids , puniantur.

Quod si à superioribus moniti , ab iis se non abstînuerint » tertia parte fructuum » obventionam ac proventuum beneficiorum suorum quo« rumcumque et pensionum ipso facto sint privati , qus fabrics Ecclesiae aut alteri pio loco » arbitrio episcopi applicetur» Si yerô in delicto eodem cum eadem^el alià feminà persévérantes secunds monitioni adhuc non paruerints non tantùm fructus omnes ac proventus suorum beneficiorum et pensiones eo ipso amittant , qui prxdictis locis applicentur, sed etîam à beneficiorum ipsorum administratione , quoad ordinarius » etiam uti sedis Apostolicx delegatu»» arbitrabitur, suspendantur. Etsiita suspensi nibîlominuseas non expeÙant, aut cum eis etiam versentur, tum beneficîis, portlonibus ac officiis et pensionibus quibuscumque ecclesiastîcis perpétua priventur > atque inhabiles ac indigoi quibuscumque honoribas , dignitatibus , beneficîis ac officio in poslerùm reddantur , donec post manifestam vitae emcndationem ab eorum superioribus cum iis ex causA YÎsam fuerxt dispensanduni. Sed si postquam eas semel dimîserint, inlermissum consortium repetere aut alias busjusmodi scandalosas mu-

jusqu'au concile général de TÉÉNiriR. 451

Le9 lois de tBglUe sont pour tes ecele^siùêtiguéè àeqUe la clôture est pour lés religieux.

Je termine ici toutes les lois et les autres autorités de l'Eglise qui établissent le célibat sacerdotal, non pas que depuis le concile de Trente l'on ne trouye encore dVutre^ autorités jusqu'à nos jours; mais c'est parce qu'elles né disent rien de nouveau^ et qu'elles ne font que suivre ^es anciennes. C'est ainsi que l'Eglise y toujours attentive à établir dès les commencements la loi du célibat sacerdotal , n'a jamais perdu de Tue ce dessein y et que dans tous les siècles elle a employé toute son autorité pour que la pureté de ses ministres répondit y autant qu'il est possible , à la pureté de la victime qu'ils immolent sur les sacrés autels. L'on doit même remarquer que ces lois sont en beaucoup plus grand nombre sur le célibat sacerdotal que sur le célibat religieux ; et cela par une raison très naturelle y qui est que la clôture religieuse et la totale séparation du monde étant les moyens les plus efficaces

Ueres sibi adjunj(*re ausi fuerint , prseter praedictas pœnas > excommunîcationis gladio plectentur. Nec quaevis appellatio aut exemptio pnedictam executionem impediat aut suspendat.

Supra dictorumqae omnium cognitio non ad archidiaconos ^ nec decanos , aut alios inferiores , sed ad episcopos ipsos pertineat , qui sine strepitu et figur judicii et solà facti teritate inspecta , procedere possint. Glerici verô bénéficia ecclesiastîca aut pensiones non habentes , Juxtà delicti et conttimacis perseverantiam et qualitatem ab ipso épisoopo carceris pœnâ , suspensione ab ordine , ac iuhabilitale obtinendà aliisTe modis juxtà sacros canones puniantur*

Episcopi quoqne, quod absit, si ab bujusmodi criminenon abstinuerint, et à synodo provinciali admoniti se non emendaTerint» ipso facto sint suspensi. Et si persévèrent » etiam ad sanctissimum Romannm Pontifioem ab e&dem ^odo deferantur » qui pro qnalitate culpae etiam per prÎTationem , si opus erit , in eos animadvertat.

452 GHAP. ly. DU CÉLIBAT ECCLÉSIASTIQUE , ETC.

pour conserver la vertu de chasteté dans ceux qui s'y sont engagés par vœu solennel ^ il a été moins nécessaire d'établir des lois pour les empêcher de s'éloigner de leurs engagements. Mais les ecclésiastiques étant plus répandus dans le monde, il a été nécessaire d'établir un plus grand nombre de lois qui suppléassent aux règles de la clôture des religieux , qui leur £Eicilitassent les moyens^ et les obligeassent à vivre au milieu^ du monde comme n'y étant pas. Voilà l'esprit qui a toujours animé l'Eglise tant grec-' que que latine ; principalement jusqu'à la fin du septième siède*

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