‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 2)Chapitre 29 sur 145 · À. M. DE VENDÔME · texte numérisé non relu

À. M. DE VENDÔME

Pontoise, 8 août iG5a.

Aprez les instances que Sa Mté vous a desjà faictes , par le sieur de Boisselau, et qu'EHe vous réitère par ce gentilhomme, de vous mettre à la voile sans delay pour aller secourir Dunkerque, je croirois faire tort à vostre zèle d'employer beaucoup de paroles à vous en solliciter. Neantmoins, la chose estant de l'importance dont elle est au service du Roy et à l'advancement de la paix générale, et l'issue en estant infaillible, je ne puis m'empescher que, par toutes ces considérations, je ne vous supplie de nouveau de faire promptement un voyage qui

ne sera pas moins glorieux pour vous qu'utile pour Sa Ml<i. Elle désire Août i6.r>. maintenant qu'au lieu de mille hommes seulement, pour lesquels on avoit escrit à M. le mareschal de La Melleraye (sic), tout son régiment Rembarque pour aller aussy à Dunkerque, et l'on a donné ordre que les capitaines des vaisseaux, sur lesquels ils seront, soient payez en arrivant à Calais de la despense du trajet. Je vous puis assurer qu'il n'y aura pas de faute K

Je suis si asseuré qu'à l'arrivée de M. de Boisselau vous aurez résolu vostre départ, que je ne croys nullement nécessaire de vous presser sur une chose qui est si esvidemment advantageuse pour le service du Roy et glorieuse pour vous. J'en attends avec impatience des nouvelles, et je vous supplie, quelque chose qu'on puisse vous dire ou escrire de mes interests particuliers, [de croire] que jamais ils n'ont esté en meilleur estât qu'ils sont à présent, et souvenez-vous que je vous dis la pure vérité et que vous en verrez les effects; et me remettant, au surplus, aux depesches de M. Le Tellier, je demeure, etc.

Aff. étr. . France, t. 269, f° i84; t. 3o du recueil des Lettres de Mazarin. — Copie du temps.

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