‹ Lettres des Bénédictins de la Congrégation de St-MaurChapitre 136 sur 197 · II · texte numérisé non relu

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274 H. ALLIOT A MABILLON

fort en détail, depuis ce tems là^ tout ce qu'on apelle praeliminaires sur l'Écriture, et particulièrement sur le Vieux testament. Nous auons passé à Texamen de la Génèze, jusqu'aux moindres choses qui pouuoit[sic] regarder le sens littéral; nous y auons même joint quelquefois des dissertations théologiques, moralles ou de Controuerses , lors qu'elles se présentoint naturellement; et affin de ne point nous engager à raporter dans nos assemblées quantités de fatras que l'on trouue dans les gros commentateurs, j'ai toujours proposé sur chaque verset touttes les questions que j'ai cru nécessaires pour éclaircir les difficultés. Cela est long; mais cela nous occupe, et nos supérieurs trouuans bon que nous donions tout le tems à cette étude qu'elle demende, nous auons cru que si nous n'examinions pas en six ans L'écriture, nous l'examinerions en dix. J'attribue, mon Réuérend Père, à la Bénédiction qu'il a plu à uotre réuérence de souhaiter à notre accadémie, le zèle et l'ardeur que je remarque dans tous nos confrères. On ne peut point s'occuper auec plus d'application, et j'espère que la sainteté des matières que nous examinons n'estant propre qu'à nous faire conoitre plus sensiblement nos obligations et à nous faire aimer notre deuoir, nous n'aurons pas lieu de nous repantir de nous être engagé [sic] à une étude si sainte, suiuant le Conseil aue uous en donné [sic], dans uotre sauant traité des Etudes. Toutte l'accadémie uous présente ses profonds respects, et moy particulièrement qui suis, etc.

Dom HIACINTHE ALLIOT.

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