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aliquis doctissimorum sodalium tuorum olim, dunt viseret Bibliothecam nostram, gustus ac speciminis gratia quaedam excerpere. Plura de hoc egregio nostra Codice in ipsa Defensbne mea invenies, qu£ cupiditatem tibi forte iniiciant, loca quae continet, ex versionibus Aquilae, Symmachi, Theodotionis ceterisque, tam Gr£cis quam Syriacis ac Samaritanis, deprompta cognoscendi, cum praesertim a Codicibus aliis, quibus tute usus es, pleraq[ue] illorum abfuerint. Ego ea tibi si volueris lubens excerpam, ac sine mora ut habeas curabo. Alia etiam in re, si tibi amicisq[ue] tuis prodesse potero nunquam patiar operam meam frustra desiderari. Domno Carolo Raœo salutem a me plurimam dici rogo. CL Guarini morte valde indolui. Quando huius Lexicon Hebraicum denique in lucem emittetur, peto a te, ut illud mihi significari cures. Eius enim viri gratia ac rogatu in sex numéro exempla pecuniam soivi ante plures iam an[n]os, et nunc valde metuo, ne ea exciderim, cum et mortuus ille sit vir optimus et adeo longo tempore post eius obitum nec verbum de operis editione audiamus. Vale, vir plur. Révérende atque Celeberrime, et me tui amantissimum amare persévéra. Datum Basileae prid. Cal. Dec. cioioccxxxiv.
A Monsieur Mons. Dom Bernard de Montfaucon, de la Congrégation de S. Maitr,
Savant illustre,
Reverendo Patri Do. BERNARDO DE MON- FAUCON, Viro doctrina et meritis Illustri, S. P. D. Jo. Christophorus Wolfius.
Bibliopola van den Hoeck, nuper admodum ad nos ex Anglia reversus, tuum, Vir Praestantissime, in me fratremqve meum studium, allatis etiam rerum argumentis^ testatum fecit. Quod ut grato animo uterque nostrum excipimus; ita ego iterum opem tuam, qvam in Libanio nuper praesentissimam expertus sum, implorare audeo. Excitavit me Bibliopola quidam Anglus ad suscipiendam novam Bibliothecae Photianae editionem. Vereor utique, ne humeri mei ferendo oneri impares sint. Cum vero labor improbus omnia vincat, parum abest, qvin jugo huic collum subiicere sustineam. Sunt autem qvaedam, qvae a Te doceri velim. Novi, Capperonerium, V. C. , ante hos triginta et amplius annos Photium sua cura expolitum exspectare iussisse. Num spes illa, qvod suspicor, penitus decollavit, aut num qvid in promtu habuit, qvod institutum hoc ornare possit? Novi etiam, et Camusati literis qvondam edoctus sum, exstare in Bibliotheca Regia vestrate codicem manu exaratum. Constatne Tibi, Vir Eruditissime, an ille sit alicuius momenti, et an non forte ex illo Rob. Stephanus ànoyçaipov suum, qvo Hoeschelius usus est, adornarit? Si operae pretium Tibi videatur, scripturus
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sum ad Abbat. Taruy, (qvem codd. Mss. praefectum hodie esse mihique favere a laudato Bibliopola Hoeckîo accepi) et obsecraturus, ut unum alterumve codicis illius folium mea causa cum editis comparari haud gravatim curet. Haec,, qvaeso, me sine incommodo tuo doceas, atque ea pro humanitate tua, quam saepe expertus sum, addas, qvae hue pertinentia copiosa doctrinae supellex suggesserit. Scripsi de hoc negotio, non ita pridem, ad virum eruditum vestratem, sed responsum adhuc exspecto, sive qvod ille silentii causas habeat, sive, qvod literae meae perierint. Nuntius de Bibliotheca MSS. tua sub prelo iam sudante gratissimus mihi accidit. Nescio an in illa locum habituri sint codices in privatorum hominum forulis delitescentes. Si habituri sunt, poteram mittere indice[m] MSS. Hebraic, Arabie, Persic, Turcic. etc., qvos inter meos habeo. Hebraicos illos ex Bibliotheca Vffenbachiana mihi comparavi, ceteros vero ex illa Abrah. Hinckelmanni, Praedecessoris mei. Portasse tamen catalogus et Hinckelmannianuset Vffenbachianus, in lucem editus, ad manus Tibi est; sin minus: faciam, ut illorum, qvos dixi, codicum index ad T^ perveniat. Fabricius noster, ô Xahdvreçoç^ Volumen 111 Bibliothecae suae medii aevi Latinae prelo subiecit; frater autem meus Fragmentis prosaicis feminarum Graecarum in lucem proferendis incumbit. Libanii epistolae, qvarum Centurias XVI. habeo, opéras Waesbergianas, qvibus eas superiore anno ipse tradidi, in Belgio exercent, vix infra biennium absolvendae. Ita vale, VirCeleberinne, et amare me perge, Tui observantissimum. Dabam III Nonar. Januar. an. cdidccxxxv, qvem Numen Maximum faustum fortunatumqve Tibi esse jubeat.
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P. S. Frater meus gratias Tibi agit copiosissimas pro monumento illo, qvod AIcmani dedicatum esse creditur. Prodiit ne P. Gvarini Volumen ultimum Grammaticae Hebraicae? Haberine apud Vos potest Ciacconii Bibliotheca Vniversitatis, Camusati opéra édita? Eam in Belgio nuper frustra qvaesivi; vidi autem exemplum unum apud amicum, qvi illud sibi ex curta viri, in summa egestate defuncti, supellectile comparaverat. Ecce, Révérende Pater, qvanta tui apud me sit fiducia, qui tôt qvaesitis te obtundere audeam! Vale iterum.
Si collationis cum Cod. Regio Spécimen nancisci possim, initium fieri velim ab epistola Photii ad Tarasium, (qvam in edit. Hoeschelii Augustana finem libri, in ceteris vero Gr. Latinis limen eius occupare meministi) et inde ad seqventia procedi. Tertium vale.
Angers S'*»"* Févr**^ 1735.
Vous serés surpris, mon Rév"^ Père, de Recevoir une Lettre de la Part d'une Personne qui n'a pas L'Honneur de vous estre connu. Mais vous cesserés de l'estre quand vous sçaurés que Mon Père, qui est à cette heure le Chef de la famille Cottonienne et qui Demeure à cette heure à Angers, est Arrière Petit fils du Chevalier Robert Cotton, Baronet, si fameux dans la République des Lettres pour avoir [sic] avec des
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Fatigues et des Despences immenses La Bibliothèque Cottonniene, si estimée des sçavans de tous [sic] Paris, | est [sic] qu'il est .fils du Chevalier Jean Cotton, Baronet, qui, par un Désintéressement qui ne peut estre assés Loué, donna la Dicte Bibliothèque au Public, de Crainte que Par la suitte des Temps, elle ne tombast entre les Mains de Quelque Héritier qui, dégénérant de l'Attachement que nostre Famille a toujours eu pour Les Belles Lettres, fût tenté de la vendre. Ayant Appris, mon Rév**. Père, que vous donniés au Public un Ouvrage qui, comme tous ceux que vous avés donné, ne manqueroit Pas d'estre très utile à La République des Lettres, Je dis à mon Libraire de Prendre une souscription en Mon Nom, et m'ayant avant hier apporté le Conspectus Operis, etc., Je fus surpris de voir que vous ne paroissiés pas avoir Intention de faire Mention Particulière de La Bibliothèque Cottonienne. Je compris d'abord, que la Bibliothèque Cottonienne étant Gardée Dans le Mesme Endroit avec la Bibliothèque Royale et par Le Mesme Bibliothécaire, Le Docteur Bentley, Vous la Regardiés comme faisant Désormais Partie de la Bibliothèque Royale. Il estoit naturelle [sic] de Le Penser ainsi, mais elles sont Pourtant Deux Bibliothèques Différentes, et Le D"" Bentley en est Bibliothécaire, non comme Bibliothécaire Du Roy, mais de La Bibliothèque Cottonienne, 11 n'a pas mesme estoit [sic] nommé par Le Roy, mais par les Commissionaires ou Gardiens de la Bibliothèque Cottonienne, Institués par L'Acte De Parliament qui la Donna au Public. L'acte Porte que Les Gardiens seront toujours Le Chancelier et L'Orateur de la Chambre Basse, le Chef de La Famille et trois Autres, tous nommés par le Chef de la famille et dont Les Places
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en Cas de Mort seront remplis par la Nomination du Chef de la Famille, pour montrer que L'Intention de Mon Grand Père estoit non pas de faire une donation Pure et simple au Roy, mais de Conserver à sa Famille la Bibliothèque autant que cela estoit compatible avec le Dessein qu'il avoit d'en asseurer la Jouissance au Public et d'en empêcher La Vente. C'est Pourquoi dans le Premier Acte de Parliament II est stipulé que La Bibliothèque Restera toujours dans L'Hôtel Cotton, et afin que le Chef de la famille soit toujours Censé estre Possesseur en quelque façon de La Bibliothèque, il y a une substitution très Extraordinaire, car L'Hôtel Cotton est substitué au Chef de la famille à Perpétuité, sans pouvoir estre aliéné ou Confisqué, mesme pour Crime de Haute Trahison. Il est vray que quelques années après La Mort de Mon Grand Père, le Chevalier Jean Cotton, son successeur, ayant envie de vendre le dict Hôtel et La Courronne envie de L'acheter, on Luy Donna Permission de la Vendre, et la Couronne L'acheta, mais il fut stipulé encore dans L'Acte de Parliament que La Bibliothèque seroit Conservée dans Le Mesme Endroit et porteroit toujours Le Nom' de La Bibliothèque Cottonienne. Il est vray qu'après on Apporta La Bibliothèque Royale dans Le mesme Hôtel, mais toujours sans Les Mesler. Depuis, sur un soupçon que L'Hôtel Cotton estoit en Danger de tomber, on changea La Bibliothèque de Place, contre les termes exprès de L'acte de Parliament. Depuis qu'une Partie en fut Bruslés [sic], les Membres du Parliament commis pour La Visiter ont Représenté qu'il estoit à propos de faire un Bâtiment sur le Terrein de L'Hôtel Cotton et de Conserver à Perpétuité le Nom de Bibliothèque Cottonienne, et on Espère que Cela se fera. Pour
VOUS Mettre Plus au fait qu'on ne peut dans le Petit Espace d'une Lettre, Je vous Envoyé, Mon Rév^^. Père, Le Catalogue de La Bibliothèque, avec La Vie du Chevalier Cotton Par Le D"" Thomas Smith et Le Rapport des Membres de Parliament Commis pour Examiner Le Dommage que Le feu avoit fait. Il vous sera utile pour voir exactement Les manuscripts qui Restent. Il est en Anglois, mais comme Les sçavants apprennent beaucoup L'anglois Depuis quelque temps, peut estre vous la sçavés, sinon il sera facile de trouver des Personnes à Paris qui l'entendent parfaitement. J'envoye ma Lettre et les Deux Livres par M^ D'Alibert, un Gentilhomme de mes Ami [sic], qui, estant un homme de Litérature, sera charmé d'avoir Occasion de Vous Rendre ses devoirs. Comme Le Catalogue de Monsieur Thomas Smith m'a été donné par Luy mesme, quand vous L'aurés lu et faits [sic] Les Extraits que vous trouvères à Propos, Je vous prieray de le Donner à M** D'alibert, qui aura soin de me le faire tenir; pour L'autre, s'il vous estes [sic] utile, Je vous supplie de Le Garder. Je vous demande Pardon, Mon Rév"** Père, de la Liberté que J'ay pris [sic], mais comme L'intention de Mon Grand Père étoit de perpétuer le Nom de sa famille avec sa Bibliothèque, J'ay cru qu'il estoit de mon devoir de vous donner ces Éclaircissements sur un fait qui pouvoit vous estre inconnu. J'ay L'Honneur d'estre, [etc.],