INTRODUCTION XXXI
dée Roux, dans son excellente édition m -8°, publiée chez Didot en i858, ne rien changer au travail de Pinchesne, et porter dans nos annotations, placées à la fin des volumes, tout le contingent de nos remarques et de nos découvertes.
Nous avons, en maint endroit, et comme il convenait, eu recours à ce précieux exemplaire m-40, de la cinquième édition de i656, conservé à la bibliothèque de l'Arsenal, lequel porte en marge des notes et commentaires manuscrits qu'on a reconnu être de Tallemant des Kéaux, et non pas de Huet, évêque d'Avranches, ainsi que le prétendait M. Soulié.
Nous avons, d'accord avec notre érudit éditeur, adopté le texte déjà revu et corrigé avec tant de soin par M. A. Leroux, sans laisser d'y apporter des corrections et modifications nouvelles; enfin, dans nos annotations sommaires, nous nous sommes efforcé de réunir le plus grand nombre d'éclaircissements et de documents curieux, donnant ainsi à cette dernière édition tout Vattrait d'une revision des plus châtiées, joint a un luxe typographique digne des bibliophiles modernes.
On rapporte que Mme de Sévigné, parlant de Voiture et de ses Lettres, souvent fort obscures, se serait écriée : «Tant pis pour ceux qui ne l'entendent point. » Nous reconnaissons bien là cet esprit de coterie et cette fierté d'égoïsme de la belle marquise; mais pour les lecteurs d'aujourd'hui, moins au fait que l'élève de Ménage des mœurs intimes du XVIIe siècle et des