II. Je finit ma lettre en vous enbrassant de tout mon cœur
pere mère frère et sœur.
IV. Je fini ma letre en vous enbrassant de tout mon cœur et je suis pour la vie.^
C’est la formule que nous retrouvons dans onze de nos lettres.
Il reste à se demander si, somme toute, ce ne sont pas les lettres de soldats qui ont introduit toutes les formules que nous retrouvons dans les lettres d’ouvriers et d’ouvrières du village. — En effet, la lettre de l’ouvrier ne sort pas d’un milieu aussi cultivé, malgré tout, que l’école de la caserne; de plus le service
militaire donne plus de temps que la fabrique ou le service domestique.
Enfin nous avons la signature.
Elle est presque toujours précédée d’une épithète comme cher, dévoué, mais l’on voit que ce sont des formules apprises, ainsi par exemple, le soldat signe tranquillement ses lettres:
Votre cher fils.
Nous en avons terminé avec la partie formelle des lettres; qui, jointe à la partie purement patoise, purement hétérogène, diminue sensiblement le terrain de nos lettres. Les formules, comme nous l’avons dit, mangent au moins la moitié des lettres.