AU DUC DE CANDALE
Paris, 3i mars 1633.
(extrait.)
Vprès diverses nouveiles de la guerre de Guyenne, Mazarin ajoute :
Quant à ce que vous me mandez de Mmc de Longueville, elle est à cousteaux tirez avec M. le prince de Conty1, et comme cela pourrait la pousser à quelques resolutions extraordinaires, si elle proposoit quelque
1 Les Mémoires et la correspondance de qui avaient blessé et irrité celte princesse.
Lenel prouvent que le prince de Gonti, Un des chefs de cette cabale, hostile à la
après avoir longtemps suivi docilement les duchesse de Longueville, était liarbezières-
conseils de sa sœur, la duchesse de Longue- Gbemerault. dont il sera question dans la
.illo. s'était laissé dominer par des favoris, suite de la correspondance de Mazarin.
chose i|iii donnasl lieu de restablir l'aulhorité du Roy clans Bordeaux toril i653 et dans la Guyenne, en sorte que tout fust reduict à l'obéissance, j'estime que tous les advanta<>es'. à quoy on se puisse engager eu cela, seraient bien employez.
En outre, l'exécution du traité que Ion a conclu avec le comte du Daugnon* devant estre faicte dans peu de jours, en sorte que l'on sera absolument maistre des places dont il estoit en possession, il y a apparence que cela sera d'un bon eiïect dans la Guyenne, particulièrement à Bordeaux, et que cela, joint aux intelligences que vous avez et à la division qui est parmy les partys favorables aux interests de M. le Prince et à l'appréhension croissante de nostre armée et de la navale, vous pourroit donner lieu de faire quelque coup considérable.
GCLV.
Aff. étr. , France, t. 891, f° io4. — Copie du temps.