‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 2)Chapitre 68 sur 145 · À GABRIEL NAUDÉ · texte numérisé non relu

À GABRIEL NAUDÉ

Sedan, 3i octobre i65f>.

(evirut.)

J'ay receu vos lettres; mais le mouvement dans lequel j'ay tousjours esté m'a empesclié d'y faire plus tost response. J'ay veu avec beaucoup de plaisir tout ce que vous m'avez escrit, et je seray bien ayse qu'aux occasions vous me donniez de vos nouvelles le plus souvent que vous pourrez. Vous ne pouvez pas estre en peine des mauvais offices que vous croyez vous avoir esté rendus auprez de moy; car je suis tres-satisfait

' LeCardinalavaitquittéPonloise, comme 5 Ce fut le 2G octobre io.'?o que Mazarin

on l'a vu , le 1 9 août 1 652 . lit devant Casai l'action d'éclat qu'il rappelle

2 Le Journal de DubuissonAubenay (t. I", dans ce passage; il se jeta, au péril de sa

Notice, p. v et vi, note 1 ) parle d'un sieur vie, entre les deux armées. (Voy. le tome I".

Matharel , secrétaire du Conseil. p. xv, des Lettres de Mazarin.)

1 Louis de Quincé. (Voy. ci-dessus, 6 La France se présentait toujours comme

p. 202, note 1.) disposée à défendre l'indépendance des pe-

Pierre de Baradat. (Voy. ci-dessus, tits États italiens que l'Espagne \oulait op-

p. 285 , note 1 .) primer.

Dl' CARDINAL M \X\KI\. hîl

de vous el pleinement persuadé que voua n'avez rien obmis de ce qui fon*«bre 166a pouvoti dépendre «I»' vos soins pour sauver ma bibliothèque.

Vu reste, je me resjouis de voatre arrivée à Stockolm ', et vous estime heureux plus que je ne puis dire d'estre auprez dune reyne que l'on peul appeler sans Batterie la merveille de nostre siècle. Ce que vous me marniez des divers soins quelle prend pour l'ornement de son palais et pour augmenter sa bibliothèque, parmy toutes ses grandes occupations pour le gouvernement de son Estât, monstre bien que c'est un génie admirable en tout, et quelque grande que soit la renommée des vertus incomparables de cette princesse, je ne doute point que vous ne puissiea dire d'elle plus justement qu'on n'a jamais dict : Atigetfnesentia

lu mu m.

Je vous envoyé quelques imprimez auxquels un de vos amis a tra- \ aillé. Je croy que vous ne serez pas l'asclié de les voir, et que, si ceux à qui vous en ferez part n'y trouvent autre chose de bon, au moins ils loueront 1 intention des personnes qui y ont mis la main.

GLXXIX.

AI)', étr., France, t. 269; I. 3o du recueil des Lettres de Mnzarin , F° a>54 v". — Copie du temps.

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