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Itet ob&rtiancô* régulières.
Les vœux d'obéissance , de pauvreté et de chasteté sont, comme nous l'avons dit » l'essence de la profession monastique. Pour en rendre l'observation plus facile , on a.étahli certaines pratiques de discipline et de police, qui forment
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la seconde classe des devoirs d'un religieux. Elles portejit à la fois l'empreinte delà modération et du zèle. Saint Par côme, premier législateur des cénobites, enjoint à chacun de jeûner et de se mortifier suivant ses forces ; c'est d'après les mêmes principes que saint Benoit ordonne à l'abbé de mettre les exercices à la portée des plus faibles, afin qu'ils n'en soient pas accablés , et que les plus forts aient quelque chose à désirer au delà de ce qu'on leur commande (1). Toutes ces observances, selon M. Fleury , peuvent se rapporter à quatre articles principaux : la solitude , le travail, le jeune et la prière (9).
'Les premiers solitaires vivaient dans des déserts , non seulement inhabités, mais inhabitables. Saint Basile les rapprocha des villes , en bâtissant un monastère au faubourg de Césarée. En Occident , ils restèrent séparés des hommes , moins par la distance des lieux que par le peu de communication qu'ils entretenaient avec eux. Suivant la règle de saint Benoit, les monastères doivent être pour» vus de tout ce qui est nécessaire à la vie , pour éviter les occasions de dissipation : cependant il ne défend pas absolument à ses disciples de sortir , puisqu'il prescrit la manière dont ils en demanderont la permission , et la prière qu'ils feront en rentrant. Mais les religieux ne sauraient user de cette liberté avec trop de circonspection ',] c'est au sein de la retraite qu'ils sont venus chercher le bonheur * là seulement ils le trouveront. Si , lorsqu'ils vont au milieu dû monde, il leur était donné de lire au fond des cœurs, les inquiétudes et les soucis qui les agitent seraient pour eux une nouvelle raison de chérir la tranquillité de leur cloître. Trop souvent ils n'en aperçoivent que les dehors trompeurs ; ils y rencontrent des hommes qui , libres de leurs obligations , goûtent des plaisirs auxquels ils ont renoncé : les liens de leur état leur paraissent alors des chaînes trop pesantes, et ce commerce devient la source du dégoût et de l'ennui qui les consument dans leur solitude. Com-
(1) Fortes sint qui copiant , et inuimi non réfugiant. Reg. S, Bened. cap. 66.
(3) Fleury , 8. Disc, sur PHist. ccclés.