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nouissement de l’art, à la renaissance, soit dû entièrement aux ‘procédés’ nouveaux introduits par les artistes Grecs qui vinrent vers ce temps-là s'établir en Italie. Le long travail du moyen-âge arrivait à maturité ; une multitude d'hommes de génie semblaient s'être donné rendez-vous pour naître à la mèême époque ; l'anatomie et la perspective devenaient mieux connues ; au mysticisme de Fra Angelico, Michel-Ange, puis Raphaël, dès sa première maniére;apportaient une plus grande serfection de formes. L’infusion soudaine de art grec ne fit que hâter ce perfectionnement de la forme vers lequel tant d'artistes de génie tendaient et qu'ils avaient presque atteint, Mais ce que cette infusion eut de bon en ce sens ne compense pas le mal qu’elle fit dans l'ordre des idées, de l'inspiration, L'art païen est venu toucher du doigt la chrysalide prète à se briser; mais, en hätant la délivrance de la fleur-ailée, il l’a blessée mortellement et a souillé l'éclat de ses brillantes couleurs. Pour ne parler que du palais des Ufzi, il est telles salles de ce palais, ornées de tableaux de la renaissance, que l'on s'est plu à appeler des ‘ sanctuaires, ” mais qui méritoraient plutôt le nom de lupanars tant elles contiennent d'œuvres lascives où s'étale le plus hideux matérialismo.
Florence était la ville de prédilection de Michel-Ange. C’est là qu’il a puisé l’idée de ces conceptions hardies qui ont fait de Rome ia ville artistique sans rivale au monde, Mi-
chel-Ange était à la fois architecte, peintre. et sculpteur, Comme architecte, il a transper le Panthéon d’Agrippa sur le faite de
aint-Pierre ; comme peintre, il a fait la grande fresque du /uyement dernier (laquelle, soit dit en passant, est fort détériorée et demande restauration) ; enfin, comme sculpteur, il a fait le Moïse de Saint-Pierre-aux-Liens, le chef-d'œuvre des chefs-d'œuvre.
Falardeau ne s'occupe plus de peinture.
Il est en ce mome.t absent de la ville, en partie de chasse, Sa maison, située au centro de la ville, est très-spacieuse, Sur un des murs de l'entrée principale, à droite, un marbre blanc porte l'inscription suivante, que je traduis de l'italien : ‘ Ce palais, qu fut la residence de Machiavel, a ete restauré par le chevalier Antonio Falardeau, en 1863.”
Madame Falardeau a la complaisance de me faire visiter le musée et Îles autres appartements de sa maison. Dans ua des cabinets d'étude, je vois plusieurs brochures canadiennes, entr'autres ln notice historiographique sur le deux-centième änniversaire de l’arrivée de Mgr. de Laval au Canada, par M. J, C. Taché ; puis les portraits de M. le curé de Québec, de M, l'abbé Racine, de M, l'abbé Casgrain, de M. Garneau, de M. Cauchon, de M. O'Kill Stuart, etc.
Théophile Hamel est le premier artiste canadien qui soit venu en Italie pour y étudier la peinture, Après lui sont venus Falar-
sut GE ou
deau, Bourassa, Têtu et Eugène Hamel. Antoine Plamondon, le doyen de nos artistes, avait, le premier, fuit le voyage d'Europe, mais il ne s'était pas rendu jusqu’en Italie. ()
Ce soir, avant de rentrer à l'hôtel et en revenant des Cascines, j'ai vu détiler une sorte de procession aux flambeaux qui passait sur le pont Santa Triniti. Je me suis enquis de ce que cela voulait dire; on m'a répondu que c'était des funérailles ! un'morte !....…
La Mort! Quelque beau que soit un pays, on y rencontre toujours cette suprême misère de l’homme.
Dix-septième Lettre.
Venise, hôtel royal Danieli, quai des Esclavons, 16 septembre 1873,
Quelle ville originale que Venise ! En récapitulant les quelques heures que je viens
(1) M. Henry J. Morgan, dans une brpchure intitulée : The plate British Americans have von in History, parle cependant d’un peintre canadien-français du nom de Blancours, qui, vers la fin du siècle dernier, aurait eu de grands succès en Russie. L'auteur ajoute : Blancours was the first Canadian who studied painting
in Europe, where he carried of a prize at one of the Acw domies.
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