‹ Lettres de Silvio PellicoChapitre 77 sur 103 · CCLXXXVI · texte numérisé non relu

CCLXXXVI

A M. SABBATINI.

Turin, 17 mars 1850.

Monsieur , Quoi(jue j'aie passé la soixantaine et que je ne me sente plus l'esprit disposé à lire des romans, j'ai pourtant lu avec de douces émotions votre Curato di Valdineve. Je vous remercie du cadeau et des aimables paroles que vous avez bien voulu y joindre. Ce petit livre est le précieux témoignage d'un noble talent et d'une belle âme. Je n'aurais pas voulu vous voir imiter si fort le Jocelyn; mais il y a aussi d'heureux changements , dans lesquels vous avez deux mérites : celui de faire preuve d'invention, et celui de corriger dans quelques parties le poëme français

dont j'ai parlé. De graves incoiiYenances de celui-ci, sous le rapport de la religion et de la morale, ont disparu dans vojtre ouvrage. — Agréez l'expression sincère de mes sentiments d'estime, et croyez-moi, etc.

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