‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 3)Chapitre 69 sur 123 · À L'ÉVÈQUE DE COUTANCES · texte numérisé non relu

À L'ÉVÈQUE DE COUTANCES

Calais, 10 juin i658.

Je vous envoyé les responses que je fais à la lettre que MM. les agens [du clergé] m'ont escrite en commun et à celle du sr abbé Thorau [sic) 2 en particulier.

M. Le Tellier a ordre du Roy de mander à M. le Chancelier qu'il révoque l'arrest de renvoy de l'abolition de M. le marquis de L'Hospital 3 au parlement de Grenoble, et qu'il advise ensuite avec M. le ma-

Lé sens est : et beaucoup plus de palis- été poursuivi pour avoir tué un prêtre de

iodes qu'il ne faut à Mardik. Tours. (Voy. Lettres de Colbert, publiées

Mathieu Thoreau, ne en i6i-j, l'ut par M. I*. Clément, t. I, p. -296.) Le mar-

agenf du clergé aux assemblées <le 1 655 et quia de L'Hôpital mourut en avril 170a, à

de 1660; saerë évoque de Dol le 30 octobre L'âge de soixante-deux ans, irM. de L'Hôpital,

1 60 1 , il mourut le 3i janvier 1 6 9 n . écrit Dangeau, le 3o avril 170:1 [Journal.

François, marquis de L'Hôpital, avait t. Vill. p. /io-a), mourut à Paris. 11 étoit

ZiOf) LETTRES

hnn i658. reschal de L'Hospital aux moyens d'accorder les parties. Si vous pouvez contribuer à cet accommodement, je vous prie de le faire et de prier aussy, de ma part, M. le mareschal de L'Hospital de le faciliter, de son costé, en tout ce qui dépendra de luy.

J'escris à M. l'evesque de Nevers et au s'Xolbert1 :au premier, pour le prier de me remettre ses interests, et au second, afin qu'il parle au Grand prieur de Cluny» pour faire cesser les poursuites, et je vous adresse mes lettres pour les leur faire tenir.

J'apprends que M. l'archevesque d'Arles2 est toujours à Paris à vouloir un arrest du Conseil pour obliger les consuls d'Arles à de certaines defferences envers son grand vicaire et taschant d'intéresser en cette affaire tous MM. les prélats qui sont à Paris. Il n'y aura point de mal que vous luy fassiez cognoistre que ce n'est pas le temps de faire ces sortes de sollicita tions, et qu'allant à son diocèse, il pourroit trouver plus facilement quelque voye d'accommoder les choses; ou, en tout cas, escrivant de ce pays-là ses raisons, elles seroyent plus fortes et mieux receues, et je m'employerois plus volontiers pour les faire valoir.

Comme je me remets simplement à vous pour ma depesche audict s1' abbé Thorau en particulier, je vous prie de luy communiquer ce billet.

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