août 1 658 à Turenne. investie
Août i658. raison d'appréhender qu'il n'y entre quelque petit secours; mais vous pouvez asseurer le Confident que tout ce qu'on peut faire du lict, je le fais, quoyque je recognoisse fort bien que les peines que je me donne ne contribuent pas trop à ma guerison. Le sieur de Villeserf (sic)1 entretiendra le Confident et vous du détail de toutes choses, si vous avez agréable de l'entendre.
On me vient de soigner, et je voudrois bien par là soulager ma douleur; mais que le Confident et vous [vous] vous portiez bien asseurement, je ne seray pas malade. Souvenez-vous des transes dans lesquelles nous avons été deux jours durant. Je m'asseure que vous en aurez bien entretenu le Confident, lequel sçait bien qui sont ses meilleurs amis. Je vous supplie, pour l'amour de moy, de vouloir l'entretenir avec la tendresse que vous estes accoustumée de faire, et regardez-moy tousjours, s'il vous plaist, comme le serviteur le plus soumis que vous ayez ***.