MÉMOIRE POUR LE SIEUR JOSSIER
FAICT LA NUICT DU l3 EN VENANT SUR LE 1 h d' AVRIL l652, À GIEN.
(extrait.)
Nous venons de recevoir advis que M. de Lorraine a faict un nouveau traitté avec les ministres d'Espagne, par lequel il s'est engagé d'entrer en France avec toutes ses troupes, pour assister M. le duc d'Orléans et son party, moyennant deux cent mille escus qu'ils luy doivent donner en dilferens termes. lia promis de plus qu'en cas que S. \. R. s'accom-
1 Condé, après avoir levé le siège de Mira- sans du prince. Gondé s'était alors décidé
doux (auj. clief-lieu de cant. du dép. du à quitter la Guyenne (ai mars iG5a).
Gers), s'était retire à Agen et avait voulu y 2 On voit, par le texte de ce mémoire,
mettre garnison ; mais les habitants avaient qu'il devait être remis par Jossier au maré-
élevé des barricades et chassé les parti- chai de La Ferlé, gouverneur de Lorraine.
mode avec le Roy, il s'en retournera en Flandre pour y servir les Es- Avril i65j pagnols le reste de le campagne, et. on marque qu'en suite [de ce traité] il devoit partir, le 7 de ce mois, avec quatre pièces de canon, que les Espagnols lu\ donnent pour s'en venir droit à La Capelle, où. il estoit attendu par le comte de Ligneville avec son corps, et de là, prenant le chemin de la Tiraclie l, se rendre sur la rivière d'Aisne et se joindre là avec le corps de Fauge pour marcher, aprez, tout droit vers Paris.
.Nonobstant ces advis, desquels on peut faire un estât certain, je ne (Tov pas qu'on doive rien conclure contre les déclarations2 que M. de Lorraine a faictes; mais [je crois] plustost que, pour sortir des mains des Espagnols, qui luy eussent asseurement joué quelque mauvais tour, ainsv que je lin av laict sçavoir, s'il eust voulu sortir de Bruxelles, sans leur avoir donné, au préalable, les gages de son service qu'ils pouvoient souhaiter, il s'est laissé aller à leur promettre d'entrer en France pour estre uny à M. le duc d'Orléans, et profiter des desordres qu'il y a dans le royaume, contribuant, par ce moyen, à l'advantage de l'Espagne.
Aprez toutes les asseurances positives que S. A. a données à Leurs Mlez, à moy et mesme à M. le mareschal de La Ferté, de sa véritable disposition à se reunir entièrement avec celte couronne, il y a beaucoup de sujet de croire qu'il marche de bon pied et agit avec nous avec toute sorte de sincérité, d'autant plus qu'il ne sçauroit mieux trouver son compte qu'en s'accommodant avec le Roy. Neantmoins, si, contre toute apparence, il arrivoit autrement; que les ordres, que l'on a envoyez par M. de Bregy, ne produisissent pas l'effect que nous prétendons, et qu'enfin ledict sieur duc nous manquast tout net pour prendre partv contre le Rov, l'intention de Sa Mld est que M. le mareschal de La Ferté assemble toutes les troupes qu'il a, celles qui peuvent
1 La forme ordinaire de ce nom de pa\ s ! Mazarin veut parler des déclarations
est Thièrache. Celte contrée, dont Guise était dont il a déjà été question dans plusieurs
la capitale, dépendait autrefois de la province lettres (\oy. p. 64, 06 et 68), par lesquelles
de Picardie; elle est comprise maintenant le duc de Lorraine s'engageait à ne pas
dans le département de l'Aisne. attaquer la France.
Avril i65a. estre restées en Champagne, rnesine le régiment de Marolles et celuy de Des Fourneaux avec la levée que j'ay faicte en Brandebourg, si tant est que ces deux derniers corps soient revenus d'Alsace, et qu'en cas que M. de Lorraine ayt pris le devant pour se rendre à Paris et se venir joindre à l'armée des princes, ledict sieur Mareschal prenne aussy sa route pour se rendre sur la Seyne, afin de venir joindre l'armée du Roy. Sur quoy, on luy enverra les ordres nécessaires, suivant les nouvelles qu'il nous donnera.
M. le mareschal de La Ferté sçaura qu'ainsy que j'ay desjà dict à M. de Bregy, le jour de Pasques, M. de Beaujeu partit pour s'en aller droit à La Capelle avec des lettres de la Reyne et de moy pour M. de Lorraine et des despesches du Roy, afin que S. A. pust faire sa marche vers le Barrois sans obstacle, et je m'asseure que ledict sieur de Beaujeu n'aura pas manqué de vous adverlir de tout ce qui se sera passé sur ce sujet.
Les intentions du Roy ont esté assez expliquez dans les papiers qui ont esté consignez à M. de Bregy, qui doit agir de concert avec ledict sieur Mareschal, auquel je diray icy, comme j'ay faict de vive voix audict sieur de Bregy, qu'estant de la dernière importance, dans les conjonctures présentes que le Roy a tant d'ennemis sur les bras, d'achever promptement le traité avec M. de Lorraine, par le moyen duquel Sa Mt(i se puisse servir de sa personne et de ses forces, on ne doit rien oublier pour cela et y apporter toute sorte de facilité.
J'ay sujet d'espérer que, par les soins que j'ay pris, ainsy que j'ay dict particulièrement au sr Jossier, i'alîaire de Brisach sera ajustée en sorte que le Roy, en estant entièrement le maistre, en puisse disposer comme bon luy semblera; mais en cas qu'il en arrivast autrement et que Mmc la mareschale de Guebriant, le comte de Moret ou le sieur Seyron fissent intance à mondict sieur le Mareschal de les assister en cela de quelques gens de guerre, je le conjure de le faire, et mesme d'y aller en personne avec un corps considérable si l'accommodement avec M. de Lorraine luy peut donner lieu de faire cela sans crainte que le service du Roy en pust recevoir du préjudice, estant asseuré, ainsy
(jue ledicl sieur Seyron me mande positivement, que, quand tous les Avril i65a. autres moyens manqueroient, on viendroit à bout de tout par la presence dudict sieur Mareschal, Gharlevois estant prisonnier1, et ayant pourveu, de mon costé, à la somme de cent mille livres d'argent comptant, avec laquelle il sera aysé ou de satisfaire ledicl Gharlevois, si la garnison borne ses prétentions à sa liberté et à sa satisfaction, ou de contenter la garnison, si elle abandonne ledict Gharlevois; et comme, sans flatter M. le mareschal de La Ferté, j'ay plus de passion pour ses interests que pour les miens propres, j'ay résolu, avec la permission de Leurs Majestés, soit que ladicte place soit à présent en mon pouvoir, soit que cela se fasse par le moyen que j'ay marqué cy-dessus, de la lu\ faire remettre, afin qu'il la retienne jusques à ce que, parle moyen de la somme que nous devons tirer de M. de Lorraine, je luy feray avoir Metz ou quelque autre cbose à sa satisfaction; ce qu'on pourra aussy faire valoir à M. de Lorraine, luy faisant cognoistrc que je n'ay rien oublié pour que les bonnes intentions de Leurs Majestez à son advantage fussent plus promptement exécutées. 11 faut pourtant tenir l'affaire secrète en ce qui regarde Metz2, afin que je la puisse, par ce moyen, négocier avec plus de facilité.
Je prie mondict sieur le Mareschal et M. de Bregy de bien traiter M. Raulin, secrétaire de M. de Lorraine, qui a tousjours esté employé dans celte négociation, et de luy tesmoigner confiance, afin de l'obliger à agir pour le succez de l'affaire avec la chaleur qu'il a J'aict jusqu'icy, et on luy pourra dire, de ma part, que je n'oublieray pas à luy faire recevoir des preuves de la satisfaction que Leurs MUz ont de ses soins et de son affection, lorsque la chose sera achevée.
1 On voit, dans les Méritoires de la du- arrêté et conduit à Philipsbourg, où il était
chesse de Nemours (p. 654-655 de l'édil. retenu prisonnier.
Michaud et Poujoulal), que la maréchale de 2 Le gouvernement des places de Metz.
Guébriant avait attiré Charlevoix dans un Toul et Verdun était séparé de celui de la
guet-apens, sous prétexte d'un rendez-vous Lorraine et avait été donné au maréchal de
avec une femme qu'il aimait. On l'avait Schomberg.
Avril i65'2.
AIT. étr., France, l. 269, P 90 v"; t. 3o du recueil des Lettre* de Mazarin. —
Copie du temps.
À PENNACORS.
GieD, î h awil i65a.
J'ay reçeu vos deux lettres du 27 mars et du 2 avril; j'av leu la dernière à la Reyne, qui a esté tres-ayse de voir ce qu'elle contient et les soins que prend M. le cardinal de Retz pour empescher que le voyage de M. le Prince à Paris1 et les cabales de ses partisans et autres ennemis de l'Estat n'altèrent point les bonnes dispositions delà ville et n'y causent aucune nouveauté préjudiciable au service du Roy. Leurs Mtez ne doutoient point qu'il n'en usast ainsy, particulièrement aprez ce qu'il a escrit en dernier lieu si positivement à Mmc la princesse palatine, et Elles s'asseurent aussy qu'il continuera avec le niesme zèle et la m es me fermeté, et que, par luy-mesme et par ses amis, il pourra disposer les esprits en sorte que M. le Prince, allant à Paris, soit obligé d'en sortir aussytost et mesme qu'il y coure quelque risque, faisant cognoistre au peuple que rien ne sçauroit plus tost causer leur ruine que si M. le Prince, empeschant le Roy d'exécuter la resolution qu'il a prise d'aller à Paris et attirant la guerre à leurs portes2. Et il ne faut pas manquer de leur faire considérer de quelle façon il a traité les Bordelois, auxquels il avoit promis d'esloigner la guerre de la Guyenne; cependant bien loin de leur avoir tenu parole, quand il a veu que M. le comte d'Harcourt avoit presque repris toutes les places de la province, il a abandonné Bordeaux et tout le reste pour venir chercher quelque res-
1 Le prince de Condé était arrivé à Paris ainsi : ffSi M. le Prince empeschoit le Roy le 11 avril 1662. d'exécuter sa résolution d'aller à Paris et
2 Tel est le texte de la copie. Il faudrait, attiroit la guerre à leurs portes. 1 (C'est-àpour (pie la phrase fût correcte, la corriger dire, aux portes de Paris.)
source par une révolte dans Paris, qui ne doit attendre de luy qu'un Avril i65a, pareil traitement.
Nous attendons avec impatience le sieur d'Argëoteuil r, avec lequel on prendra resolution sur tout ce qui regarde les interests et la satisfaction de M. le cardinal de Retz, auquel je vous prie de dire par ad- \ance que je if oubliera^ rien pour le servir en toutes occasions et mériter de plus en plus L'amitié qu'il me l'aict l'honneur de me promettre. Ce pendant (aides tousjours un estai, asseuré de la mienne et de l'estime que j'ay pour vous.
AU. étr, . France, t. 0C9, r" 08 ; t. 3o du recueil des Lettres de Mazarin. —
Copie du temps.
À L'ABBÉ FOUQUET
Gien, 1 h avril i05:>.
(extrait.)
J'ay receu vos deux lettres des 6 et 7 de ce mois; avant que d'y respondre, je vous donneray part de la resolution que l'on a prise d'aller droit aux ennemis pour les attirer à un combat, et de là le Roy prendra le chemin de Paris. Je ne doute point que M. le cardinal de Retz, M. le mareschal de L'Hospital, M. le Prévost des marchands et tous les autres bons serviteurs du Roy, n'employent tous les soins possibles pour empescher (pic l'arrivée de M. le Prince à Paris et les efforts que redoubleront alors les mal intentionnez n'y produisent aucun efl'ect préjudiciable au service du Roy. Il ne faut pas oublier pour cela de faire bien insinuer parmy le peuple l'obligation qu'il a au Roy de ce que, sans considérer l'opposition que luy forme l'armée des princes, Sa M1'- a résolu de passer par dessus et de bazarder tout pour satisfaire à la passion qu'Elle a de revoir au plus tost sa bonne ville; que rien ne peut con-
' François Le Bascle d'Aigenleuil était un des partisans dévoués de Retz, qui en parle souvent dans ses Mémoires.
Avril i6.r)Q. lii buet" plus à leur ruine que d'y recevoir et souffrir M. le Prince, qui empeschera le Roy d'y aller et attireroit la guerre à leurs portes; qu'ils doivent considérer comme mondict sieur le Prince a. traitté les Bourdelois, auxquels non seulement il a manqué à la parole qu'il leur avoit donnée que la Guyenne ne seroit point le théâtre de la guerre; mais, lorsqu'il aveu qucM. le comte d'Harcourtestoit proche deBourdeaux, il les a abandonnez et s'en est venu de deçà pour tascher de remettre ses affaires en rangeant de son costé la ville de Paris, qui ne doit attendre de luy qu'un pareil traitement; à quoy on pourra adjouter les autres choses qu'on jugera devoir faire plus d'impression dans leurs esprits, et le Roy mesme pourra bien escrire à la ville, mais non pas au Parlement, parce que 1 on a esprouvé que jusqu'à cette heure les lettres qu'on leur a envoyées ont esté si mal receues, que ce seroit compromettre de nouveau inutilement la dignité et l'autorité de Sa Majesté. J'ay tousjours la mesme passion de servir M. de Chandenier 1 et Mmc de Rhodes2 dans leurs affaires, et par la considération de M. le cardinal de Retz et par la leur propre. Quand le gentilhomme, que mondict sieur le Cardinal doit envoyer à la Cour, sera arrivé, on prendra resolution avec luy sur toutes choses et particulièrement sur ce que Son Eminence désire touchant le bonnet3. Vous luy direz seulement par advance, de ma part, que je contribuera y de tout mon pouvoir à tout ce qui sera de sa satisfaction; mais que, comme nous nous allons approcher de Paris, il semble qu'il sera de la bienséance qu'il vienne prendre le bonnet luy-mesme; et il doit aussy considérer là-dessus que
1 François de Rochechouart, marquis de rut en 1696. (Voy. ie Journal de Dangeau ,
Chandenier, né en 1611. Il avait été com- t. V, p. Zt 53 , et la note de Saint-Simon.) promis dans les cabales de Cour, et dis- ! Louise de Lorraine, mariée à Claude
gracié une première fois en 1 648. (Voy. le Pot, sieur de Rhodes, grand maître des cé-
Jouvnal d'Oliv. d'Ormesson, t. I", p. 553- rémonies.
554.) Sa charge de capitaine des gardes 3 Les nouveaux cardinaux recevaient le
du corps avait été donnée, par commission, bonnet des mains du Roi. Il s'agissait de
au duc de Noailles; mais Chandenier refusa fixer l'époque où Retz se rendrait à la Cour
de la vendre. Il fut enfermé au château de pour cette cérémonie. Elle n'eut lieu qu'en
Loches, sans qu'on pût triompher de sa septembre 1 652 . pendant le second exil de
résolution. Il fut enfin mis en liberté et mou- Mazarin.
S. A. 11., voyant que, de la Cour, on lu\ accordèrent ce qu'il désire, ivril 165a, avec ianl de facilité, pourrait peul-eslre en concevoir du soupçon et que cela luy nuirait auprez d'elle, cl le rendrait moins utile au service du Roy;
Je vous remercie, de tout mon cœur, de oe que voua me mandez de Bossuel ' et des deux autres; je vous seray obligé si vous lesfaictes bien observer, et véritablement vous ave/ raison de vous intéresser en la conservation de la personne dont ils ont conjuré la perle'2, puisque vous n'avez point d'ainy au inonde plus asseuré.
On a desjà envoyé MM. de Beaujeu et de Bregy vers M. de Lorraine. Si. lorsque M. de La Barre est venu à Blois, il m'avoit tesmoigné le moins du monde désirer cet einploy, ou que je l'eusse pu prévoir, je l'aurais proposé avec joye à Sa Majesté, et je suis asseuré qu'il s'en seroit très-bien acquitté. La conduite présente de M. son père3 et de luy non seulement clTace entièrement tout ce qu'on a voulu dire contre eux par le passé, mais donne à Leurs Majestez autant de recognoissanec que de satisfaction. Vous les pouvez asseurer qu'il ne se peut rien ajouter a l'une et à l'autre, et que, dans les occasions, ils en recevront de nouvelles preuves; à quoy je contribuera y avec toute la joye imaginable, pouvant vous dire sans exagération que les deux conférences que j'ay eues avec M. de La Barre m'ont donné tant d'estime et d'amitié pour luy. qu'il n'y a point de service qu'il puisse désirer de moy que je ne luy rende de tout mon cœur; et je fais à présent un fondement aussy certain sur son affection que s'il estoit de mes plus anciens amis. J'ay faict voir à la Revue ce qu'il vous a escrit et n'ay pas manqué de faire valoir à Sa M** son zèle et sa capacité.
1 Probablement François Bossuet, se- savantes Études sut la vie de Jacques-Bénigne
crétaire du conseil des finances; il était Bossuet (t. I". p. 90-91 ).
cousin germain du père de Jacques-Bénigne 2 On voit, par ce passage, que François
Bossuel. qui devint évèque de Meaux. Fran- Bossuet était accusé de s'être uni aux enne-
çois Bossuet est mentionné , dans le Catalogue mis de Mazarin.
des partisans, comme ayant fait une fortune 5 On a déjà fait remarquer que le Préconsidérable en prenant à ferme les impôts. vôt des marcliands était père de Le Fèvre M. ("loquet parle de ce financier, dans ses de La Barre.
\vrii i65>. Leurs M'Cisont aussy satisfaites au dernier point de M. le mareschal de L'Hospital, et véritablement c'est avec beaucoup de raison. Je vous prie de l'asseurer de mon service aussy bien que M. le président de Novion . que vous prierez, de ma part, de vous dire conhdemnient ses sentimens sur toutes les conjonctures présentes, parce que j'y déférerai beaucoup, et je suis asseuré que Leurs Majesté/, en feront aussv grand cas.
J'ay dict à la Heyne la manière dont agit la personne qui n'est pas dans le chiffre l. Sa M1' désire que vous l'en remerciiez de sa part. En mon particulier, je luy en suis tres-obligé, et vous la pouvez asseurer qu'en eschange elle me trouvera tousjours tres-passionné pour son service particulier et pour tous les interests de sa maison.
On enverra le brevet de marescbal de camp à M. le marquis de Nangis \
Pour les affaires de Languedoc, on y a envoyé Mondevergue3 avec tous les ordres nécessaires, et il a celuy de voir M. l'evesque d'Agde1 et de déférer beaucoup à ses sentimens. On espère que cette province demeurera calme, et par les soins que l'on y apportera et à cause du voisinage de M. le comte d'Harcourt, qui, ayant presque achevé de remettre toute la Guyenne dans l'obéissance du Iloy, pourroit bientost aller punir ceux qui se souleveroient contre le service de Sa Mlé en ces quartiers-là. Enfin, s'il nous réussit de donner un eschecà l'armée des princes, comme on le va tenter, vraisemblablement M. le Prince et tous les factieux, qui lui adhèrent, n'auront pas facilité de venir à bout de leurs desseins.
1 On a déjà vu que Mazariti désignait régiment de Picardie. 11 fut tué, en î 058 . probablement, par ces mots, la princesse au siège de Bergues-Saint-\ inox, palatine (Anne deGonzague). (Comp. t. IV, ' François de Lopis de Mondevergue, ou p. 582, note 1.) Montdevergues, était maréchal de camp
2 H est probable que cette promesse ne depuis 16/10.
fut pas tenue. En effet, le marquis de Nangis k François Fouquet, frère aine de l'abbé ,
(Claude -Alphonse de Brichanleau) n'est avait été nommé évè.jue de Bayonne en 1 63q, mentionné que comme meslre de camp du puis transféré à Agde en 1 043.
Dl CVRDINAL MAZARIN. 83
., .- Avril i(i'):
\WII1.
\lV. é*tl\, France, l. 969; t. •)<> «lu recueil des Lettres de Mtnarin. — Copie du temps.