‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 3)Chapitre 23 sur 87 · HÉRÉSŒ8 RESOUT. PAR LES PROTESTANTS · texte numérisé non relu

HÉRÉSŒ8 RESOUT. PAR LES PROTESTANTS

et que l'empereur grec Jean Paléologue y a été présent avec les ambassadeurs de la plupart des princes chrétiens. Ainsi nulle assemblée plus propre à représenter l'Eglise universelle ; vu surtout le grand nombre d'évêques réunis de l'Orient et de l'Occident, pour régler la créance des fidèles sur les points contestés, et chercher à opérer un solide rapprochement entre les deux Eglises. Or, Monsieur, ce concile déclare aux Arméniens , ce que la foi constante de l'Eglise est de « croire qu'il y a sept sacrements : le Baptême , ce la Confirmation , ^'Eucharistie , la Pénitence , c< l'Extrême-Onction , l'Ordre et le Mariage (1 ); *> il déclare encore dans l'acte de l'union avec les Grecs , c< qu'il y a un purgatoire où les âmes des ce justes achèvent d'expier les peines dont elles ce sont redevables à la justice divine , pour ne ce les avoir pas assez expiées en cette vie par ce de dignes fruits de pénitence (2) ; que Jésusce Christ a donné à l'évêque de Rome en la perce sonne de saint Pierre , dont il est successeur , ce le pouvoir et la charge de régir et de gouce verner toute l'Eglise (3).» Or, tous ces article* vous les combattez aussi librement que

(1) flovae legis septem sunt Sacramenta, videlicet Baptismus, Confirmatio , Eucharistia , Pœnilentia t Extrema-Unctio , Ordo et Matrimonium. T. 1 3. Concil. Labb. p. 534.

(2) Si verè pœnitentes charitate decesserint , antequam dignis pœhitentiae fructibus de commissis satisfecerint , et omissis , eorum animas pœnis Purgaloriis postmortem purgari. T. 13. Conc. Labb. p. 1167.

(3) Pontincem Romanum esse B. Pétri Principes Apostolorum succèssnrem , et verum Christi vicarium, lotiusque Ecclesiae caput, omnium Christianorum Patrim et Doctorem existere , et ipsi in B. Petro pascendi, regendi et gubernandi universalem Ecclesiam à Domino nostro Jesu Clirjsto plenam poleslatem esse tradilam. T. 13. Conc. Labb. p. 1167.

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si le concile n'en avait jamais fait aucune mention; vous vous érigez chacun en juge du concile , et citez à votre tribunal le tribunal suprême établi de Dieu pour juger des difficultés de la religioqu Je sais que Luther se vante d'avoir trouvé un expédient , pour ne point se laisser gêner pas les décisions des conciles généraux. Cet expédient consiste & ne faire aucun cas de leur autorité , et à soutenir hardiment nos opinions sans examiner ce qui a pu être condamné ou approuvé par leurs décisions. C'est là une de ses maximes contenues dans la vingt-neuvième proposition censurée par le pape Léon X (1). Luther n1a pas tout-à-fait tort de se vanter ici de s'être frayé une nouvelle route ; car il est bieu sur qu'avant lui personne n'avait encore pensé comme lui sur ce sujet. On avait toujours regardé jusque-là les décisions des conciles généraux comme autant d'oracles du Saint-Esprit : les décrets du premier concile de Jérusalem , dictés par le Saint-Esprit même , comme l'Ecriture nous en assure (2) , n'avaient pas permis de se former une moindre idée des conciles suivants : on savait que le Sauveur avait promis à ses apôtres et à ses successeurs , je veux dire aux premiers pasteurs de l'Eglise, l'esprit de

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