‹ Lettres de Scheffmacher a un gentilhomme et un magistrat protestant (volume 3)Chapitre 9 sur 87 · TOM · texte numérisé non relu

TOM

fiâtes cachées doivent être confessées à Dieu seul , et tes fautes oqtpir^ ae$qséf$ su prêtre, p^ir appi^ndre de }m ,^i ^Uo? pçpvwtf jfefre jetétarées d^fl* ^a^iablée des fidi^e^ afy^c fruit et ^tvpç édification , $^n$. s^xpp^er atj£ raau*ai$ .effets, fo ]^ jpé$$race, ;,ft souftept qus -cette dpctruie ep ti^v^i^fppnpe jjans; Iss-deux bQipéiie^ jspr 1^ p^paie 37 , dpnt }çr première jtrajffS «pion lui, 4çs péchés dprte preiiijèw* espèce y et la suivante a pour objet ceijx de la j^cpji4e; mais il ^ a, qtfi lire hrç deux hpmélfc$ pppr voir gp'il ety pgrU daqs l'une et da#? ^aijj^ def péchés ^a gér^isj y Qt que cejttp dis- #nction n'a pas- Je moindre fondement* Qrigèue jBut 3993* connaître silleips, çpml^ien il est persuadé de la qécçsçîtç de confesser ses péchés Jes pl^sec^* ^5#4 #t ce qaele sepl ^ moyen de prévenir l'accusatif du démon , ce nqtfe ennepai, e$t4p x^ous ççcgsçf nousce ^mêrnes ; que celui qui jious a porté à offenser €f D^eu , ne jgfuiquera paf de npfts pecuser . de a rçcrç péchés îfis pbj& secrets , jpême de ceux <é poipijn? p^r la penséje; mais qu'en aous pn c< ^cç^nt ^pus-p^énije^ , ijjpus éviterons sa piap J^itè (j); » lj^eî» étendu saps doutai que nous npïîs acç^erops djç ncs péçfrép les plus #?fa?Gts 9 sajos quoi ils n$, laqueraient pas de £ogts êjfcp fjçproç^ parpotr? ,e*nwroi. Se pept-

(1) Si quid in occulto gerimus, vel etiam intra cogitationum sécréta commisinius, cuncta necesse est publicari ab eo, qui accusator est peccati et incêntpr ; si ergÔ în vita pr$vcniamus eum , et nostri accusatores simos, nequitiam diaboli elhigienius. Hom. 3. in Levit. Tom. 1. Edit. Froben. p. 124.

SUR LA COIfFS WIOII SACaAMjHTELLE. 131

il rien de plus fopt pour réfuter la distinction jiflagmaire de Kcmnitius ? et ne trouve-t-il pas également encore sa condamnation dans ce* ffpbfâ* paroles d'Qiigène : <c Si nous confessons « nos péchés , non-seulement à Bien , mais en. es ,ore à ceaxqui peuvent guénr nos plaies, nos ci péchés seront eflacés par celui qui a dit j ce Je dissiperai vos péchés ainsi que je dissipe a les nuées (1)? *> . . . *i

Qne dirai-je de saint Cyprien , contemporain d'Origèpe, et martyr en Tan 258. Ce grand homme n'emploie-t-il pas tontes les forces de son éloquence , pour porter les fidèles à se confesser exactement de leurs péchés ? « Qne chah; cun, dif/il, confesse sa fante tandis qu'il est * encore en ce monde, tandis qu'on peut re* ce cevoir -sa confession, tandis qne la satisfaction te e&t encore agréable à Dieu (2); » Ne rap^ porte-t-il pas l'exemple d'une fille qui fut punie de Dieu, pour n'avoir pas expié son péché avant de çommunier{3) ? Ne dit-il pas qu'on voit tous les jonrs des gens possédés par des esprits impurs , parce qu'ils ne confessent pas le secret de leurs péchés (4) ? PTinsister-fc-il pas sur l'œil

(i).Si rerelaYerimus peccata,pq«tra non solum Deo, sed et lis qui potstint medèri vuîaëribus nostHs , 'delebuufàf peccata nostra ub eo , qui ait : Ecce ddeo ut nubem iniquitates tuas* Hom. 17. fa Lucua. Tom. 1. Ed. Frobeu. p. 262, .

(2) Contteanfar shiguli deQctum suum , dum adhac qui deliquit ia gaeculo est , dum admitti ejus confessfi potest , dum satiafoctio apud Do-* minum grata est* Senn. de Lapais. Ed. Frobeu. p. 226.

(3) Qu» fefellerat hominem , Deum seosit ukorem, Edit. Frobeu. pag. 295.

(4) Quàm multi qootidiè pœnitentiam non aeentes , nec delicti sui tonscientiam confitenles , îmmundis «pmtibus aaimpleotur l Serm. de Lapais. Éd. Rigildi. p. *<& ' " "

de Bien qui voit tout, qui pénètre tout, et k qui rien n'échappe de tout ce que la dissimulation voudrait couvrir ?

Mais 9 dit Kemnitius , saint Cyprien loue la grandeur de la foi de ceux /qui s'accusaient d'avoir eu la seule pensée de sacrifier aux idoles, sans en être jamais venus à l'effet, par con-* séquent il ne fait pas à tout le monde une obligation de déclarer ses pensées criminelles (1 ). Belle conséquence ! Saint Cyprien voulait porter les fidèles à découvrir leurs mauvaises actions i même les- plus cachées, et il les animé par l'exemple de ceux qui déclaraient jusqu'aux pensées les plus secrètes de leur cœur : s'il les loue sur ce sujet , ce n'est pas pour leur en faire un mérite de surérogation , mais pour leur en faire un mérite d'obéissance; car il ajoute incontinent qu'ils en avaient usé ainsi , sachant bien qu'on ne se moque pas de Dieu impunément; ce qui fait assez connaître qu'ils n'avaient pas cru pouvoir s'en dispenser (2). Et il ne sert à rien de dire, comme fait encore Kemnitius t que si les pénitents croyaient devoir s'accuser de lia pensée de sacrifier aux idoles, c'est parce que cette pensée avait rapport à un péché public , dont elle pouvait aisément devenir la cause, car par la même raison ils auraient été obligés également d'accuser les pensées

(1) Tom. I • pag. 54*. p. 30,

(9) 0a*ûto et ' fldé majores et timoré meliofes sunt, qui quamvis nallo sacrifiai aut Ityielli facinore, constricti , quoniam tamen de hoc cogtiaterunt , hoc ipsnmàpud Sacôf dotes Dei dolenter et sirapliciter confltentur... Scientes .'scrîplum esse : Deas non irridetur. Serin, de Lapsis. Ed. Frobcn. p. Î26.

SUa LA ÇONFXSSIOÏI SACBAMBSTBLLB. 133

d'adultère, d'homicide, de parjure, etc., puisque ces sortes de pensées ont le même rapport aux péchés publics , dont ils peuvent aisément der venir la cause. Kemnitius pose pour fait incontestable, que dans la primitive Eglise on ne se croyait obligé qu'à confesser les péchés publics et scandaleux ; comment peut-on appeler péché public une pensée qui ne se produit jamais au* dehors ? Quel scandale avaient* donné ceux qui n'avaient eu qu'une pensée interne de sacrifier? Trouvez- vous , Monsieur, les idées de Kemnitius bien justes et bien raisonnables ? ' Mais avançons , sans trop nous arrêter aux chicanes de ce ministre.

Lacjtanca, qui a écrit sur la fin du troisième siècle , nous avertit de ne point tenir notre cœur couvert et enveloppé , ç'e$t-à<-dire , comme il l'explique lui-même, de ne garder dans le secret de notre conscience aucun crime caché sous le voile de la dissimulation. U voit dans la circoncision des Juifs la figure de la confession , qu'il regarde comme la circoncision du cœur, dont les prophètes ont parlé, ce Dieu , dit-il, qui par ce une bonté infime nous a fourni tous les ce moyens nécessaires au salut, nous a tracé ce dans la circoncision de la chair l'idée de la ce véritable pénitence , afin que si nous mettons ce notre cœur à nu , c'est-à-dire si nous confies-» ce sons nos péchés pour satisfaire à Dieu , riou$ ce obtenions de lui le pardon qu'il refuse aux c< pécheurs opiniâtres et dissimulés ( 1 ). »

(1) Pœniteotiam nabis io illl Circumcisione proposait, ut si cor nu*

134 QUATflîÈMB LETTRE,

Faites réflexion , MofcsieuT , je vcMte prie , sur ce passage; poumons -notte èfc désftar tm pltfe clair ? Poinrrîoiià-ricms rien trouver qui nous fit mieux entendre l'obligation de confesser nos péchés les toltis secrète? -J-

fcaiflt Basile * iriort eh 378 ; dît «il temiâ exprès^, ce qtiû ^iséëèsteitë de èdnfeiser sëà a péchés à cefcT qftti Ohtregti là dfoperi<*atfcm « des mystère* de Died (1): » Or qui sont Éëfci* & qtii la di$peû3âtibri dès Mystères à été confiée , sinon les prêtres ? Que voudriez • MôiîsiètUr ^ de j»lds formel, et de pins opposé arix prétentions de Kenffiitto»?Qùe ce mifcisfre nous dise maintenant : ce II est bon , il est àvàtite^étix de tt confesser les péchés <jui chargent le pins ce la< conscience, polir demander conseil #ij u prêtre ; on ponr en recevoir quelqnè instruis ce tion (2). » Mate ce n'est pas lft ce qàé dit saint Basile : ce Père âséure, cjpli est nécessaire, nècessarium est , a^y**»»; Qne le ministre dise encore , ce qu'il né s'argit là que de la confession ce faite en termes génératix , par laquelle oh «c s'avoue pécheur et coupable (#). *> Mais d'après saint Basile là confession doit se faire , afin qufe la pénitence puisse être proportionnée à là qualité du péché (4). Or cbftmièfrt le tfriêtrte

dafferiÉrar, id <est f s( peccata mutra eonfessi satis Dea fecerinras, veuiam oooMqaamar^qoaBCOfttajnacibaB et admisse «ua celantibus denegantur. Lib. 4. dW. Just. T. 3 Biblioth. Patr. Ed. Colon, p. 580.

(1) Nècessarium est ■confiteri iis , quibus crédita est dispensatio mjsteriornm j)eî. Régula 988* T. t. Ed. Paris, p* 788.

(S) Pag. 344. N. 80. — (3) Pag. 344. N. 50.

(4) Quoniam conversionis modus débet esse accoraraodatus. Régula 223. Tom. t. Éd. Paris, p. 728.

SUR LA COmSSSIOlf SACBABVKTOLLB. 133

poomht-il proror^nher la pénitence, ^il»^ pas nnb connaissance exacte do péchë ? fi dit encore y « que comme on ne fait pas bonnttttré « les infirmités du corps à tons indifë&iiiméii^ et **ais seulenient i ceœc qui savent les gûéftr, « sluisi nç doit-on faire la confession de tes « pécfréà qu'à oeiix qui peuvent y apporter re^ ce lâède /1). » Mais jltonsie tir ^ se contentet-bn de ai» «n général qu'on est malade? nVi-on pas soin de spécifier tons &e$ maux au médecin » afin qnSL poisse y appliquer dès ré* mèdes convenables ? On sent donc parfaitement qne la peaisée de saint Basile est d'eadge* du$& nitent qu'il en use de même envers tojnédécitti de fconA*nèret c'est là jpstemeçnt L'avis que séant Grégoire de Nysscf j fi*?e devint Basile^ dohn$ aux pénitents : it Découvre* baitHment y dit-il Y ce à votre père spfrftxttl^ total «e qtte Vottfr aire* ce de plhs secret \ fadtèsJui cfOfu&ttbe le fond ce de Votre cœur y comme Vous montreriez à un a inédecin vos plaies - cachées (2}v >x ~>

f^dussftons-nous pas^autres témoignages sw la4técessité.dWe confession détaillée 5 en fandrait-il davantage pour confondre Kemnitius 7 Mais , Monsieur, nous sommes beaucoup pltwr riches en passages , que cet auteur ne Se lvest figuré; ceux qui me restent à produire sont

(I) Omninô în rwccatoram donfessione eadefo Vatîo ^t , v^»Makd^u apèrtiône vitiorum corporis. , de. Klegùla îfc$. Torçf. *'• Mît. WHfe' r*g. 708. ' '."* -11'

(9) Audaclcr ostende illi , quae surit recondila animï àrcana , tanquam «railla ruinera medico reiegc, Tn oraliôrie rh taûlierem p&catrk&b. T. î. Ed. Paru, apud iEgid. Morcl. p. 157. ?" v

1 36 quàtmémb lettre.

encore plus concluants , et qu'il faut on qu'il ne nie les ait pas connus-, on qu'il ait fait semblant de les ignorer , ou qu'il n'ait pas voulu en sentir la force,

. Saint Ambroise dit ce qu'il a été ordonné par ce le Seigneur d'admettre les plus grands pe-r ce cheurs à la participation des biens célestes ,. ce pourvu qu'ils fassent pénitence de leurs péchés « par le repentir du cœur, et la sincérité de la ce confession (1). » Remarquez, s'il vous plaît, Monsieur , la Condition que le Saint exige comme nécessaire pour être rétabli dans les droits sa* crés : il faut que le pécheur manifeste ses péchéà par une confession humble et sincère* Prétendrez-vous qu'il s'agit là de péchés publics et de confession publique? Mais il est aisé de vous faire voir que saint Ambroise demande également l'accusation des péchés les plus secrets ; car il dit au chapitre 1 6° de son Livre de la pénitence, que celui qui fait une exacte pénitence de s^s péchés cachés, ne reçoit pas pour cela les avantages de la réconciliation , s'il n'y est rétabli par le Jnini&tére des prêtres (2). Mais pourquoi avoir recours aux paroles du Saint , lorsque nous trouvons dans sa conduite une preuve complète dé cette vérité ? N'est-il pas dit dans sa vie, qui a été écrite par Paulin , l'un de

(1) Ergo evidentissimé Domini prœdicatione mandatum est etiam gransnini criminis reii » si ex toto corde et manifesta coofes&ione peccati pœnitentiam gérant , Sacramenli cœlestis graliam refundendam. Lib. 2. de Pœoit. Cap. 3. T. S. Ed. dot. Paris, p. 420.

^ (S) Si quia occulta crimina habens propter Christum studiosé pœnitentiamegerit, quomodo ista recipit, si ei communio non refunditur? Lib. l.dePœnit. Cap. 16. T. S. Ed. nov. Paris, p. 414.

ses diacres , et par conséquent auteur contemporain , qu'il répandait beaucoup de larmes en entendant les confessions des pénitents , et que par là il les obligeait à pleurer avec lui ? l'auteur n'ajoute-t-il pas que le Saint gardait un profond secret sur tout ce qui lui avait été confié, et qu'il ne s'en entretenait qu'avec Dieu seul pour implorer ses miséricordes (1) ?

Ce que nous lisons dans une Exhortation à la pénitence, de saint Pacien , évéque de Barcelonne, n'est-il pas également fort pour faire sentir qu'on exigeait des pénitents au quatrième siècle les mêmes dispositions qu'aujourd'hui? Ce saint évéque ne les conjure-t-il pas par celui à qui les choses les plus secrètes sont connues , de ne rien cacher, « de ne point voiler' leur <c conscience blessée (2) ? >* Ne se plaint-il pas de ceux qui s'adressent à des prêtres ignorants ou peu instruits , dans la vue de les sur* prendre (3) ? Ne dit-il pas qu'il y en a qui confessent bien leurs péchés et les expliquent assez soigneusement, mais qui refusent de se soumettre aux exercices pénibles de la pénitence ? Il les compare aux malades qui appellent le médecin et lui découvrent fidèlement leurs plaies , mais qui négligent d'y mettre l'appareil > et n'exécutent point ses ordonnances (4).

(1) Ita flebat , ut et illos ilere compelleret.... Causas autem criminum , quas illi contitebantur, nulli nisi Domino soli apud qoem intereedebat#r loquebalur. In vita S. Ambros. Ed. Froben. p. 10. ■ i

(8) Desinite vulneratam tegere conscientiam. la Pawenesi ad Pceait» Bibliolh. Pat. Tom. 4. p. 516.

(5) Quid faciès , qui decipis Sacerdotcm , qui aut ignorantem (aliis , aut non plauè scientem ? Ibidem. '«j

(4) Nunc ad eos scrmo sit , qui bene ao sapienter ruinera sua conO-i tentes , quœ vulnerum mediciua sit, non novcruni. Ibidem.

136 QUATÎliÊMË LËTTRB.

Venons â saint Âugàstih, dont l'autorité vous payait aUs^i bieri ^àîlbtis taéritéi' ûtèk égards particuliers, té fedht dôctettt tyMMil! lions marquer plus clairement la ttécëssité #b confesser ses pèches là* plus iiebtëts ati* pi^s y que par les paroles suivantes • tirées de Sa <jta^: rahte-netivièriie homélie r « Que pefc-sbittiè ne ce dise, Je fais pénitence eh secret et devait a Dieu; celui qui ràfe pahîbhne cbhnàtt là pê* a nitencé dé ïfcbh écéti^ Î Èh quoi ! est-ce dëjfc c< ètt vainque Jésus-Chbist à dit à Ses ApOttëàf et et 4 leurs successeurs , Tout té <jùetà0dt délierez shttatèrtë, s&à délié dtinfle CfeZ? €k est-ce eh tâfa qtlè lés clés ont -été confiées à et TEglisé? prétendons-nous frustrer l'EVatigUè c<t de soi! effet ? rîendrons-hous vaines lés parolëir ce de Jê^ùs-ChriST ? osèrons-notos prohièttirè ce à qu'il refuse (1) ? >* C'est pour cela c^Uajbfcrtè dans Thomélie suivante, qu'une "aine chargée' de péchés mortels , nia point de saint à espérer v sans le recours au* clés de l^glise(2)/OHl è&ï aisé de voir, que pahni les péchés mortels dôiitil fait le dénombrement, plusieurs sont des péchés secrets et cachés qui ne viennent guère à la cbnn naissance du ptkblic. Il veut donc qu'un péchetifr résolu sincèrement à se convertir , aillé trôùvei?

(1) Nemo sibi dicat , Occulté ago , apud Deum ago ; novit Deus , qui mifei ignoscit* quia ia corde ago ; ergè aioé causfi dictuip est « Qœs. solveritis in terra , soiota erunt in oœlo ? ergè sine causa tùnt claves data* Ecclesiae Dei? frustrâmes EvangeliUra Det J froflramus wrba Ckrittf t promittiiaus fobis quèd iiie negat? Henu 494. Tonu 10. Ed, Froben. pag. 549.

(S) Implicatus tam mortiferis peccaterum viheulis detreelat canfogere ad claves Ecclesiss , etaudet sibi salulem aliqùam prilictri? Uoa. 50. Teui. 10. Ed. Frobcn. pag. 559.

SUR LA COKPESSIOïl SACBAMBUTBLLS* 430

à l'instant même les prêtres éhargéà Ûtit M* nîslère des clés , pou* leur etfpOëer Tétât de sa éohsciefcce , et apprendre d'eu* ta âàtfafàbtfoà convenable & ses péchés (1), prêt; s'il fcdotiné du scandale, à le réparer par une (confession publique , selon Yàvià du dépositaire dëS éectet* de sa conscience. *

Saint Léon, mort environ trente ans atprès saint Augustin , a le pretaier retranché k coft-^ fession publique dans l'Eglise latiiie, pou? lie cbùservër que Itisàge de Paccfcsïltioh :* 4ec*ètë faite au prêtre; d'où il résulte <jue là confession publique était une affairé de discipline sujette au changement, et que là nécessité de se faire absoudre pat ion prèée , àpî&& lui iiïôi? déclaré ses péchés , a toujoriri été regardée côrtime lof* variable. Vbtei les paroles de té ghattd papé'i ce Je défends , dit-il 9 de faire réciter éti public « la déclaration que les pécheurs àtiroiit faite ce de toutes leurs fautes en détail et par écrit; ce il suffit de découvrir aux prêtre» par une fcoricc fession secrète les péchés dont on se sent ce coupable. Us sont louables, sans doute, ceux ce qtd dans là plénitude de leur foi ne craignent a pas de se convrir de confusion devant les ce hommeà , pàïCe qu'ils sont pénétrés dMne ce crainte salutaire eûtets le Seigneur; cepence dant, comme parmi les pénitents il peut et s'en trouver qui appréhendent à juste titre de ce publier leurs péchés , il faut abolir une cou- Ci) Veniat ad Antistites , per quos illi claves in Ecclesîâ ministrantdr. Hom. 50. Ton*. 10. EdiU Froben. j»g. 559.

ce tome si blâmable , de peur que plusieurs ce ne se privent des remèdes de la pénitence , ce soit par honte , soit par crainte de découvrir c< à leurs ennemis des actions dignes d'être, ce punies par l'autorité des lois : car elle est • a suffisante la confession faite premièrement à ce Dieu , et ensuite au prêtre (1 )„ » Vous voye», assez , Monsieur , par ces paroles , ce que saint Léon a jugé d'une pratique absolument nécessaire, ce qu'il a regardé comme de subrogation , ce qii'il a condamné comme une superfluité dangereuse,

Finissons par saint Grégoire-le-Grand ; car je ne dois pas multiplier ici les citations à l'infini , ce serait trop vous fatiguer. Ce saint pontife , qui a gouverné l'Eglise, comme vous savez, sur la fin du sixième siècle , nous a tracé dans la résurrection du Lazare une figure admirable de la conversion du pécheur; rien de plus propre à nous faire comprendre sa pensée : ce Tout pécc cheur , dit-il, est enseveli dans le fond dq ce tombeau , tandis qu'il retient ses péchés dans ce le secret de Sa conscience; mais le mort sort ce du tombeau , lorsque le pécheur confesse ce. de son propre mouvement ses iniquités. 1\ c< est dit à Lazare, Sortez du tombeau , comme ce si l'on disait à tous ces coupables, à tous ces ce. morts spirituels : Pourquoi gardez -vous vo$ ce péchés cachés dans votre conscience? Sortez ce du sépulcre par la confession, que le mort par

(1) Sufficitillaconressio, qua> primùm Dco offorlur , lum oliaw Saeçr- 4oti. Ep.N136. Ed. Qucncl. pag. 356.

SDH LA COBFESSION SACBAMRUTELLE . 141

u tinsse au grand jour t c'est-à-dire que le pé- « chenr confesse sa faute; alors il pourra être « délié par le ministère des prêtres , comme « Lazare fut délié par les mains des disciples « du Sauveur(l).»

Ici , Monsieur , saint Grégoire parle de tous les pécheurs coupables de péchés mortels , omnis peccator, cuilibel mortuo inculpa ; il parle nommément de ceux dont les péchés sont cachés, introrsùm latet, in suis penetraiibus occultatur; il soumet tous les pécheurs à l'obligation de se confesser , puisque ce n'est qu'à ce prix qu'ils doivent être déliés par les prêtres , venientem foras solvant discipuli.

De quoi servent donc ici toutes les distinctions de Kemnitius ? et à quoi aboutissent les neuf espèces de confessions différentes qu'il a imaginées pour se tirer d'intrigue ? en eût-il imaginé trente autres, de quelle ressource tout cela lui serait-il pour éluder la force des passages que vous venez de lire ? ne sera-Nil pas toujours vrai de dire que les Pères des premiers siècles ont reconnu une obligation stricte et indispensable de confesser tous les péchés mortels, même les plus secrets, non-seulement à Dieu , mais aussi au prêtre ?

(1) Omnis peccalor , dura cnlpan introrsùm latet, ïa nù penetnlibua eum peccalor neqniila» to*p *ponlâ

im iiura coiucÎPMî-ii

iili.ilur; Bed rootiHiu «*■'" [Uelur. Laiaro»f|i ■■■

Lperlécaïlibej mortoo in colpa dû. ,

intra cotucienliam «bacondiiî lofas jam ppr confession uni rfrrr

larofautt

Je sais , Monsieur , ce que vous allez m1ob* jecter: vous prétendez , sans doute, avec Kemnifius, qq$ si pous. 37011$. des pères favfrr râbles à nptre cause (car il {est resté à cet autpuf encore assez de bonne foi .pour ^osep en <Ji$r conyej^r (t ) ) , *J.«i est d^tres ^ns»^^lpwpnt contraires à fips prétentions , çt vans jiç prçqf qrçew pas dç ftpu^ ftpp^ep îjpmw^ent *m\

c^WWm**m 4 W rtW!?^ en^oits ^ffîMft s'être ffppmg cfc WW**TP à faire firpire qtfjj spflft *tjl pénitent dç gç ponfesser fapm spql. f Ijfci?, Mopsiçj^*,je vops prie de rem^rqqçf 1° lT?e P8* k confession faite au prêtre, on eptencl aussi fort bien la confession faite à Dieu , pu$9* que le prêtre tient la place de Dieu f et que c'est Dieu qui par le ministère du prêtre absout JLç pécbeur» (C'est dans ce sens qp'Anastase de Sina $it : ce Confessez vos péchés à Jésus ÇJirisf ce par le prêtre (2). » C'est dans ce sens qoi} faut entendre la formule de saint Fulgençç ; ce Je me confesse à vous , Seigneur , Père dq « çiçl et de la terre (3) , » quoiqu'il y soif marqué que la confession se faisait devant lç prêtée yÇorqm hoç saçerdote; ainsi les passage de saint Chjrysostôme , qui semblent marque^ que la confession faite à Dieu suffît , n'excluenj pas celle qui se fait au prêtre.

(1) hnenhuitar apud Teteres tentent» dariores inclinantes ad neces* ntatem coofcttion». Tom. 1. Exam. pag. 353.

(S) Confitere Chritto per Sacerdotem peccata tua. De sacra Sinaxi. In Actoario. P. Combesia. T. i. Edit. Paria, apud Ant. Bertier. p. 880.

- (5) Conflteor tibi , Domine » Pater Cœli et terne. In Sacrant. S. Greg. Ed. Menard. Paris, p. M6,

SUa LA GOlfRBfiOH SACRAMENTELLE. 143

Jç vons prie 2° f\e remarquer la circonstance pft 9e trouvait 3 • Chry^ostAmei il succédait ^ If éclaire ^ patriarche fl? Gpnçkptfœpple , cpi #y ait çbpli dan* */pn Eglise Jji. pépitenpe «£ fc çfcn, fessipp pt&lique;Til a dpijç (}û intéresser vi- I^n^eoit 4 justyfieir et à n#p*tenir les acte* de son prédécesseur. jG'ept 4#tf cette ypq qu'il dit ; cf Jp i>e vqug exposa pa$ W plçiji tihqâtre, j$ c* r*n? prétends pas qqç youj* serviez 4? *peçtaçlç fc ,#p$ homme? ^n Ififut . OT)fefFM(t ?qs dé§pi;«f « dres* décftRyrs^Toqs £ Dliw, wsnfcr^yçw ot & -celui qpi açjroqs reprochera pas vos dé?è? fi tgleipei^s^ fla^s ,qu* &s giœrira (1). » Qr trouva vdai>* jçe, Père plusieurs p^ssa^eg geipblar Uesf qw,,s«is çxçferg 1» «(»f#ssifia faite. .4

IHerçptp te pr&w* ded«|Wife f oit 4pi»tite Jb fipnfesgioi» fefte eçprésgftgg de twoios, wkm

$ÇIW assewW*p. r , iv/ ^r- .« . V -

a? Remarquer * <rïl vpp* fiait rqpfl 1^ Saipf avait fort à cqwv la pratique de l'examen $e

cowwme y £t qu'ij • p exhortait «es ^udùeupef 4

tonte occasion. Or il est bieij $$r qpB$.*te?W cet esamçn ç'çst défait Bieshseul qutofl fe^l» revue d<? sçs pçpbé$ , c'e^t à pieq s^al qtforç lp$

f^emhçi: des remèdes propres i^ gn^rif ^ps rp^ sèves. Aussi est-ce de eçtt^ ^napère quîl faitf interpréter les paroles de Ja seconde honxélie $pr le-çkigaantîèaue psapme : ce Si vous avejç cç peipe à déclarer YQs , péchçq , aux hommes ^

(i) Hom. S.deincomf^fhens. NaLdifin*. Tom. 5. apud Hugonem. pag. 1195.

iH QUATRIÈME LEtTBfi.

ce dites-les tous les jours dans le fond de Votre te âme; je ne vous dis pas de les dire à celai « qui comme vous est seràteur, afin de recevoir « ses reproches; dites-les â ÎWeu , afin d'obtenir ce votre guérison (1). » Que penser ici de Kemnitius, qui nottë reproche de négliger la confession1 faite, à Dieu , pour ne nous attacher qu'à des aveux faits à l'homme ? Qu'est-ce donc que l'examen de conscience , sinon une confession faite à Dieu ? La pratique de cet examen est-elle plus en usage chez vous que chez nous ? Qui pourrait se le persuader? D'ailleurs le prêtre ne dit-il pas tous les jours à la messe , et tous les assistants avec lui : Confiteor Deo omnipo* tenti) Je me confesse à Dieu tput-puissant , et n'est-ce pas par ces paroles qu'on a coutume de commencer sa confession en se présentant au prêtre ? Il faut en vérité que Kemnilius ait été bien de loisir , pour s'amuser à des reproches aussi fnvoles ; plais achevons d'éclaircir les dit* ficultés qu'il nous forme sur les expressions de saint Chïysostôme.

Remarquez donc en dernier lien , s'il vous plaît , Monsieur , qu'il n'y a aucune obligation de confesser les péchés véniels , parce qu'ils ne nous privent pas de la grâce de Dieu. Il est très sûr qu'on peut les effacer par la confession faite à Dieu seul , par les gémissements du cœur et par d'autres bonnes œuvres ; c'est de ce» péchés que parle le saint docteur , lorsqu'il dit qu'on peut approcher de la Sainte Table,

(1) Tom. 5. apud flugonem. pag. 154. ,

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après avoir réformé devant Dieu les défauts intérieurs de sa conscience. Et si d'ailleurs Ton prétend que saint Chrysostôme reconnaît dans la confession faite à Dieu seul , la vertu d'effacer même les péchés mortels, nous prétendons bien l'y reconnaître aussi , lorsqu'elle est accompagnée d'une contrition parfaite , et d'une volonté sincère de se confesser au prêtre à la première occasion. Qui doute de plus que cette confession faite à Dieu ne soit, comme la prière, le jeune , l'aumône , et d'autres bonnes œuvres, une excellente disposition à la réconciliation , un remède très salutaire pour se corriger de ses péchés, et de plus un moyen très propre à expier les restes des péchés, je veux dire, à acquitter les peines temporelles dont on se trouverait encore redevable à la justice de Dieu , après avoir obtenu la rémission de la coulpe du péché? c'est là tout ce que le Saint a voulu dire dans les passages allégués contre nous. Vous voyez, Monsieur, que nous ne manquons pas de solutions pour y répondre ; en 'voilà de plus d'une espèce , il n'y a qu'à les appliquer ; elles Sont d'autant plus solides , qu'il ne saurait d'ailleurs y avoir aucun doute sur le sentiment de ce Père par rapport à la nécessité de confesser ses péchés en détail au prêtre.

Ignoreriez-vous , Monsieur, vous qui savez tout , ignoreriez-vous la différence que ce saint docteur établit entre les prêtres de l'ancienne loi , et entre les prêtres de la loi nouvelle ? Ne dit-il pas ce que ceux-là avaient seulement le ce pouvoir de déclarer la guérison de la lèpre

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ce au lien que ceux-ci la guérissent effectivece ment (1). » Comment accorder ce langage avec le principe de Kemnitius? Gomment prétendre avec lui que le ministère du prêtre se borne à déclarer le bienfait de la réconciliation, et non à prendre comme juge connaissance de la cause (%) ? C'est sw ce principe qu'il établit la dispense de sç confesser en détail ; mais ce principe étant déclaré faux par saint Çhrysostôme» comment peut-il chercher à s'appuyer de Tau-* torité de ce Père ? Ce saint docteur n'ajoute-t-il pas dans le même endroit c< que Dieu a donné ce aux prêtres un pouvoir qu'il n'a pas accordé * aux Anges , ni aux Archanges ; car jamais il ce n'a dit à ces esprits célestes : Les péchés que ce vous remettrez seront remis (3). *> Mais s'il . ne s'agit que d'annoncer le, bienfait de la réconciliation , pourquoi un Ange ne pourrait-il pa$ s'en acquitter aussi bien que U prêtre ? Et quelques lignes plus bas, le Saint ne dit-il pas ce que ce le Père Eternel a donné à son Fils la puissance c« de juger dans toute son étendue ?» Or , dira-t-on que le Fils n'est pas véritable jpge ? Comment donc peut-on disputer cette qualité aux prêtres t s'il est vrai * selon saint Çhrysostôme , ce qu'elle leur ait été communiquée par ce Jésus-Christ , sans aucune réserve (4) ? » et

(i) Kl v&b Sacerdotibus noatris nop corporis lepram , verum animas soldes p Aon dk» purgatas probare , sed pargare prorsùs concessnm est. Ub. 3. <tefcw*rd$U T. ^tpud Hraottem, p, 509U

(2) Tom. 1. exam. p. â56L N, 40.

(3) Quant potestatem Deii», neque Aftge1iét neque Àrchangelis datant esse voWit » qtçue. enjim ad ill#s cfctiuit est : Qiiaâoumque alltgaxejriti^» etc. , Ub. 5. deSacerdot. T. 5. api^d Huçonem, p. 5Q8.

(4> Pater omnirariamFît^pot4tâten> dedif, cseterum video eandem omnifariam ^tsjstalcm â Deo Filio il lis Iradilam. Ibidem.

SUa LÀ CONFESSION SACRAMENTELLE. 147

si les prêtres sont véritables juges, comment jugeront-ils , sUs ne se sont instituts de ce qui doit faire la matière de leurs jugements ?

Mais pourquoi chercher dans les principes du Saint la preuve de la nécessité de se confesser en détail aux prêtres , puisque ses paroles marquent si formellement cette obligation. ? ITesâge-t-il pas ce comme le premier des devoirs ** de la pénitence , qu'on condamne ses péchés, « et qu'on les confesse (1)? » Et pour faire voir que c'est au prêtre qu'il faut les confesser, rfajoote-t-il pas un peu plus bas , qu'il faut rendre aux prêtres le respect convenable, parce que c'est & eux à remettre les péchés? fTexhorte-t-il pas les fidèles à faire une confession sincère pendant la semaine sainte , en leur représentant la commodité àù temps pour déclarer leurs péchés au prêtre , et pour découvrir leurs plaies au médecin spirituel (2)? Ne dit-il pas ce que l'Evêque , ou celui qui est chargé du ce soin des âmes, doit entrer dans tous les recc plis du cœur par une exacte recherche , ne ce rien laisser échapper, et prendre une conce naissance entière de toutes les maladies , ce pour leur appliquer des remèdes convenace blés (3) ? » Ne se sert-il pas de l'exemple de

(1) Medicamentum pœnitentiœ confidtar primo condemnando , et confitendo propria peccata. Hom. 9. in Ep. ad Heb. T. 4. apud Hugonem, 393. b.

(2) Facienda diligens et pura confessio. Hom. 30. in Gènes. T. 1. p. 50. b. Per illud tempos possumus peccata conEteri » rainera Medioo oHendere , et sanitatem consequi, p. 51. b.

(3) Itaque nihil horum relinquendom est, qood non probe excntiajj atque examinet Episcopus , tum demum illum oportet remédia congru^g apte , accommodaté aflerre. Lib. 2. de Sejoerdot. T. 4. apud Hugoném, pag. 500.

la Samaritaine , pour exhorter les fidèles à ne pas rougir de confesser leurs péchés ? Ne leur dit-il pas , ce que s'ils manquent à déclarer leurs ce péchés les plus secrets , ils n'éviteront pas la ce honte d'une confusion publique , devant le c< monde entier, an jour du jugement (1)? » Quoi de plus clair que tous ces témoignagnes? Comment donc Kémnitius a-t-il osé soutenir que la confession, auriculaire on secrète a été abolie du temps de Nectaire et de saint Jean- Chrysostôme , pour en tirer une fausse conclu* sion contre la divinité de son institution (2) ? Quand nous compterions pour rien tout ce que nous venons de voir de saint Chrysostôme , Sozomène , qui a suivi ce Père de fort près , et est mort vers le milieu dn cinquième siècle , ne pose-t-il pas pour principe incontestable que, pour demander et obtenir le pardon de ses péchés , il faut nécessairement les confesser au prêtre (3)? S'il était vrai que Nectaire et saint Chrysostôme eussent supprimé la confession secrète, comment Sozomène eût-il pu trente ou quarante ans après la suppression prétendue, tenir un langage si contraire à la pratique et aux règlements faits par les patriarches de Çonstantinople ? Peut-on nier que la confession secrète n'ait été en usage parmi les Grecs

(t) Errata sua in médium abducant , nisi velint in die ilIÂ horrenda universo orbi ea manifesté patere. Hom. 33. in Joan. T. 3. op. 36.

(2) Tom. f . pag. 349.

(3) Cum in petendA veniâ peccatorum necessariô confileri oporteat , grave ac molestum ab initio jure merito visum est Sacerdotibus tanquam in thealro circurnstaute totius Ecclesiae multitudine crimina sua evulgaro. Lib. 7. îlist. C. 1 b. Edit. Valesii,' p. 726.

aux sixième , septième et huitième siècles ? Les passages d'Anastase de Siiia, et de Nicêphore,

farde des archives , que j'ai cités , et le canon 02 du concile de Constantinople , nommé in Trullo (1 ) , ne le démontrent-ils pas clairement? Qu'on nous dise donc , qui a rétabli la confession parmi les Grecs , si jamais elle a été abolie chez eux? on si Ton ne peut en nommer le restaurateur , qu'on cesse de prétendre qu'elle ait jamais été abolie.

Lors donc que Socrate et Sozomène nous apprennent que Nectaire permit i chacun d'approcher des mystères selon le mouvement de sa conscience , ils ne prétendent pas dire qu'il fut permis indifféremment à tous les fidèles de se présenter à la Sainte Table , sans s'être auparavant soumis au jugement d'un prêtre par la confession : ils veulent dire seulement que les pénitents furent dispensés de se présenter dorénavant devant le tribunal de la pénitence publique ; que chacun consulterait sa conscience; que ceux qui se trouveraient sans péché mortel, pourraient en toute sûreté participer aux saints mystères , et que ceux qui se sentiraient coupables de quelque péché grief, auraient la liberté de s'adresser a un prêtre selon leur choix pour se confesser , sans être obligés de comparaître devant le juge établi pour administrer la pénitence publique.

C'est là tout le sens des paroles de ces de historiens, qui, comme vons voyez , JWonsmi

(l)Torn. 6. Cwnc.Ulib. p. 1195.

ne donnent aucune atteinte à la nécessité de la confession, quoi qu'en poisse direKemnitius. Mais il est temps de passer au troisième article. Je crois en avoir dit assez sur le second pour nous assurer les témoignages de l'antiquité, et faire voir l'inutilité des distinctions que le ministre de Brunswick a mis en œuvre. pour en éluder la force. Reste présentement à examiner la nature de l'obligation que les Pères ont reconnue.

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