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Aff. étr., France, t. 878, pièce 107. — Copie du temps.
A M. DE LIONNE'
Brùhl, îa juillet 1 65t.
Quoyque, dans mes deux dernières depesches, je vous aye mandé
1 Chiffres non traduits; probablement le il ne cessait, dans ses lettres à la Reine, Coadjuteur et Châteauneuf, peut-être Lionne d'accuser Lionne. Il écrivait le 11 juillet: et Servien. «■ 68 (Lionne) s'entend avec 5-] (Cliavigny).
2 D'agir dans l'intérêt de mes amis. L h^ et 23 (Condé).» (Lettres de Mazarin
3 Cette lettre est une de celles où Maza- publiées par M. Ravenel, p. i85.) — Plus rin déguise le plus complètement sa pensée. loin (p. 188) : crll n'y a jamais eu une per- Ne comptant plus sur Lionne, qu'il accusait fidie comme celle que 68 (Lionne) fait à de trahison et voulant lui substituer Onde- votre ami (Mazarin). » Il est probable que dei qu'il envoie à Paris, il feint de renoncer la défiance de Mazarin contre Lionne vint entièrement à la vie politique et de vouloir de ce qu'on accusait ce dernier d'avoir rése confiner dans la retraite. A celte époque, vêlé les projets formés contre Condé et fait
DU CARDINAL M VZ.VRIN.
mes sentimens et à quel point j'estime nécessaire l'union de la maison JnMei i65i royale et toutes les diligences facilitées du costé de la Reyne pour cet elïecl, aeantmoins, ayant ouvert encore plus particulièrement mon cœur au sieur Ondedei, je vous prie de luy donner entière croyance à ce qui! vous dira, de ma part, sur ce sujet et sur ma pensée de m'esloigner d ic\ vers le lieu que vous m'avez escrit1, avec dessein d'aller encore plus loing, et il vous dira que ma [dus grande passion est de pouvoir contribuer à ladicle union avec le sacrifice de ma personne et de tous nies Interests, et croyez que cela vient du cœur, et[<|ue]2, ne pouvant servir présentement en rien, [ce] sera beaucoup de gloire pour niov de le faire par le moyen que je viens de dire. Il a ordre de voir la Reyne et de luy dire la mesme chose, luy ayant, pour cet eflect, donné une lettre de croyance3 pour Sa M1*. Il y a trois ou quatre mois que ledict sieur abbé me faict instance d'aller à Moine, et luy en ayant donné la permission, il prend le chemin de Paris pour adjuster l'interest de son abbaye ', et pour voir si, avec vostre assistance, il pourra mettre en bon estât l'affaire que vous sçavez et pour laquelle vous m'avez escrit que vous prétendiez travailler avec M. [Brisacier]5, avec espérance de la terminer bientost.
Je vous prie et tous mes amis «le ne vous mettre plus en peine de moy; car j'ay résolu la retraite, sans que rien m'en puisse destourner, et en lieu que les jalousies, les vacarmes et appréhensions cesseront. Annibal, voyant qu'il faisoit peine partout aux Romains, se résolut a la
avertir Chavigny, qui engagea le prince à soitir de Paris. Voy. La Barde (de rébus Gallicis, p. Qitt). Uelz le dil également I Mini.. t. III , p. 3/i3 , de l'édition des Grands écrivains de la France). C'est aussi l'avis de Monglat el de La Rochefoucauld.
1 Probablement Vieux - Brisach sur la rive droite du Rhin.
1 La copie porte qui ; mais le sens exige