‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 3)Chapitre 28 sur 87 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis quelques années la profession religieuse fixe l'attention publique : citée au tribunal des écrivains et des sociétés, «lie trouve peu de juges favorables, ta plupart de ceux qui paraissent avoir donné le ton à notre siècle $ ont prétendu qu'elle est à la Cois absurde et onéreuse & l'Etat* Pour suppléer à la faiblesse de leurs preuves, ils ont employé le ridicule, cette arme si puissante parmi nous; et la multitude, qui ne juge jamais, souscrit aveuglément à la proscription des religieux , en répétant les sopbismes ou les sarcasmes d'un auteur célèbre. Il ont encore , nous l'avouons, d'autres adversaires plus respectables :ce sont ceux qui , vivement touchés des scandales de quelques hommes voués à la pratique de toutes les vertus , étendent leur anathème sur le corps entier. Si leur zèle trop amer les [rend injustes , leur attachement à la religion et leur amour du bien semblent autoriser les déclamations universelles.

Cependant les instituts monastiques furent toujours chers à l'Eglise ; et en les favorisant, les princes crurent

(i) Cel ouvrage est de deux anonymes, MM. les abbés de B.***, et B. de B.***, avocats au parlement. Nous avons été obligés de modifier certains passages , et de faire des additions importantes •

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