ROB. MOREL A
Mon révérend Père.
J'ay leu avec plaisir le petit ouvrage que vous avez eu la bonté de me communiquer. Il m'a paru fort bon et digne de votre esprit et de votre piété. C'est un tissu de passages de l'écriture sainte, bien choisis et bien appliqués. Je l'ay montré à des gens plus habiles que moy, qui en portent le même jugement. Il y a, ce me semble, une faute de quantité à la première strophe de l'hymne des Laudes [?], où l'on fait brève la première syllable de poculo, quoiq[ue] elle soit longue. Il faudroit peut être changer ce mot. Au reste, je ne sçaurois assez louer votre zèle à honorer notre bien heureux père, et l'emploi que vous faites de votre tems. Si vous donnez ce petit ouvrage au public, je crois qu'il sera bien receu, au moins des confrères de Saint Benoît. Honorez moy toujours de votre amitié et surtout de votre souvenir devant le Seigneur, en que je suis [etc.]