‹ Lettres de Silvio PellicoChapitre 38 sur 103 · V. On peut dire que Teresa est un personnage d'in · texte numérisé non relu

V. On peut dire que Teresa est un personnage d'in

1 M.Nicomède Bianchi, de Modène, à qui nous devons celle leltre, à lui adressée (comme aussi l'autre en date du 19 août de la même année), ala bonté de nous communiquer un fragment d'une lettre qui lui fut écrite par Giambattista Niccolini relativement à V Ortis, fragment qu'on aimera à rapprocher des paroles de Pellico sur ce livre :

« Leoni de Parme a écrit que j'étais le Lorenzo de V Ortis ; mais ce n'est pas exact. Le roman de Foscolo avait paru avant que je le connusse lui-même. Lorenzo est un personnage d'invention comme la Teresa, en qui beaucoup de dames ont cru reconnaître leur portrait. La première édition de VOrtis est très-rare ; Foscolo en détruisit le plus d'exemplaires qu'il put, regardant cette œuvre comme indigne de sa noble intelligence, parce que c'était une imitation trop manifeste du Werther de Goethe. » {Note de l'Editeur.)

vcntion; seulement Foscolo aimait alors ime dame du nom de Teresa, mais dans d'autres circonstances que celles du roman.

Pauvre Foscolo ! que d'amour pour la yérité, et que d'erreurs dans celte ardente intelligence ! il est difficile d'écrire sur lui. I.es uns lui refuseraient toute indulgence , les autres voudraient nier tous ses torts, et le faire plus héros qu'il ne fut. Il mérite l'éloge et le blâme, mais un blâme tempéré par la charité.

Je vous remercie de tout ce que vous voulez bien m'écrire d'aimable, et je suis votre très-dévoué serviteur.

A M. LE COMTE LUIGI, PORRO

Turin, 30 janvier 1840.

Très-cher comte Porro,

En commençant cette nouvelle année , j'avais compté parmi mes premiers soins celui de vous écrire, puis je n'ai écrit qu'à votre excellente Nancy, de qui j'ai de bonnes nouvelles. Ensuite j'ai laissé de côté toute résolution prise, pour travailler uniquement à lutter contre des paralysies et des fièvres qui ne me laissaient aucun repos. A présent, du moins, j'ai un peu de répit, et suis hors du lit. Mille remerciements pour votre chère lettre. Lorsque la comtesse Lalaing passa en Piémont, j'étais à la campagne, et je pus à peine lui rendre une visite. Le docteur Gaston n'y était pas, et je ne fis point connaissance avec lui.

La strophe dont vous me parlez fut précisément

écrite par moi pour la première fois dans l'une de mes prisons de Sainte-Marguerite, puis je récrivis de nouveau dans celles de Venise et du Spielberg. Elle exprime une vérité qui m'a toujours frappé et souvent consolé K

La Masino et son mari vous saluent. Mille choses k Castiglia, à Bachiega , à tous ceux qui là-bas se souviennent de moi.

Je vous embrasse du fond d'un cœur qui ne saurait ne pas vous aimer, ne pas avoir gardé mémoire des excellentes qualités qui vous distinguent. Aimez comme il vous aime votre ami Silvio Pellico.

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