‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 3)Chapitre 84 sur 87 · CHAPITRE 8DUÈMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE 8DUÈMB

suffit de lire les actes en vertu desquels ils possèdent. Ils annoncent tous clairement que la volonté des fondateurs a été de doter un corps utile, d'en assurer l'existence, et d'en perpétuer les services pendant la durée des siècles, a Voulant» dit Guillaume , duc d'Aquitaine *dans la chartre ^e fondation de l'abbaye de Quny, employer utilement pour mon Ame , les biens quç Dieu m'a donnés , j'ai cru ne pouvoir mieux faire que de m'attirer l'amitié de ses pauvres; et afin que cette œuvre soit perpétuelle, d'entretenir à mes dépens une communauté de moines. Je donne donc, de mon propre domaine» la terre de Cluny, sise sur la rivière de Graune, à condition qu'on y bâtira un monastère en l'honneur de saint Pierre et de saint Paul, pour y assembler des moines vivant suivant la règle de saint Benoit , et que ce soit à jamais un refuge pour ceux qui , sortant pauvres du siècle, n'apporteront avec eux que la bonne volonté. Ils exerceront tous les jours les œuvres de miséricorde, selon leur pouvoir, envers les étrangers et les pèlerins. Aucun prince séculier, ni aucun évèque, ni le pape même, je ldfren conjure au nom de Dieu et de ses Saints, ne s'emparera des biens de ces serviteurs de Dieu, ne les ven-r dra, échangera» diminuera» ni donnera en fief à peiv sonne (1). » Cette donation est souscrite par le duc, sa femme, des évoques , et plusieurs grands seigneurs.

Tous les actes de fondation sont conçus à peu près dans îles mêmes termes. Les bienfaiteurs transmettent aux mor nastères tous leurs droits sur les biens qu'ils leur lèguent * et les moines les ont reçus sous la garantie des deux puis-*, sances. «Que les monastères f dit le premier concile de Chalcédoine , construits et établis dans un lieu, du consentement de Pévéque, soient toujours monastères ; qu'on leur conserve soigneusement les biens qui leur ont été, donnés, en sorte que ces maisons ne deviennent jamais^ des habitations séculières (î). » Contribuer à ce changer

(1) Fleury , Histoire ecclésiastique. Ut. 54 , art. 45, (8) Qiue semel ex voluntat* episçopi dedicata snnt monasteria , perp< - Juo manere monasteria ; et res qaae ad ea pertinent, manasterio retemri : *

TOM. u. 32

Kujafrmèrtt Ai octetle ' Ae Mrttjj eiwJourtf un* twtiNe

Ibis le biwi^ihilc^*I(Hbi«Dpobîi«, dit Mj de Mbo- KMpdM J est qu* ehaend tourtrre in*«Viaï>hnieW! J* pfoprt«é«(oelui*)miBla(]oidtilw.rtirt le Bien ï*oblie att* dépens du Bien partfcuSéry tfeM «A ïfertfflgisMé1 (J); » fâcérou soutenait que Itfe IfliS agraire» éfaj'eM fift*esie* , parce que la cite n'était établie qM pottf tfua cferioiin consetTatsosbfene. G'«t dana1 rid shrcr* où fta se vWttY d'avoir fixé les droits rtàperiiife des atoupl» «t des sutrueraîf» , et ce sont des philbsonhés qtd inénnAaisasot ee premier priaoÎDe de dreif publio (9>J

Cemotenl ne sofao-ir» fous effrayés des OOnriqirtïiçjBa funestes de leur srstàine do rJestructToh P Noue possédas* ita môme titre que tous ; lenr répondront lei religleàs comme vous, ns» avant attqnbfat letfvoiéS flfeiqHiBès dan» la droit orril; donatwmij tœutntwiw, cennirts de vante; tau» set actes nous sont màaatt»»t<neréatJ€BiftH

BtepoMf «faaWtférf- MoWW tibftàciflaV fcWé.- ïi»ité; (Sut. 4ét bn* 451 . CM tiatio m mtMHM dsMf h> ttUâW 9Àk-hMi^lii , et» TBft ,

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(i) Fap«t dâi ioi*- , ii*. *b . ckàp.

(!) ■ Ûtt no] peut attaquer une propriété saos alarmer Ut MUS* 1 , èltès se soutiennent toutes ; la propriété publique est essentiellement lies £ h particulière. Quand une fois Ton a franchi les limites du droit adore), •ourcè doique du droit positif, il n'y a plus de terme pour ■'airâter : on (Mire dârii (inn confusion diiaaslrutusc , où l'on ce connaît plis d'autre Ûim que la feiblesse qui code , et la force qui opprime. (

4 Le» notions les plus simples et les plus certaines de Tordre aocûl coaduiseiit 1 cette conséquence. Chaque individu, chaque corps a une propriété, c'est elle qui rattache i la société ; par elle et pour elle seule il •r.iïaille Où contribue S la' chose publique, qui, en échange, loi en garantit h conserration. De là tous les intérêts particuliers, dont le faisceau réuni ' produit l'intérêt public. Donc, tonte propriété, quelle qu'elfe soit, d'un citojeu, d'ans communauté, à"nu ordre religreuï , a droit â la justice do la société , ou du Souverain qui en est te chef. »

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