III
Propriété des religieux.
il n'y a donc qu'une prévention aveugle qui puisse for* mer des vœux pour la ruine des monastères; vœux injustes et coupables , puisqu'ils tendent à violer la loi sacrée de la propriété. Pour connaître quelle est celle des religieux, il
Si Fauteur eût été mieux instruit , il ne se serait permis ni des reproches aussi injustes ni un ton aussi amer. L'abbaye de Bêze a été fondée en 614 , par un due de Bourgogne, pour sertir de retraite à Fun de se0 fils » qui en fut le premier aimé. Le bourg de Hase et les village» voisins lui doivent leur origine. *
In 1739 » la mente abbatiale ayant été affectée à la dotation de févé* ché de Dijon , la totalité des revenus de l'abbaye ne fut estimée que 90,000 livres ; par une sage administration et par des dépenses consîdé* râbles » les religieux portèrent leurs terres à leur plus (haut (point 'de valeur ; en sorte que , depuis le dernier partage » ils jouissent de près de 80,000 livres de rente. Cette abbaye est composée de dix religieux}: sais doute elle est riche ; mais sa richesse n'est point dévorante ; ses domaines sont répandus dans le territoire de douze villages. Quoique le bourg de fièze toit eujet à des inondatUms extraordinaires, comme le dit l'auteur lui-même , cependant les habitants % loin d'être réduits à Vindigence es* trême , sont tous propriétaires. La dlme s'afferme 4,000 livres : ils jouissent donc au moins de 40,000 livres de rente » en fonds de terre | tout n'est donc pas aux religieux.
L'auteur du Tableau de Paru n'est pas pins exact , quand il dit que « huit religieux consomment 10,000 limes de rente dans la maison des Blancs-Manteaux. » Il y en a seize ,' et ils ne possèdent pas le tiers de ce ce revenu. Combien de déclamations de ce genre ne sont pas mieux fondées I