‹ Lettres de V. VoitureChapitre 27 sur 101 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

que, dans ses Réflexions sur la poétique, il analyse le talent de Voiture et le félicite d'avoir été un des premiers qui aient entrepris de retrancher le faux brillant des grands mots et l'affectation du grand style dans les vers. Pour nous, Voiture est un merveilleux poète, qu'on ne se lasse point de lire, tant sa forme est charmante.

S'il nous était permis de citer quelques-uns de ses rondeaux, stances, sonnets, chansons et triolets, il nous serait agréable de montrer combien Alfred de Musset était, dans sa poétique, imprégné de la lecture des œuvres de Voiture, et combien dans ses œuvres il l'imita souvent, jusqu'à reproduire non seulement l'allure des rythmes, mais jusqu'à des fragments entiers de ses chansons et ballades.

C'est une remarque qui n a point été faite jusqu'à ce jour, mais nous n'oublierons pas que le poète Voiture doit faire partie de nos Poètes de ruelles au XVIIe siècle, qu'il y prendra figure intégralement, avec sa Pompe funèbre, par Sarrasin, en appendice : alors nous pourrons présenter comme il nous convient cet aimable nourrisson des Muses, et montrer avec quel art et quelle aisance il fit revivre la manière de Marot, et devança, selon Sainte-Beuve, la manière même de Voltaire.

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