A M. BLUET
[ Brulil], 1" août i65i
(extrait.)
Après lui avoir parlé du malheur arrivé à Ondedei1, Mazarin ajoute:
S'il a esté mis en liberté, ainsy qu'il m'escrivit, du 18 du passé, qu'il esperoit d'estre quatre jours aprez, j'ay sujet de croire qu'il sera à présent en vostre logis, puisque je lu y avois conseillé d'y aller descendre afin que son arrivée et sa demeure dans Paris fust plus secrète, et, si cela estoit, je seray en repos et pour sa personne et pour les affaires, puisque je luy avois fort bien expliqué toutes choses, et je luy ay escrit, aprez, ce que j'ay creu y devoir adjouster, adressant les pacquets à Mme d'Ampus2.
de Mazarin. Les papiers du Cardinal contiennent beaucoup de lettres de Bluet datées surtout de 1 652. C'est, du reste, un personnage assez peu connu. A en croire une note de la Bibliographie des Mazarbiadcs (t. I, p. 3o8), Bluet était, en 16/19, attaché au Coadjuteur. Colbert n'avait pas de confiance dans cet avocat. (Voy. 1. 1, p. 98, et surtout p. 1 1 5 , du recueil des Lettres de Colbert , par M. Pierre Clément.)
1 Bluet, si l'on en croit Betz {Mémoires,
t. III, p. 3/i8, de l'édition des Grands Ecrivains de la France) était ami intime d'Ondedei, qui , comme on l'a vu, avait été fait prisonnier.
2 Marie de Brancas, mariée à Henri de Castellane, marquis d'Ampus. Elle était fille de Georges de Brancas, duc de Villars.
baron d'Oise, et de Julienne-Hippoly le d'Estrées. Il est souvent question de la marquise d'Ampus dans les Mémoires de Ret: ; son nom y est écrit Empus ou Empuce.
DU CVHDINAL MAZARIN. 873
On pe sçauroit donner plus d'avantage à eaux qui souhaitent les Aoûi l65». affaires dans la confusion que de laisser traisner les choses, sans prendre aucune resolution, la Reyne avant une nécessité précise d'establir promptement, d'une façon ou d'autre, un bon Conseil avec quelqu'un ([ni tienne la première place, qui ne peut estre autre que celuy pour lequel j'av escrit1 et depesrhé L'abbé Ondedei.
M. de Mercœur, qui y a plus d'interest que personne , devroit agir fortement là-dessus. Je m'asseure <jue la Reyne fera beaucoup de cas de ce qu'il lu\ dira , et si Sa M1'' ne prend la résolution de faire cesser la confusion qui s'est introduite dans les affaires , un chacun en parlant ainsy qu'il entend, asseureinent tout ira sens dessus dessous, et M. le Prince n'aura pas grande peine à venir à bout de ce qifil voudra. Celle-cy servira pour M. de Mercœur, auquel je n'escris pas plus au long mes sentimens, dans la croyance que l'abbé Ondedei sera desja arrivé. Je le conjure de travailler sans cesse pour unir mes amys et les faire tous agir de concert par les mesmes voyes, afin que l'on parvienne plus aysement au but que l'on s'est proposé.
GXXIII.
Aff. étr., France, t. 268, f* 171; L. 29 du recueil des Lettres de Mazarin. —
Copie du temps.
AU COMTE DE BREENNE
| Brùhl], 1" août i65i .
(extrait.)
Après des protestations d'affection cl. de confiance, Mazarin se plaint des événements de Paris et delà disgrâce de Servien, Lionne et Le Tellier.
Je compatis2, par beaucoup de raisons, au malheur des personnes
11 s'agissait du marquis de Château- loin de compatir au malheur de Lionne, neuf, qui obtint, en effet, la première place Mazarin l'accusait de trahison; mais la cordans le conseil du Roi, à l'époque de la respondance du Cardinal avec Brienne est Majorité. remplie de réticences. Ce n'est pas là qu'il
On a vu plus haut. p. 333. que. bien faut chercher sa véritable pensée.
Août !or>i. qu'on a contrainct de se retirer, et j'y suis d'autant plus obligé que i'a\ servy de prétexte à M. le Prince de poursuivre leur esloigneinent, et quoyque j'aye sujet de croire que ce qui n'a pas reussy à MM. Servien et de Lionne pour adoucir en quelque façon l'amertume de ma condition, c'est un pur malheur, et non pas ce que diverses personnes ont tesmoigné de croire1. Je vous advoue pourtant que je suis fort touché de la retraicte de M. Le Tellier, et comme je sçay que la Reyne est satisfaicte de luy et qu'il est tres-passionné pour mes interests, je n'oublieray rien pour le servir en ce que je pourray; mais je suis tresayse de voir les marques que vous luy donnez de vostre amitié en faisant sa charge2, ainsy qu'il a plu à la Reyne vous l'ordonner.
En confirmation de ce que vous me mandez vous avoir esté escril par M. le bailly de Valencey 3, je reçois continuellement des nouvelles de tous costez que l'Empereur et tous ses ministres, mais particulièrement l'ambassadeur d'Espagne, qui est à Vienne, ont grande jalousie de ma demeure en ce lieu; que c'en est de mesme de l'Archiduc et des ministres que le roy d'Espagne a aux Pays-Bas; qu'ils sont persuadez plus que jamais que je mesnage quelque grand coup au préjudice de la maison d'Austriche et particulièrement celuy de faire tomber l'élection [de roy]4 des Romains en la personne du fils de M. de Bavière5, et qu'ils méditent les moyens pour m'obliger à aller séjourner ailleurs.
Mazarin insiste sur tes pe'rils de sa position à Brùhl , où il est entouré de troupes ennemies. On a de'couvert récemment un complot tramé contre lui. H ne sait dans quel asile il pourrait se retirer pour être à l'abri du danger.
1 Voy. ci-dessus, p. 373, note 2. l'héritier présomptif de la couronne inipé-
2 Le Tellier était secrétaire d'Etat, spé- riale, la correction m'a paru nécessaire, cialement chargé de la guerre. Pendant sa 5 L'électeur de Bavière était encore, au disgrâce, sa charge resta vacante et fut mois d'août 1 65 1 . Maximilien, qui mourut remplie temporairement, comme nous fap- en septembre de la même année, à l'âge de prend cette lettre, par le comte de Brienne. 78 ans. Son fds, Ferdinand-Marie, lui suc-
3 Voy. sur cet ambassadeur de France à céda. On verra, dans la suite de la corres- Bome, p. 85, note 2. pondance de Mazarin, qu'il s'efforça, après
4 La copie porte des roys; mais comme la mort de l'empereur Ferdinand III, en elle est très défectueuse et qu'on n'élisait 1657, de faire élire l'électeur de Bavière qu'un seul roi des Bomains, pour désigner empereur d'Allemagne.
DU CARDÏtfAI MAZARIN. 375
t i i — j. . .1 ■=• \'iiii it>.'ii
Ilibliotli. Maùriue, ms. 1719, (. V. folio i3A. — Copie tin temps.
V ONDEDEÏ
Brùhl, 8 août iC5i.
(BXTBAIt.)
\ptès avoir exprimé le regret de voir (jue la Heine reste à Paris, exposée à toutes les violences de ses ennemis, Mazarin continue ainsi :
La Rq'ina, al mio parère, per ben' assicurarsi dell' amicitia del tluca d'Orléans, deve prevalersi del credito clie hanno nel suo spirito madama di Clievreuse l, MM. le Coadjuteur et Chasteauneuf, et per questo efletlo tratlare bene tutti tre e dare loro continui testimonii délia sua confidenza; et ricordatevi che, essendo assolutamente necessario che li sudetli siano persuasi che io voglio essere sinceramente loro amico, bisogna essaminare e praticare tutlo quello che potrà maggiormente assicurarli di questa mia volonta, iniprimendo loro che io sono incapace di risovvenirmi del passato. Bisogna avvertire che il Coadjutore non possa essere cardinale'2, che io non sia ristabilito, non dico già negl' a (Ta ri, ma appresso la Regina, poiche altrimenti, qualcunque proinessa che si faccia in contrario, non deve sperarsi niente di buono per me. Mi assicuro che S. M1* si sarà ricordata di fare conoscere à M. di Chasteauneuf et al Coadjutore che devono riconoscere principalmente dalle mie instanze le gratie3, che la Mà S. gli compartisce, et la confidenza che vuol prendere in loro. Si deve sempre più insistere per la pronta esecutione del negotio di Brisach4, aflinche io possa al-
1 Ce nom est écrit quelquefois Ckevrosa = Le sens de cette phrase est que : Ghana Cfievreusa; il ne faut pas s'étonner du teauneuf et le Coadjuteur doivent reconnaître mélange de tonnes italiennes et françaises que c'est principalement sur les instances de dans les lettres de Mazarin. Mazarin y ne la Heine leur a accordé les grâces
1 On trouve ici nettement indiquée la qu'ils reçoivent, etc.
promesse du cardinalat pour le Coadjuteur, l On a vu ci-dessus, dans plusieurs lettres
avec la condition qu'y mettait Mazarin. ^p. 186. 26/», 268. etc.), que Mazarin \ ou-
rVoûi i65«. meiio ritirarmi cola, in caso clie qualche nuovo accidente impedisca o ritardi l'effetto délie cose clic sarano aggiustate. M. Bartet v' inlornicrà dello stato in clie si trova questo aft'are, e corne pare clie il buon esito dépende dalla sodisfattione di colui cIjc è al présente padrone délia piazza1, il quale dicliiara che ne sortira médian te la ricompensa di centomila lire, bisognerebbe, senza perdere un momento di tempo, prendere questa somma, o dar la sicurezza di essa, il clie si polrebbe fare rimettendo in mano di clii il detto commandante vorrà la mia croce di diamanti, che vale il doppio, à conditione che potrà venderla , se in termine di quattro mesi non si li contano le cento mila lire, et, se bisognasse che, per questo effetto, voi vi abboccaste con madama la inarescialla di Guebriant'2, voi lo potrete fare col consenso di S. M^ e con participatione délia principessa palatina et di M. Bartet, che sono informatissimi del negotio, et per fare prendere possessione délia piazza, la Regina, à mio parère, si potrebbe servire di M. le mareschal délia Ferté-Senneterre, che esseguirà fedelmente gl'ordini che si gli daranno, et godrà in estremo 3 di potermi servire in questo rincontro: ma sarà necessario che sappia che la volontà délie Loro MMla è che si conformi à qnanto io gli scriverô o li dirô di fare.
Ricordatevi ancora di quello vi hô tanto raccomandato , in caso che si facesse l'unione col duca d'Orléans, ciô è di farmi dare un ordine secreto di trattare la pace con Fuensaldagna, la conclusione délia quale non sarebbe, à mio parère, impossibile, se il principe di Condé fosse ridotto al suo dovere, o in stato di non poter fare maie. Tutte le lettere di questo ordinario portano il gran rumore, che si faceva per lo stabilimento di M. de La Vieuville5, e, corne se non dicevano tutte le particolarita, temo che il principe di Condé ne profitti declamando ncl
lait se ménager une retraite assurée dans 3 Aura une joie extrême fie pouvoir me
Brisach. servir en cette circonstance. Voy. sur le ma-
1 Mazarin veut parler de Cliarlevoix , qui péchai de La Ferlé, la table du tome IV. avait réussi à s'emparer de Brisach et à ' Voy. sur La Vieuville, ci-dessus, p. a 4o . en chasser le gouverneur Tilladet. note i . Mazarin demandait qu'il fût nommé
2 Renée du Bec-Crespin. Voy. 1. I. p. o3i, surintendant des linances en remplacement des Lettres de Mazarin. du président de Maisons.
DU CARDINAL M VZAIUN. 377
Parlamento ; è una strana cosa clie non vi sia nienle di secreto, e pure Août i6.r>i. sensa di esso malagevolemente si poirà mai fare cosa alcuna di buono. M. BarteJ mi scrive à lungo sopra di cio, et io gli rispondo rimettendonii à quelle vetlrà in questo cifra, che cominunicarete , coine tutte le altre, alla principessa palatina et à lui. Diversi mi accenuano clic l'allarme,che il Sopraintendente 'e suo figlio hannohavuto di questo cambiamento, è stato cagionato da una lettera di Bartet al cavalière délia Vieuville a, per la quale l'assicurava che il lunedi prossimo suo padre sarebbe stabilito nelle finanze, la <[uale lettera era stata poi confidentemente mostrata ad ail ri dal delto cavalière. Nessuno saprà meglio la verita del latto di AI. Bartet, col «piale e con la principessa palatina sarà bene cbe voi essaminiate se l'osse più à proposito, per rimediare à gl' inconvenienti che possono nascere dal rimovere presentemente il Sopraintendente, di soprasedere per sei settimaneo due mesi3, alTinche s' hnpedisca che il principe di Condé non si forlifichi nel Parlamento col partito di Longueil ', il quale è certo che non lascierù strada intentata per vcndicarsi; e non dovendo dubitarsi che non si gettino dalla parte del detto Principe tutti gl' inimici che il Coadjutore et M. di Chasteauneuf hanno nel Parlamento, polrebbe per aventura rendersili facile con tali assistenze di condurre a fine qualche disegno con notabile danno délie Loro MM,à. Il bene dello Stato, et il servitio del Rè richiedono assolutamente la remotione del Sopraintendente, et lo stabilimento délia Vieuville in suo luogo; ma si possono evitare pregiuditii considerabili con la dilatione di sei settimane, tanto più che all'hora
il Principe sarà separato5 Ma corne le cose variano à Parigi da un
giorno ail altro, mi rimetto à quello la Regina risolverà secondo che lo stato degl' afTari consiglierà. Nel rimanente, io non ho mai preteso che
1 Le marquis de Maisons, surintendant ' Pierre de Longueil , frère du surinten-
des finances. Voy. ci-dessus, p. 61, note 1. dant, (:lait conseiller au parlement de Paris.
! Le chevalier de La Vieuville e'tait fils Voy. ci-dessus, p. -206, note 3. du marquis, plus tard duc de La Vieuville. 5 La prévision de Mazarin se réalisa,
3 Le changement du surintendant des Gonde' quitta la Cour, avant la majorité du
finances n'eut lieu qu'en septembre 1 65 1 . Roi, pour se rendre en Guyenne et y com-
à la majorité du Roi. niencer la guerre civile.
MàZARIV — 1?. 68
iMpniMEnin nationale.
Août i G5i . M. deila Vieuvillc debba iarmi alcun' donativo per il suo stabiiimento nelle linanze, ma si bene che si adoprerà in esecutione degl' ordini clic ne riceverà dalla Regina, perche mi sia l'atta giustitia et riceva una pronta sodisl'attione sopra una parte di quelle- mi è dovuto, e troverà modo di coutenlare quelli che si sono impossessati de miei benelitii, et mi perseguitano per esser pagati délie somme, che con obligo ini<> hanno avanzato al Rè in occasioni urgentissime di suo servitio. 11 detto marchese assicurato dalla Regina del suo stabiiimento Ira sei settimane con promessa d'un impenetrabile secreto, cessera ogui rumore, et in cambio di mettere il partito di Longueil dalla parte del Principe, lo l'arà [mettere] per ogni verso contro di lui, sperando di poter cosi avanzarsi et suo l'ratello sempre più nella buoua gratia délia Regina.
GXXV.
AIT. étr. , France, t. 268, i'" 170; t. 29 du recueil des Lettres de Mazarin. —
Copie du temps.
A M. MILLET
[Briihl], S août ifài.
(extrait.)
Souvenez-vous, que, si l'on faict quelque chose pour M. le Premier Président, comme je n'en doute point', de dire à la Reyne qu'elle ayt la bonté de bien stipuler mes interests, pour lesquels ledict sieur Président et son fils2 sont desja entièrement engagez, et comme VI. le mareschal du Plessis s'est employé en cela, en ayant parlé plusieurs t'ois aux personnes susdictes, je le prie, de tout mon cœur, de veiller en sorte à l'allaire, pour ce qui me regarde, qu'on soit bien asseuré de l'assistance effective de M. le Premier Président.
Je vous prie aussy de luy dire qu'il ne doit rien oublier pour esta-
1 Mathieu Mole fut, en effet, nommé 2 Mole de Champlàtreux. (Voy. I. 1.
garde des sceaux à l'époque de la majorité p. 916-917, des Lettres de Mazarin.) du Roi (septembre i65i).
blir une bonne correspondance outre le Coadjuteur et moy, luy impôt* Août 1 65i niant bien dans l'esprit que je suis incapable de me souvenir du passé et que je le servira^ sincèrement à ladvenir, recevant des marques de son amitié, comme j'apprends positivement qu'il a promis de [m'en '] donner. Enfin dictes à tnondict sieur le mareschal que je me fie entièrement en luy; que je n'auray point de repos qu'il n'ayt satisfaction en ce qu'il souhaite de la Reyne2, et que je m'asseureque, non seulement [pour] ce que je luy demande, mais qu'en tout ce qu'il verra sur les lieux me pouvoir estre utile, il s\ emploiera de la bonne manière. Vous luy direz aussj que si, au lieu d'escrire, je puis parler, il recognoistra à quel point je l'estime, l'amitié que j'ay pour luy, et la part que je prends à toutes ses satisfactions et advantages.
Je suis en grande peine de ce que vous me mandez du desseing de M. le Prince à l'esgard de la Reyne3; car si Sa Mltf n'estoit bien accompagnée, l'affaire ne seroit pas fort difficile, et estant, un coup de partie pour M. le Prince, iln'auroit pas grand'peine à bazarder quelque chose pour en venir à bout. D'autre fois'1 on fit le mesme projet pour la Reyne Marie de [Medicis], et c'estoit feu M. le Prince5 et feu m. de Bouillon0 qui estoient les principaux autheurs. Au nom de Dieu, suppliez la Reyne. de ma part, de donner part en ses actions [à] son grand courage, mais [de] laisser agir la prudence et les considérations que Sa M* doit avoir pour l'Estat et pour le Roy7.
} ous remercierez, comme je fais de tout mon cœur, M. le mareschal d'Hocquincourt, et [vous le prierez] de me continuer la mesme marque qu'il me donne de son amitié, et vous luy direz qu'il peut compter
1 La copie porte me. 6 Henri de la Tour d'Auvergne était déveine place dans le conseil du Roi. \oy. nu duc de Bouillon et souverain de Sedan par ci-dessus, p. 3 1 3, note 4. son mariage avec Charlotte de la Marck,
; La suite prouve qu'il s'agissait d'un héritière de ce duché et de la principauté de
complot pour enlever la Reine. Sedan. Il mourut en 1623, à 67 ans.
' Dans le sens de : Autrefois. ' Màïarifl demande à la Reine de ne pas
' Henri II de Bourhon-Condé. père de laisser agir seulement son grand courage,
Louis II de Bourbon-Gondé. Voy. t. I. mais d';/ joindre la prudence. Ce conseil est
p. 919. des Lettres de Mazarin. plusieurs lois répété dans ses lettres.
Aoûi i65i. sur mon amitié, comme sur une chose qui ne luy manquera jamais. Quoyque je sois persuadé qu'il n'est pas nécessaire, je vous charge [recommande] de nouveau que qui que ce soit n'ayt cognoissance de ce que je vous escris, que la Reyne et M. le mareschal du Plessis.
An*', étr., France , t. a68 , f 1 80 ; t. 29 , du recueil des Lettres de Mazarin. — Copie du temps.
A M. FABERT
[Briihl], 8 août i65j.
(extrait.)
Vous avez veu ce qui est arrivé à M. de Ghavigny, voulant presser la Reyne, dans l'occasion de la retraite desdictes personnes l, de luy donner la dernière confiance, disant à Sa Mlé qu'il n'y avoit que cela pour luv ou la maison des champs; de quoy la Reyne, estant surprise, luy repartit deux ou trois fois : la maison des champs. M. de Ghavigny2 se retira assez confus, recognoissant qu'il avoit mal pris ses mesures. Je ne sçay ce qui est arrivé depuis, beaucoup de personnes se meslant de raccommoder la chose; mais s'il m'estoit permis de parler librement là-dessus, je dirois que tel discours n'estoit pas prudent dans un temps que M. le Prince ne se conduisoit pas bien à l'esgard de Leurs M1", aprez mesme le sacrifice desdictes personnes, et qu'il estoit assez public que M. de Chavigny avoit les derniers engagemens avec ledict sieur prince, et qu'il en faisoil profession, ayant refusé de donner des conseils à la Reyne sur ce sujet, comme Sa Mli luy a reproché. Plust à Dieu qu'il vous eust creu; car tout s'en porteroit mieux, et sans vanité il a eu grand tort de faire un si grand mespris des absens, qui avoient si bonne volonté pour luy, et si sincère, comme vous sçavez.
Je voys les affaires plus embarrassez, à Paris, qu'elles n'ont jamais
1 Retraite de Le Tellier,Servien et Lionne, ! La copie ajoutent après Chavigny;
dont il a été plusieurs fois question ci-dessus. mais ce mot est inutile.
esté, et j'en suis au désespoir, vous asseurant que la persécution et les loûi i65n persécuteurs n'ont servy qu'à faire redoubler la passion que j'ay pour la France et pour le repos, grandeur et satisfaction de Leurs M1". Ce que" je vous escris est comme à an de mes meilleurs amys et en qui je me confie le plus, sans prétendre qu'il passe plus outre1. C'est pourquoy je vous prie d'en user ainsy.
Bibliolh. Mazarine. ins. 1719,1. V. f* 257 et sniv. — Copie du temps. A ONDEDEI.
| Bruhl], 1 1 août iG.n .
(extbiit.)
Voi sapcle con che sicurezza sono persuaso délia buona volonla délia Regina, et che tutti gl' ostacoli, ch' Ella incontra à darmene segni corrispondenti alla sua grandezza e generosita, non servono che à far maggiormente apparire la sua fer mezza, et che il tempo, l'absenza e le persecutioni medesime non sonocapace di produrreàSua M^gl'eiïetti, che si vedono d ordinario in altre persone; onde non mi arriva punto nuovo (piello mi scrivete d'haver trovato in questa materia, et concorro con voi che tutte le mie speranze devono fondarsi nella buona volonta délia Mta Sua, et nella ferma risolutione di farmene risentire gl' elletti; ma è necessario di consigliarla in che modo et in quale congiuntura dovrà farlo. Vi prego di rendere continue gratie à S. Mli dell' honore che mi compartisse, et di ben' imprimer]] che la sola pena che mi trafigge è vedere quella ch' Ella soffre, la quale è maggiore di quante potessi mai havere, quando si unissero lutte insieme per afïliggermi. Nel rimanente, voi non poteste parlare meglio, ne più conforme al mio senso di quello che havete fatto.
Non occorre che vi affatichiate in persuadermi che le cose sono in stato pericolosissimo, che non devo fare capitale di tutti quelli, eue
' Le sens est, je crois, sans désirer que vous en fassiez part à d'autres.
Aoûi t'65i. moslrano di havere intentione di adoprarsi per i miei interessi et che in fine non devo lusingarmi nella credenza che li iniei afïari siano in hnon slato, poiche io vi giuro che lo fô molto rneno di quello facciate voi, e clie, non ostante le sicurezze del Coadjutore et le apparenze che, per suo mezzo,dava il duca d' Orléans [di] legarsislrettanientealla Regina, stô sempre tremando, vedendo S. Mlà et il Re in Parigi. iNessuna cosa potrà mai liberarmi da questa apprensione, che il vederne le MMtk Loro sortite. Piaccia à Dio, che questi timori siano mal fondati; ma in fine la condotta del Parlamento, le durezze che s' incontrano nello spirito del duca d'Orléans et la maniera di vivere del principe di Coude, che non abbandona l'impresa appresso il detto duca; che perde il rispetto con tanta impudenza aile Loro MMlà ; che gella prodigamente il danaro, clieama tanto, e si serve d'ogn'altro artifitio per guadagnare il popolo, dovrebbe dare assai da pensare et obligare la Regina ad applicarsi di buon hora à praticare i modi che ppssono assicurare la corona et l'autorita del Re, et à lei la parte che deve havervi. Quello che mi dà più fastidio è il vedere che il Principe, timorosissimo di sua natura délie risolutioni che possono venire dal Re, et molto più doppo la sua uscita di prigione, sia in Parigi1, passeggi2, non veda il Re. bravi3, et travàgli à sedare (?)4 il popolo, et pure è il medesimo che, pochi giorni sono, prese tanto leggiermente lo spavento5, et che se ne
1 Condé était revenu à Paris, le 23 juillet i65i, avait assisté plusieurs fois aux séances du Parlement et avait affecté de braver le Roi et la Reine. Voy. notre Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV, t. IV, p. 378 et suiv.
2 Qu'il s'y promène.
3 Tous les mémoires du temps parlent de l'insolence avec laquelle Condé, après son retour à Paris, affectait de se montrer en tous lieux et de passer même devant le Palais-Royal, où habitaient alors le Roi et la Reine-Régente , sans les visiter. Voy. notre Histoire de France , au passage cité . note 1 .
4 II y a sedare dans la copie; mais le sens demanderait sedurre. Condé cherchait à gagner le peuple.
4 Condé était sorti précipitamment de Paris pendant la nuit, et l'on citait plusieurs faits crui prouvaient combien il avait craint d'être arrêté. En se rendant à Saint-Maur, il aperçut de loin des paysans qui portaient leurs denrées au marché. Le prince s'imagina que c'étaient des cavaliers qui voulaient lui couper la retraite; il se jeta à travers champs, prit, pour les dérouter, le chemin de Meudon, et de là gagna son château de Saint-Maur.
fiiggi precipitosamenle di noite; onde puol inferirsi da questo ch'egli mi ■ « . r» , sia ben certo di mou carrera alcuii tùschio in Parigi, et clic habbia qualche sicurez/a dàl dura d'Orléans; il che temo lanto più che il
Goadjulore et gl' allri non lianno sin'hora poluto indurlo à lare le cose che S. A. medesimà, per suo intéresse, dovrehbe sollecitare.
E stato an grand1 errore di maltrattare Ghavigny et di non farlo ritirare ail ana délie suc case cl i campagna* poiche non vi è nessuno
che habhia più mala \oloiita di lui; che sià capace di tiare più peruitiosi consigli al Principe., di accressere il numéro de suoi servitori. di tenere uniti quelli che sono già diehiarali per lui, di consenarli uù partito appresso il duca d'Orléans, et farlo continuamente operaré m avvantaggio del detto Principe appresso S. A II., mediante le inslrultioni che lui darà; che hà perfetta conoscenza dcll' h u more délia detta Altezza e délia maniera che si deve tenere per impegnarla à quello che si vuole, et, se tuttavia si tralticne in Parigi, è assolulametilc neirio che S. Mu' lo faccia ritirare.
Mazariu revient encore sur la nécessité pour la Reine de sortir de Paris, et répète ce qu'il a dit dans des lettres antérieures, il ajoute :
Gl' eserciti sono intieranicnle per le MM* Loro, et senza dubbio s'ingrosserebbero di moite persone per servirle. Li governatori délie piazze più important non mancheranno di fcdelta,e faranno ôgni sforze per contrihuire, quanlo potrà da loro dependere, per servitio del Ro. Quali persone le più conspicue, che non ardiscono di dichiararsi in Parigi per timoré del Principe, o del duca d'Orléans in dubbio di quello possa succedere, vedendo la debolezza con la quale sono stali condotti gl' interessi del Re, si renderanno appresso le MMl!l Loro. et applaudiranno ad una si bella risolutione, con la quale si addita1 à ciascheduno quello debba fare, et io scommelerei2 ogni gran cosa die. in questo caso, il parlito del duca d'Orléans e quello del Principe travagliarebbero à gara per accomodarsi col He. In line, io non so feomé
1 Soit indiqué, montré au iloigt à chacun ce qu'il doit faire. — J Je parierais.
Aoûi iflôi. possa nietlersi in dubbio questa risolutione, se vie apparenza di temere che le Loro MMtà dimorando in |Parigi possono essere costrette aile cosc di già accennate di sopra, o ad una parte di esse, et se è vero quelle- mi accennate dell' ultimo arresto dato dal Parlamento contro di voi, del duca di Mercurio e délie persone, che sono venu te qui1, et per sollecitare la dicliiaratione contro di me, sono cattivi inditii e mostrano bene che, o il Principe et il duca d'Orléans se là intendono, o che il Principe hà più autorita di nessuno, nel quai caso S. Alt" R. unita alla Regina dovrebbe essere la prima à desiderare la sortita di Parigi et l'esecutione di quanto hô accennato di sopra.
Havete fatto benissimo à consigliar la Regina di prendere la parola di M. di Chasteauneuf et del Coadjutore in riguardo del duca di Buglione et del fratello2, e di volergli ben trattare et mostrare di havere intiera confidenza in loro, domandandogli qualche volte consiglio, et vi prego di ricordarlo sovente alla MtàSua, essendo importantissimo di conservarsi l' afîetto di queste due persone in modo da poterne disporre; ma temo che non habbino lasciato una coda del Principe3 à fine di gettarsi dalla sua parte , in caso che vedino caminare le cose favorevolmente per lui.
Mazarin se plaint ensuite de Lionne, de Chavigny et de la duchesse d'Aiguillon. Il rappelle les services qu'il a rendus à cette nièce du cardinal de Richelieu.
La Regina sa corne l'hô servita, et se madama d'Aiguillon et li suoi nepoti possederebbero le piazze, le cariche, et le richezze che hanno. se S. Mtà non havesse, in gratia mia, rigettate tutte le prepositioni et instanze, che le sono statte fatte da persone grate et accettissime alla
1 Le parlement de Paris avait rendu un 2 Pour ce qui concerne le duc de Bouil-
arrêt pour faire comparaître devant lui Bra- Ion et le maréchal de Turenne, son frère, chet, Bartet, le duc de Mercœur,Ondedei, 3 Mazarin craint que le duc de Bouillon
et en général ceux qui avaient été à Brùhl et Turenne n'aient gardé quelques relations
et avaient entretenu des relations avec Maza- avec Condé pour pouvoir se jeter dans son
rin (Méin. de Mme de Motteville, t. III, parti, dans le cas où ils verraient les affaires
p. 390 et suiv., édit. Charpentier). tourner en sa faveur.
DU <: ORDINAL M \ZARIN. 385
ll^Sua, diprofittare almenodi parte délie sudette crise*. \dogni modo, .w.i i65i. perche adesso credo di trovar caeglio il suo conto col Sopraiotendente, Ghavigni et altri niiei nemici, dimcnlica i benelilii ricevuti, et sotfo pretesto de! bon publico. pratica tutti i modi per nuocermi, e benche faccia la nomica de! Principe, S. M1,1 si assicuri cbe nessuno travailla più di lei per unirlo col duea d'Orléans et inipedire clie questo non adherisca allô gaverno, per se stessa e per via de! padre [Leone]2; io su ehe, tla <|iiella parte, si danno continui terrori à S. A. R. délia sua perdita infallibile, montre io ritorni, essendo questa l'arme3 con cbe si combatte avvantaggiosainenl.e. Lei ' è quella cbe unisce i devoti, cbe banno accesso appressola Regina, et gT instruisce, con i dogmi d' una nuova tbeologia. in cbe modo debbonno parlare à S. Mlà per far conoscere cbe è tenuta in conscienza di abbandonarmi; il cbe io vi dico, non perche io tema di tali spropositi et inventioni cbe possino fare alcuna forza nello spirito délia Mta Sua. ma à fine cbe Essa Maesta sia informata del procedere et de i disegni délia delta dama, la quale est potens opère et sennonc 5.
Sarà boue, à mio parère, cbe madama di Chcvreuse, il Coadjutore et Cbasteauneuf sapessero cbe ladetta dama è sola cagione che incontrano difficolta nel portare lo spirito di S.A. R. dove vogliono; ma per (]uello mi riguarda, bisognà dissimulare, e cbe la Regina gli mostriin eonlidenza che vuole cbe io mi ritiri in Italia, quando io sia assicurato
1 Après la mort de Louis Mil. le parti on triomphe facilement du duc d'Orléans, hostile au cardinal de Richelieu et à sa fa- 4 C'est la duchesse d'Aiguillon qui unit mille avait éclate' avec violence. Mazarin les dévots, etc.
n'ln;sita pas à protéger la mémoire et la fa- 5 On peut comparer un mémoire de
mille de Richelieu, i Voy. t. I, p. 18G, des Mazarin à la Reine, où le Cardinal caraclé-
Lettres de Mazarin.) rise M"" d'Aiguillon (Lettres de Mazarin pu-
2 11 y a dans le texte Lione, mais c'est hliées par M. Ravenel, p. 71). Sans ajouter une altération pour Leone. Le père Léon, foi à toutes les accusations de Mazarin contre carme mitigé, joua un rôle que font con- la duchesse d'Aiguillon, il est impossible de naître les mémoires de M"e de Montpensier. ne pas se tenir en garde contre les ouvrages 11 dirigeait M"" de Saujan, qui avait une qui, de nos jours, ont pour but de célébrer grande influence sur Gaston d'Orléans. les vertus et presque la sainteté de cette
C'est l'arme (la peur), avec laquelle nièce de Richelieu.
U.1ZABI.1. — IV.
IVPni'JIiui
Août 1651. del modo di potervi sussistere. . . Et voi sapendolo insieme con la principessa palatina etBartet, si potrà far la guerra all'occhio1, et eludere l'arte con 1' arte, per impedire à questa buona dama di fare del maie, nel che apparisce bene essere assai artifitiosa la veneratione che affetta tanto d' havere per la memoria del cardinale di Richelieu, mentre pone ogni studio in contribuire, con tanto livore, alla perdita délia persona , che è stata la più amata e stimata dal detto cardinale. Havro caro che, in tutte le occasioni, assicuriate madama di Beauvais2 dell' afîelto mio in ogni miglior modo. 11 principal motivo, ch' ebbi in proporre il malrimonio3, fù, corne voi sapete sul fondamento che M. di Chasteauneuf fosse la pérsona più considerata dal duca d'Orléans, onde la Regina, sapendo il contrario, con molta ragione vi hà mostrato non essere à proposito, et io mi confermo intieramente al parère di S. M^ . Mi dispiace d'essere costretto à tirare una consequenza da quello mi scrivete, di vostro pugno, che il Goadjutore non habbia più potere del sudetto appresso S. A. R. Madama d'Aiguillon l' hà detto e sostenuto à Rossereaux4, et assicuratevi, che le difficolta che incontrà (essendo certissimo che, in tutto quello si tratta contro il Principe, il Coadjutore camina sinceramente), non lasciano dubitare che il Principe disponga più d' ogn'altro dello spirito di S. A. R.; et se questo è, corne n' è grand' apparenza, lascio pensare à che segno si accreschino le miei limori et inquietudini, vedendo il Re et la Regina in Parigi, et è grande disgratia délie MM6 Loro che tutti IL più affidati servitori non si unischino per forzarle à sortirne, senza perdervi un momento di tempo , poiche repplico quello hô gia detto moite vol te, che tutti gl' inconvenienti, che possono nascere da questa risolutione , sono bagatelle rispetto à quelli, che succederanno non
1 Cette locution -.faire la guerre à l'œil, quelles le Cardinal croyait que Gaston d'Orest souvent employée , dans les lettres Iran- léans portait un grand intérêt , peut-être de çaises de Mazarin , avec le sens de veiller M"' de Chevreuse.
attentivement. „ ' On a déjà vu que Roussereau était un
2 Voy. ci-dessus, p. i38, note 2. secrétaire de Mazarin, qui l'avait envoyé à
3 De quel mariage Mazarin veut-il parler? Paris pour être mieux instruit des événe- On voit qu'U s'agissait de personnes aux- ments.
prendendola, poiche lo Stato, il Re, l'autorita e la persona délia He- Août 1 65 1. gina sono perdute. lo dico 1 istessa cosa molle volte, perche è troppo importante per non repeterla ad ogni momento.
Per questo principahnente vi ho spedito la Gardoniera1, et scritto tulli gP ordinarii alla Regina istessa, e le ragioni sono sempre più forli. Non dubito che, per distornare S. M1", molti li diranno che S. A. H. et il Principe se renderanno padroni di Parigi, il Resortendone; maqnando cio fosse, che non è cosi facile corne si presupponc, che importarebbc havuto riguardo alla perdita di tulto? Io credo che diverrô pazzo sopra questo punto2, parendomi essere ad hora in procinto dintendere che la Regina sia separata dal Re, e che le principi siano padroni; e se questo fosse, vi giuro che non saprei conie vivere un giorno, e sarebbe una debole consolalione per nie baver predetto il maie et predicato tanto il modo cosi facile di evitarlo.
Il Principe haveva commessi grandissimi errori, che davano campo di prendere ogni avvantaggio sopra di lui, et se gli è dato il modo di emendarli tutti, et inigliorare la sua conditione appresso il popolo, et autorisarsi ne! Parlamento, dove porta di continuo grandi memorie d' avvisi, et per parte di S. Mtà non si dice mente di corrieri, che spedisce frequentemente à Brusselles3; délia guarnigionespagnuola, che è tuttavia à Stenay, rinforzatada poco iuqua, e délia condotta, che tiene in Parigi; trattene il popolo e lo incita con libelli continui, io ragguaglià à suo modo di quello che passa, per conciliarsilo et alienarlo dalla Regina, et non vi è alcuno che per pieta scrivà la verita, accio gl' artifitii del Principe non facciano elfetto; in fine si érige in padrone dalla presenza délie Loro MMlà, et non se gli fà alcuna oppositione et io mi struggô tanto più vedendo tulto questo, quantoche è infaillibile che le cose anderanno sempre di maie in peggio, e che il remedio era
1 Balthazar de la Cardonnière fut nommé J Le sens est : Je crois que je deviendrai
maréchal de camp en 1662 et lieutenant fou sur ce point.
général en 1676: il mourut en 1679. (\ov. ' Mozarin a parlé ci-dessus, p. 252, de
la Chronologie militaire de Piuard, t. IV, la mission de Sillery, envoyé à Bruxelles par p. 271.) Condé pour traiter avec les Espagnols.
Aom! i65i. cosi facile, et lo è ancora, se la lïegina puol sortire di Parigi, o farvi qualche gran colpo di autorita.
AfF. étr., France, t. q68, f" 181 v°; t. 29 du recueil des Lettres de Mazarin. —
Copie du temps.