VII. „I1 y ni a pas
Ici nous avons un phénomène psychologique accompagné d’un phénomène phonétique. — On peut dire en patois i (il) 7ii a pas. — Ce i ni a pas, par la jonction de i avec a, est devenu i nya pas. — Le y a été atrophié et l’on a eu in 7ia pas, et enfin dissimilation en mda pa, ida pas. Mais le mélange intervient. Le paysan ne sait pas que ni est pour ny et il ajoute un y, pour bien exprimer l’endroit.
„il y ni a pas.**
(VIII). „pour ne rien me laisser manquer.**
Tournure incompréhensible d’après la syntaxe française pour: ne (ne pas) rien me (à moi) laisser manquer.
En français on dirait: „pour ne me laisser manquer de rien.**
Mais le patois entend plus que cela , il y a deux phrases : „pour que rien ne me manque** et „pour que l’on ne me laisse manquer de rien.**
(VI). „Je te dirai que tu ma fait un grand plaisir d’avoir fait observer quil ait penser a moi.“
Ici, tout en remarquant la pompe, affectionnée par les paysans (cf. psychologie), nous pouvons noter cette phrase comme incompréhensible d’après la syntaxe française.
Trad. : „Je te dirai que tu m’as fait un grand plaisir en (me) faisant observer (cette phrase a un sens très-vague : elle peut signifier : en m’apprenant, en me faisant remarquer) qu’il a pensé à moi.“
11 y a des phrases qui sont inachevées, non seulement dans l’esprit, mais encore dans l’expression matérielle du paysan :