‹ Lettres du Bosphore: Bucharest, Constantinople, AthènesChapitre 17 sur 27 · LETTRE VII · texte numérisé non relu

LETTRE VII

(Suite,)

Nous sortons de Sainte-Sophie : une grande place s'ouvre devant nou^, et au delà de cette pkee uu vaste espace; à droite, quelques maisons turques en bois, peintes de diverses couleurs; à gauche, un long mar bas entrecoupé de grilles de fer et derrière lequel s'étend la cour ombrée de la mosquée du sultan Ahmed, dont les hautes coupoles et les six minarets de marbre s'élèvent derrière des arbres verts. Au centre de ce terrain libre, on aperçoit un obélisque; plus loin, sur la même ligne, une colonne torse de bronze vert; à quelques pas au delà, une autre colonne faite de pierres carrées superposées, dont plusieurs se sont écroulées. Au fond, un bâtiment insignifiant, qui renferme les anciens costumes des janissaires, ferme l'horizon et interdit au promeneur indigné la vue de la merde Marmara.

Arrêtons-nous sur cette plaine. Nous foulons une terre qui a vu les splendeurs, les joies, les folies de l'empire grec : nous sommes sur le terrain de l'ancien hippodrome de Théodose; là, pendant dix siècles, les magnificences souveraines et les passions populaires se

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