À L'ABBÉ ONDEDEI
Mnrdik, 39 juin 1608.
(extrait.)
Après lui avoir parlé des intérêts du prince de Conti el de comptes pour l'armée d'Italie, Mazarin continue ainsi :
Je vous advoue qu'il n'y a rien de si plaisant que ce qui se passe à
1 Talon, commissaire des guerres au Quesnoy, était frère de Philippe Talon, intendant do l'armée, très souvent cité dans les Lettres de Maiariit.
1 En Poitou, la noblesse avait pris part aux mouvements. En Sologne, le soulèvement était tout rural ; des sabotiers s'étaient révoltés, refusant de payer la taille el faisant main basse sur ceux qui la levaient. Piloys
y fut envoyé avec quelques n'gimcnls. Un certain nombre des séditieux fut pendu , et un gentilhomme nommé Pomesson, qui favorisait leur révolte, eut la tète tranchée. (Voy. , dans les Mémoires delà Soc. archéol. de l'Orléanais (1880), le travail de M.Jarrv sur la Guerre des sabotiers de Sologne.)
' Ces mots sont écrits de la main de Mazarin.
Juin 1658. Rome auprez de ma maison, [pour les traitemens] qui se font à la reyne de Suéde, laquelle pourtant il faut prendre garde, quelque chose qui arrive, qu'elle ne retourne en France; mais il est estrange que le Pape la reçoive en triomphe quand elle est bien avec les Espagnols, et qu'il la traite si mal et avec tant de mespris, lorsqu'elle a l'amitié de cette couronne. J'attends la nouvelle, un de ces jours, que mon logis aura esté bruslé par ordre de Sa Sainteté; mais, en ce cas, mes amis me conseilleroient d'insister pour avoir la rescompense h
La meilleure nouvelle que vous me pouvez donner est de me mander que la guerison de M. de Castelnau soit seure ; car par toutes les lettres que je reçois, elle est fort douteuse, et M. Vallot2 n'en attend pas beaucoup. Je me veux pourtant flatter, et espérer tousjours ce que je souhaite avec la dernière passion.
Bibl. nat. , ms. f. fr., Mélanges de Colbert, t. 52, f° 4 la v°. —
Minute ou copie du temps.