‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 3)Chapitre 29 sur 87 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

laisser un double monument de leur piété et de leur affection pour leurs sujets* Longtemps les cloîtres ont été l'objet de la [vénération des peuples , et souvent l'école des rois.

Frappés de ce contraste, cette protection constante de nos Pères , avons-nous dit , u'a-t-elle donc été que l'effet de leur ignorance ? Sans doute nous sommes plus éclairés; les sciences et les arts ont fait de grands progrès ; le temps nous a révélé des vérités importantes : mais ces avantages nous donnent-ils le droit de rejeter tout ce qu'ils ont es* timébonet utile?

Après avoir étudié dans l'histoire les motifs qui ont dé* terminé les évéques et les souverains à propager la vie religieuse , nous pensons qu'on peut les soumettre avec confiance à la critique de la raison dégagée de tout préjugé, persuadés que cet examen doit en faire désirer la conservation. Quoique soutenus du témoignage de quatorze siècles, nous avons besoin d'une sorte de courage pour en prendre la défense au milieu des opinions nouvelles; nous aurons celui qui naît de la conviction. Comme*on est peu disposé à lire des dissertations volumineuses sur ce sujet, la brièveté sera au moins un mérite de cet ouvrage. On y trouvera des raisonnements simples, appuyés de faits authentiques et d'autorités irréprochables : notre plume impartiale le marquera du sceau de la vérité: nous parlerons sans amer* tume contre les détracteurs des religieux, comme sans ménagement pour ceux qui déshonorent leur profession.

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